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Le changement climatique : vous paierez pour vos péchés

Une conséquence certaine du changement climatique, quels que soient les scénarios envisageables d’un point de vue strictement géoclimatique, est que, à terme, cela va coûter. L’évolution de la planète, peu importe sa cause, et ses effets concrets, n’est pas financièrement indolore, loin de là. Mais, plus nous attendrons, plus cela coûtera cher.

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Premièrement, si on considère les effets mentionnés dans les articles précédents (changement au niveau des cépages, et déplacement des régions viticoles vers les pôles, mais surtout phénomènes liés aux émissions de CO2), on peut s’attendre à des investissements, qui seront à faire tôt ou tard.

Ces investissements concernent l’achat de nouveaux terrains, éventuellement, l’arrachage de plants et le fait de planter de nouveaux cépages, et des mesures visant à lutter contre l’émission de CO2, contre le gaspillage de l’eau, de l’électricité. Panneaux solaires, systèmes de recyclage des eaux usées… Certains domaines sont déjà en train de s’y mettre, et nous reviendront plus tard sur leurs initiatives.

A plus court terme, le poste de dépenses qui va le plus impacter le budget des agents de la filière du vin, c’est sûrement le coût de l’énergie, et notamment le coût des transports. Les ressources pétrolières s’amenuisent, c’est un fait. Logiquement, le prix du transport va augmenter. Logiquement, le prix de la bouteille aussi (il faut bien que chacun fasse sa marge).

Qu’il s’agisse donc du coût du transport, ou des investissements, c’est un mal nécessaire fait au portefeuille de toutes les personnes impliquées dans la filière du vin, depuis le vigneron, propriétaire des terres, jusqu’à l’acheteur final, en passant par le négociant et le distributeur.

Pour mémoire, une des grandes mesures du protocole de Kyoto est un “permis d’émissions” : chaque pays a droit à un certain quota d’émissions de CO2. S’il doit émettre plus que ce quota, il doit acheter (à un autre pays) le permis d’émettre ce surplus. Il s’agit d’une mesure pour éviter que l’on ne pollue trop, pour que la situation dans un siècle ne soit pas pire que ce que l’on peut prévoir aujourd’hui, pour que l’on reste dans les hypothèses les plus optimistes.

Il y a une double action à mener, un double paiement à verser : réparer, s’adapter pour faire au mieux avec le mal qui a déjà été fait, mais aussi investir pour éviter d’avoir encore à payer beaucoup plus à l’avenir. Beaucoup se disent “on a le temps, profitons de ce qu’on a aujourd’hui”. Même Pancho Campo, organisateur de la Conférence à Barcelone, le disait : “je pense surtout à mes enfants. Vous savez, peut-être que si je n’avais pas d’enfants, je ne ferais pas tout ça.”

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