Les Vendredis du Vin #10
Aujourd’hui, dernier vendredi du mois de janvier 2008, a lieu le Vendredi du Vin n°10, qui enregistre ce faisant notre première participation.
Que sont les vendredis du vin?
Pour ceux qui ne le savent pas (encore), il s’agit d’un événement à mi-chemin entre la réalité et le monde virtuel, où les bloggueurs du vin sont conviés à déguster un vin (de leur choix, dans le cadre d’un thème choisi par un autre bloggueur, à tour de rôle), et à poster un compte-rendu de cette dégustation sur leur blog, le dernier vendredi du mois.
Ce mois-ci, c’est Iris Rutz-Rudel, auteur du blog “Lisson – infos autour de la vigne et du vin – et d’autres choses” qui propose le thème des étiquettes. Ce qui compte, dans le vin que nous dégustons, c’est l’étiquette, l’exception. Que la bouteille trône magistralement dans notre cave en attendant cette occasion si spéciale, que ce soit une bouteille mythique, ou juste une bouteille choisie dans un rayon en fonction de son étiquette attrayante ou intriguante (ou les deux), peu importe. Ce qui compte, c’est que nous la buvions en fonction de son étiquette.
“L’important, c’est qu’elle vous a fait sortir du droit chemin de vos habitudes.” D’accord, Iris, avec plaisir, et maintenant voyons voir ce que notre équipe a décidé de déboucher pour cette première (“de l’année”, pour les autres, mais “tout court”, pour nous).
Un rosé entre far-west et moyen-âge
Le premier vin sélectionné est un rosé, dont l’étiquette est pour le moins “fournie”. Pêle-mêle, un arbre sur le fond (si on regarde plus attentivement, on s’aperçoit que c’est un cep géant), des bords dans le style parchemin brûlé, une police “cow-boys” et une autre police plus “moyen-âge”, ce sur quoi on rajoute un blason, ainsi que toutes les mentions nécessaires, de l’appellation à la contenance, en passant par le degré d’alcool, le domaine, et les indications sur la mise en bouteille.
Mais on ne va pas s’arrêter là. L’étiquette est la plus “originale” du rayon, sûrement la plus kitsch en tout cas, mais qu’importe. Enthousiastes, nous la débouchons, et nous nous servons.

A l’oeil, le vin a une jolie teinte de corail, très brillante, pas désagréable du tout. Le nez est ouvert, on y trouve de la brioche, des fruits rouges bien mûrs. En bouche, malgré une pointe d’acidité (voire une certaine amertume), il est léger, frais. Un petit rosé de soif. Au beau milieu de l’hiver, ça contraste avec la température extérieure, on n’est pas habitués à boire du rosé en cette saison, mais il s’agissait de bouleverser nos habitudes, non ?
Bilan : Pour le prix (un peu moins de 3€), c’est déjà un vin qui tient la route, pas désagréable, mais sans plus, et qui saura étancher notre soif quand l’été sera revenu.
Juju et le Jaja de Jau
Ca, pour une étiquette, c’est une étiquette ! Et pas n’importe laquelle, car elle est signée Ben, le fameux artiste français d’origine suisse. Puis elle est noire. Comme toute la bouteille, d’ailleurs. C’est pas du Cahors, pourtant, que je sache ? Ben non, c’est un Vin de Pays d’Oc, mis en bouteille par les Vignobles Jean & Bernard Dauré, à Cases de Pène (dans les Pyrénées Orientales), assemblage de Syrah et de Grenache.

Première interrogation : quel est ce nom étrange ? La (contre-)étiquette nous le dit : “Le Jaja c’est le mot d’argot pour le vin de tous les jours, le vin plaisir, le vin de soif. Jau c’est un des plus beaux et prestigieux domaines méditerranéens. Ben est un artiste depuis longtemps associé à la fondation d’art contemporain du Château de Jau.” Voilà qui répond à notre question.
Passons à la dégustation, maintenant. Premier constat : on a surtout payé l’étiquette. On voulait de l’étiquette ? On en a eu. Après, pour le vin, on a été un peu déçus du résultat. Robe très jolie, sur des teintes de framboise et de mûre ; au nez, du boisé, assez expressivement ; en bouche, un manque flagrant d’équilibre, de structure, les tanins sont présents, mais l’acidité tire vers l’amertume.
Bilan : L’habit ne fait pas le moine…
Alors, cette première ?
On ne sait pas qui a eu l’idée des vendredis du vin mais nous, on adore. Le thème laisse suffisamment de liberté, tout en nous guidant juste ce qu’il faut, il est original, sympathique. Ce fut l’occasion pour nous de sortir de nos petites habitudes, de nous laisser aller à goûter d’autres vins, plus originaux, des vins que l’on n’aurait peut-être jamais achetés sans cela.
Merci Iris, et merci les Vendredis du Vin !
Tags: degustation, estabel, findawine.com, jaja de jau, rose, rouge, vendredis du vin, vin



26 January 2008 à 10:48 am
Le Jaja de Jau j’aime bien, dans le même esprit y a l’excellente cuvée d’Elian Da Ros : Le Vin est une Fête.
27 January 2008 à 6:02 pm
Bienvenu au Vendredis et bien joué pour une première participation. Match nul pour les deux étiquettes. Celle du Jaja, qui existe depuis quelques années sur le marché, était d’ailleurs une de premières à jouer la carte du marketing branché:-))