Quatuor

Petits veinards
Nous avons eu la chance avec Julien d’être invités hier soir à l’appartement de Sophie Schÿller-Thierry, du Château Kirwan, pour la dégustation du Quatuor.
Le Quatuor ? C’est le nom d’opéra que se sont donnés ensemble les crus bordelais Kirwan, Latour-Martillac, Beychevelle et Guiraud.
On pouvait déguster les quatre vins sur une période allant de 1998 (Guiraud) à 2007 (pour tous). Bref une expérience qu’on ne vit pas tous les jours…
Verticale
Je ne vous ferai pas ici une note de dégustation matricielle sur huit ans de ces crus archi-connus sur lesquels les plus grands critiques écrivent régulièrement.
Je me permets juste de livrer quelques impressions en vrac de cette dégustation passionnante qui couvrait des crus classés de quatre appellations :
- Pessac-Léognan (Latour Martillac)
- Margaux (Kirwan)
- Saint-Julien (Beychevelle)
- Sauternes (Guiraud)
La première chose qui frappe lorsque l’on déguste des millésimes qui se suivent sur plus de 8 ans est leur diversité. D’une année sur l’autre, les arômes changent, la bouche et le nez évoluent… cela semble aller de soi et pourtant on est toujours surpris par, sinon l’existence, l’ampleur des variations.
Mais plus étonnante encore est la trame qui malgré les variations se dessine clairement au gré des dégustations. Un plus petit dénominateur commun pour ainsi dire.
Et c’est peut-être là ce qui fait un grand vin : la capacité à concilier constance et renouvellement.
Et puisque rien n’est simple dans le vin, la hiérarchie au sein des millésimes entre des vins pourtant “voisins” n’est pas respectée. Château Kirwan était incontestablement le plus réussi pour le millésime 2003 alors qu’il nous a semblé que Beychevelle avait produit comparativement un 2000 supérieur à ceux de ses camarades.
Notre millésime de choix? Le 2001 qu’on aurait envie de boire de suite… si seulement il s’en trouvait dans nos caves!
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Nos vins préférés? Pour moi, ce sera le Beychevelle 2001. Pour Julien, amoureux du botrytis, ce sera le Guiraud 2000.
Tags: Beychevelle, Guiraud, Kirwan, Latour-Martillac, primeurs 2007



17 April 2008 à 9:29 am
Beychevelle, c’est fin, c’est beau, c’est le plus “classique” des trois rouges.
Le sang hongrois de Julien a besoin de botrytis, je le comprends, mon sang girondin de l’est bordelais en est aussi partiellement composé, mais Guiraud 2000 n’est pas mon préféré des derniers Guiraud.
24 April 2008 à 11:11 am
Laurent, que dirais-tu d’une dégustation “tour du monde du botrytis” (je fournirai le hongrois
) ?