Du vin Ethiopien chez Nicolas ?
Ces derniers temps, on fait du vin partout, avec tout, parfois n’importe comment, et on le stocke aussi de manière très innovante. Alors, après les vins du Nouveau Monde, arrivés il y a une vingtaine d’années, ceux de Chine, ou de Thaïlande, verra-t-on bientôt aussi des vins Éthiopiens ?

C’est le pari du groupe Castel, propriétaire des chaînes de magasins Nicolas et Oddbins, mais aussi des eaux St-Yorre, Thonon, ou encore Cristaline, qui a récemment acquis 300 hectares de terres en Éthiopie, et a planté en vignes 125 hectares de ce terrain, dans le cadre d’un plan d’investissement de 8,4 millions de dollars (à parts égales sur la plantation et la construction d’infrastructures).
Cela peut nous paraître bizarre car, pour nous, l’Éthiopie reste un pays désertique, ravagé par la famine et la pauvreté. Mais les paysages sont bien différents de ce qu’on imagine et, en les voyant, on voit un peu mieux comment des vignes pourront pousser là-bas.
Et il se trouve que des vignes y poussent depuis longtemps déjà, mais l’industrie du vin a connu un fort recul ces dernières années, notamment avec la nationalisation de domaines par le régime militaire. C’est pour cela que le gouvernement actuel a adhéré dès le départ à ce projet, qui pourra en partie revitaliser la viticulture éthiopienne, et surtout créer des emplois locaux pour plusieurs centaines de personnes.
Cette année, 750 000 ceps vont être plantés (Merlot, Cabernet Sauvignon, Syrah et Chardonnay). L’an prochain les infrastructures vont être construites, et les premières bouteilles devraient voir le jour en 2011. Elles seront destinées pour 50% aux marchés locaux (Éthiopie et pays voisins), et pour 50% à l’exportation vers des destinations plus lointaines.
Et pourquoi pas en 2012 des vins éthiopiens dans les rayons des magasins Nicolas ?
Tags: castel, ethiopie, investissement, vin



12 June 2008 à 6:19 pm
Pour la petite histoire Haïlé Sélassié était un passionné de vin. De là à dire s’il préférer le vin éthiopien au bordeaux je préfére pas m’avancé
13 June 2008 à 7:13 am
Belle leçon de mondialisation. Du vin éthiopien, pourquoi pas? Mais alors pourquoi y planter les cépages internationaux les plus passe-partout, comme le chardonnay, le cabernet sauvignon, le merlot et la syrah? Il y aurait mieux à faire, avec des cépages plus intéressants. Mais pour un grand distributeur, l’essentiel est de vendre des vins de cépages, peu importe d’où qu’ils viennent… Pauvre démarche!
16 June 2008 à 5:48 pm
S’il pouvait commencer par nous vendre du BON vin français chez Nicolas, ce ne serait pas une mauvaise chose…
16 June 2008 à 5:49 pm
Et servir de l’eau plutôt que du vin aux Ethiopiens, ce ne serait pas mal non plus.
7 November 2008 à 10:20 am
[…] et que cette dernière n’a pas vocation à évoluer radicalement même si on constate aussi des nouveautés de ce côté là. Une autre conséquence sera peut-être aussi la présence de plus de vins étrangers dans […]