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Archive pour April 2008

Les vins du millésime 2008 en grand danger

Tuesday 22 April 2008

Après avoir parlé des millésimes 2007 pendant quelques temps, voici un premier aperçu de ce que risque d’être 2008.

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La Loire : peu de chances de s’en sortir

2008 en Loire risque fort d’être une catastrophe pour certains vins. C’est une très mauvaise nouvelle pour les vignerons de la Loire, qui ont déjà connu plusieurs millésimes difficiles ces dernières années, même s’il leur reste encore une chance de voir ces dégâts minimisés.

Certains se rappelleront le millésime 1991, où il avait fortement gelé, tard dans l’année (seconde moitié du mois d’avril), ce qui avait totalement ruiné les vignes, en endommageant trop sévèrement les bourgeons qui venaient à peine de sortir. Pour 2008, le schéma risque d’être le même, mais le gel étant arrivé plus tôt, il reste une chance que la situation s’améliore, s’il y a un second débourrement, à savoir la sortie d’une seconde génération de bourgeons.

On se rappellera aussi que les millésimes 2006 et 2007 n’ont pas été particulièrement brillants, avec des récoltes plus faibles que les années précédentes. Lire le reste de cet article »

La fin du Sauternes

Monday 21 April 2008

Des producteurs du Bordelais ont récemment exprimé leurs craintes face à une possible pénurie de plants de Sémillon, le cépage majoritairement utilisé pour l’élaboration du Sauternes et autres vins liquoreux du Sauternais (Barsac, Cadillac…).

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La source du problème est le manque de popularité de ce cépage auprès des viticulteurs du monde entier, car c’est dans le Sauternais exclusivement qu’il exprime tout son potentiel, lié à ce qu’on appelle le botrytis, ou “pourriture noble”, caractéristique de cette région, et élément indispensable à la production d’un vin liquoreux.

Hors de cette région, donc, le Sémillon a perdu de la notoriété (alors que c’était un des cépages les plus répandus il y a plusieurs dizaines d’années), même si les vins qu’il produit sont toujours autant demandés, si ce n’est plus (le millésime 2007, d’ailleurs, en sera très certainement la preuve). Ce qui compte, pour la production de plants, c’est la demande de la part des viticulteurs qui, elle, s’est considérablement affaiblie ces dernières années.

Le risque, à moyen terme, c’est que les producteurs replantent une partie de leur vignoble en Sauvignon blanc, ce qui pourrait entraîner Lire le reste de cet article »

Du cash pour du liquide

Friday 18 April 2008

Depuis quelques semaines, il est possible d’obtenir un prêt sur gage en déposant ses plus belles bouteilles au Crédit Municipal de Paris, aussi appelé “Mont de Piété”ou “Chez ma tante”. Jusque là limité aux bijoux, œuvres d’art, objets de collection, le prêt sur gage à un autre type d’art : l’art en bouteilles. De quoi réjouir les collectionneurs de vin en difficulté financière.

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Petit rappel sur le prêt sur gage et son fonctionnement de base : on dépose des objets de valeur au Crédit Municipal de Paris, en échange de quoi nous est prêtée une somme équivalente à la moitié de la valeur de notre dépôt. Le dépôt est effectué pour un an, mais on peut récupérer son bien (et rembourser l’argent) à tout moment, voire reconduire le prêt. Le taux d’intérêt pris par le prêteur est de 9 à 15%, selon la valeur de l’objet, c’est une sorte de frais de location de l’espace qu’on utilise dans leurs entrepôts.

Pour le vin, point d’entrepôt, mais des caves du 18ème siècle, exceptionnelles à en croire Bernard Candiard, directeur général du Crédit Municipal de Paris, dans une entrevue accordée aux lecteurs des Echos. Ces caves sont entièrement sécurisées, et garantissent une conservation optimale (température et humidité régulées). Elles peuvent recevoir autour de 40.000 bouteilles.

La question que l’on est en droit de se poser, c’est si ça peut être intéressant financièrement, au vu de la qualité de la cave, par rapport à entreposer ses bouteilles chez une entreprise spécialisée dans le stockage de bouteilles.

Premièrement, dans quels cas la question se pose-t-elle ? Lire le reste de cet article »

Quatuor

Wednesday 16 April 2008

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Petits veinards

Nous avons eu la chance avec Julien d’être invités hier soir à l’appartement de Sophie Schÿller-Thierry, du Château Kirwan, pour la dégustation du Quatuor.
Le Quatuor ? C’est le nom d’opéra que se sont donnés ensemble les crus bordelais Kirwan, Latour-Martillac, Beychevelle et Guiraud.
On pouvait déguster les quatre vins sur une période allant de 1998 (Guiraud) à 2007 (pour tous). Bref une expérience qu’on ne vit pas tous les jours…

Verticale

Je ne vous ferai pas ici une note de dégustation matricielle sur huit ans de ces crus archi-connus sur lesquels les plus grands critiques écrivent régulièrement.
Je me permets juste de livrer quelques impressions en vrac de cette dégustation passionnante qui couvrait des crus classés de quatre appellations :

  • Pessac-Léognan (Latour Martillac)
  • Margaux (Kirwan)
  • Saint-Julien (Beychevelle)
  • Sauternes (Guiraud)

La première chose qui frappe lorsque l’on déguste des millésimes qui se suivent sur plus de 8 ans est leur diversité. Lire le reste de cet article »

Bordeaux Primeurs 2007 : la rive gauche

Tuesday 15 April 2008

Sur la rive gauche, la rive des grands crus classés, des crus bourgeois, donc, grande hétérogénéité, et moins de belles réussites comme on aura pu en trouver sur la rive droite.

Margaux donne comme toujours de l’élégance, de la finesse, mais manque presque toujours d’ampleur, de concentration, avec des tanins un peu secs, ce qui fait que, globalement, les primeurs 2007 en Margaux sont moyennement réussis, et on sent un soin important apporté à la vinification.

En Moulis, on retrouve ce manque de souplesse dans les tanins, ce manque de concentration en bouche, pour un millésime moins qualitatif que les précédents.

Les primeurs 2007 de l’appellation Saint-Julien sont encore hétérogènes, entre des vins fins, nobles, avec de la profondeur et un joli boisé, et des vins qui manquent de puissance, un peu courts, à boire rapidement.

Pauillac est dans le même tons : tanins légèrement secs, manque de complexité, de profondeur. Certains vins sont réussis, toujours rien à voir avec 2005 ou même 2006, mais ces réussites sont relatives et font écho à des vins peu travaillés, qui permettent de se rendre compte que le terroir ne fait pas tout.

Les Saint-Estèphe 2007, finalement, sont souvent joliment boisés, avec de belles notes de fruits rouges et une maturité appréciable, mais certains domaines déçoivent avec des vins où le bois est trop fort, la concentration moyenne, et les tanins secs.

La conclusion c’est donc que, pour les primeurs 2007 plus que sur tout autre millésime, il va falloir se fier aux conseils des dégustateurs, la qualité des vins pouvant varier énormément d’une parcelle à l’autre selon le soin apporté par le vigneron à ses vignes et à la vinification.