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Archive pour March 2008

Survivre à un Salon du Vin

Friday 28 March 2008

Ce week-end, l’équipe de findawine.com est sur le Salon des Vignerons Indépendants, et vous propose, à cette occasion, un petit guide de survie pour les foires au vin, salons du vin et autres événements autour du vin où le principe est de renflouer sa cave tout en dégustant et notant le plus possible de vins et en rencontrant des dizaines de vignerons.

Car un Salon des Vins, ça se prépare à l’avance. Il ne s’agit pas d’arriver les mains vides, l’estomac encore moins. Voici donc une série de conseils pour que cette (ces) journée (s) se passe (nt) au mieux.

1. Vous ne pourrez pas voir tout-le-monde. Faites-vous à cette idée, et repérez les vignerons que vous voulez allez voir en particulier. Pour cela, guides, amis, cavistes, bloggeurs, forums sur le vin, sont une aide précieuse, et des mines de bons conseils. Repérez ensuite ces vignerons sur le plan du salon, et faites-vous un plan de visite.

2. Prenez un repas consistent avant d’aller sur le salon. C’est le moyen le plus sûr de rester sobre, de pouvoir profiter pleinement de vos dégustations. Prévoyez aussi un en-cas, si vous comptez rester longtemps. Emportez enfin des bouteilles d’eau, car l’alcool déshydrate de manière importante.

3. Sur le plan vestimentaire, pensez que vous allez marcher, rester debout, et piétiner, pendant plusieurs heures. Autant dire que les chaussures et vêtements doivent être confortables.

4. Toujours pour les vêtements, choisissez-les de préférence de couleur sombre. En effet, figurez-vous un hall plein de gens en train de déguster des dizaines et des dizaines de vins. La forte affluence est en général source de turbulences, et je n’ai pas besoin de vous dire que le vin, ça tâche.

5. Arrivez tôt. La grande majorité des gens arrive à partir de la fin de matinée, ou début de l’après-midi. Vous aurez plus de chances si vous arrivez dès l’ouverture, vous pourrez ainsi rencontrer plus de vignerons, qui, en outre, ne seront pas encore fatigués par tous les visiteurs qui seront venus les voir au long de la journée.

6. Faites des pauses régulières, buvez de l’eau, grignotez rapidement, faites un petit bilan avec les personnes qui vous ont accompagné. Profitez-en pour vous hydrater.

7. De temps en temps, rincez votre verre car, quoi que l’on en dise, au bout de quelques vins, les arômes commencent à se mélanger, et peuvent influencer la perception que vous aurez des vins suivants.

8. En ce qui concerne votre programme, gardez les vins les plus puissants pour la fin (en particulier les vins doux), car ils peuvent noyer vos papilles et submerger votre nez, de sorte que si vous passez à un vin plus léger juste après, vous aurez du mal à l’apprécier à sa juste valeur. Pour les vins pétillants, les avis sont partagés, entre l’ordre “classique” des repas (pétillants en premier), ou alors au milieu de votre programme, pour aérer et reposer un peu vos papilles grâce à leur légèreté.

9. Prenez des notes, mais assez peu. Rien ne sert de faire une note de dégustation détaillée, le principal est de donner quelques impressions, plus une note globale, pour que vous puissiez vous le remémorer une fois chez vous, à tête reposée. Prenez-les de préférence sur un carnet à part, et non directement sur les flyers des vignerons, que vous glisserez dans un sac au fur et à mesure (vous ferez le tri chez vous).

10. Question achats, commencez par faire un tour, si un vin vous plaît vraiment demandez au vigneron de vous le mettre de côté, mais ne passez pas la journée avec 3 cartons sur un petit diable que vous tirez derrière vous. Demandez toujours si vous pouvez passer commande par correspondance, ou sur Internet, et vous faire livrer les vins. Si vraiment vous voulez ces vins tout-de-suite, emportez un petit diable (sur le Salon des Vignerons Indépendants, vous pouvez en acheter à l’entrée), mais faites garder vos caisses par les vignerons, tout en gardant en tête le nombre de bouteilles que vous avez déjà à récupérer, et passez les récupérer avant de partir.

11. La règle d’or, mais je suppose que vous la connaissez déjà : RECRACHEZ. Idéalement, ayez un petit récipient qui vous sert de crachoir personnel, beaucoup plus pratique, plus stylé, et pas tellement encombrant. Dans le même style, un petit collier en cordon pour tenir votre verre autour de votre cou pendant que vous prenez des notes sera utile (il n’est pas rare d’être pris de terribles doutes devant un stand, ne sachant plus quel verre est le nôtre).

A cheval dans les vignes

Thursday 27 March 2008

Quand il s’agit de faire du bon vin, les nouvelles méthodes ne sont pas toujours les meilleures, et certains propriétaires choisissent donc d’en revenir aux méthodes traditionnelles, pour ne pas dire ancestrales, non par refus de la technologie, par souci de bio, d’équitable, ou que sais-je, mais simplement parce qu’ils les considèrent meilleures pour le travail de leur vigne et de leurs raisins.

Labour à cheval

Ainsi le Clos des Papes, le domaine de Beaurenard, ou le domaine de la Romanée-Conti ont fait le choix, avec d’autres domaines, de labourer certaines parcelles de leurs vignobles avec la participation de chevaux de trait.

Les avantages du labour à cheval

Première chose, les chevaux, malgré leur poids (autour d’une tonne, même si en général ils feront plutôt quelques 700 ou 800 kilos), n’écrasent pas la terre lors de leur passage. Ils la foulent simplement, de sorte qu’elle reste meuble pour le passage de la charrue, mais les tracteurs sont souvent à l’origine d’un certain tassage des sols. Ensuite, leur passage ne fait pas vibrer le sol, ce qui est le cas avec les engins mécaniques. Lire le reste de cet article »

Don’t drink, baby !

Tuesday 25 March 2008

Nous avons en France le joli logo qui rappelle gentiment à la gent féminine que l’alcool est déconseillé pendant la grossesse. Nous ne sommes pas les seuls, même si ce n’est pas une très grande source de consolation.

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Il y a bien sûr les États-Unis, champions du genre, avec des logos, des informations nutritionnelles diverses et variées, et ainsi de suite. Au grand dam des vignerons français qui exportent leur chère production outre-Atlantique. C’est dans de tels moment que l’on rend grâce aux contre-étiquettes, qui permettent aux vignerons de garder une étiquette qui soit agréable à voir et à lire.

Il y a maintenant la Nouvelle-Zélande et l’Australie, qui se joignent à ce merveilleux mouvement. Il sera désormais obligatoire d’indiquer sur les bouteilles que consommer de l’alcool, quand on est enceinte, est un comportement “à risques” pour le fœtus. Au cas où on aurait oublié. Mais leur logo est bien plus sympathique et bien moins équivoque que le logo Français.

La Suède, en revanche, semble tirer son épingle du jeu. En effet, les autorités nationales sont revenues récemment sur une directive qui déconseillait l’alcool aux femmes qui allaitent, en disant qu’un ou deux verres de vin, de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Mais la question suivante se pose : n’est-il pas dangereux de communiquer sur la possibilité de boire de l’alcool sans danger pour le nourrisson ? La limite n’étant pas très claire entre ce qui est risqué et ce qui ne l’est pas, ne vaut-il pas mieux faire l’apologie de l’abstinence, la transgression restant non-dangereuse ?

En tout cas, ce qu’on peut se dire, au vu de toutes ces initiatives, c’est que, si elles sont si nombreuses, c’est peut-être parce qu’elles sont nécessaires, et qu’elles ont un réel effet ? C’est-à-dire : il est possible que les gens n’aient effectivement pas conscience du danger de l’alcool pour un fœtus ou un nourrisson. Dans ce cas-là, c’est dès l’école qu’il aurait fallu s’y prendre, lors de l’éducation des jeunes femmes, mais mieux vaut tard que jamais… Et mieux vaut le dire sur chaque bouteille que risquer qu’on passe à côté de ce joli petit message sanitaire.

Soutenir le vin sur Internet: premières retombées

Friday 21 March 2008

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Genèse

Au moment du lancement de l’initiative “soutenir le vin sur Internet” nous avions contacté la totalité des députés et sénateurs élus dans les régions viticoles. Notre but était d’alerter les responsables politiques à propos des possibles conséquences de la décision Heineken sur la visibilité de la filière viti-vinicole sur Internet. Plusieurs élus ont signé la pétition et/ou nous ont contacté afin d’évoquer la situation. Parmi eux on trouve notamment le sénateur Roland Courteau et les députés Jean-Michel Ferrand, Philippe-Armand Martin, William Dumas, Martine Lignières-Cassou et Thierry Mariani.

Au total l’initiave a recueilli aujourd’hui plus de 3200 signatures.

Un mois plus tard quel est le bilan?

Ainsi que nous l’avions évoqué la semaine dernière une proposition de loi visant à moderniser la loi Evin a déjà été déposée par le sénateur Courteau. Du côté des députés, deux élus nous ont annoncé être intervenus par la procédure des questions écrites.

Nous reproduisons ci-dessus le courrier qui nous a été adressé par William Dumas pour nous informer du dépôt de sa question écrite relative à “la mise à jour nécessaire de la loi Evin pour qu’elle prenne en compte Internet dans sa liste limitative de médias“. Cette question écrite vise Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports.

Madame Martine Lignières-Cassou nous a également fait parvenir par email le texte de sa question écrite. Cette question est adressée “à l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la pêche Lire le reste de cet article »

Quand les Japonais parlent de vin : Les Gouttes de Dieu

Thursday 20 March 2008

Salon du Livre aidant, nous avons pu nous procurer un exemplaire de ce fameux manga sur les vins, premier épisode d’une série de 15 volumes déjà sortis au Japon, et qui y ont rencontré un grand succès. Ce manga (sorte de bande dessinée japonaise, de format poche, généralement en noir et blanc, et qui a pour particularité de se lire de droite à gauche) s’intitule “Les Gouttes de Dieu”, est écrit par Tadashi AGI, illustré par Shu OKIMOTO et préfacé par Michel Dovaz.

Les gouttes de Dieu, le nouveau manga sur le vin

Comme la préface le mentionne, c’est un genre nouveau, le “mangavino”, qui allie la narration et le type d’histoires racontées généralement dans les mangas et le monde du vin, avec sa littérature si particulière, si traditionnelle. C’est en avant-première que nous vous le présentons, car cet ouvrage ne sortira que le 2 avril (bien qu’il ait été en vente au Salon du Livre le week-end dernier, sur le stand de son éditeur : Glénat).

Un format pour le moins inhabituel

Les Japonais s’étaient mis au vin, à en boire, en déguster, en produire. Il ne leur manquait plus qu’une chose : écrire sur le vin, et c’est maintenant chose faite. Mais ils ont fait les choses “à leur manière”, sous forme d’un manga. Si la forme physique de cet ouvrage surprend (ce n’est pas tous les jours qu’on parle de vin dans une BD qui se lit à l’envers), c’est surtout la forme que prend la narration qui est intéressante. En effet, le scénariste Tadashi Agi a choisi de respecter le style des mangas, où le vin, le monde du vin, sont liés au scénario, à l’intrigue, servent de cadre à l’histoire qui est racontée.

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