Un peu de carbone avec votre Sancerre?
Le New York Times a publié il y a quelque temps un article sur l’empreinte environnementale du transport de produits alimentaires dans le monde entier. Dans l’article en question, l’auteur prend comme exemple deux bouteilles de vin, l’une vient de la Vallée de la Loire, l’autre de la Napa Valley, et les deux sont expédiées à New York. Question : laquelle a l’empreinte écologique la plus forte en terme d’émission de CO2 ?
Réponse : celle qui vient de Californie.
Très peu de différences au niveau de la culture des raisins, de la fermentation du moût ou de la consommation énergétique du domaine. Mais l’écart se creuse quand on aborde le vieillissement, car les fûts principalement utilisés pour le vieillissement des vins en Californie viennent de France… d’où la pollution liée au transport des fûts en question.
Mais ce n’est rien par rapport à l’écart qu’il y a au niveau du transport de la bouteille elle-même : expédier une bouteille d’un bout à l’autre des États-Unis produit 3 fois plus de CO2 que l’expédier d’un bout à l’autre de l’océan Atlantique. La raison est simple : la première voyage par la route, dans des camions, et la seconde prend le bateau, un transport bien plus écologique.
Au bout du compte, l’empreinte écologique de ce vin californien, lors de son arrivée à New York, est presque le double de celle de son homologue français. Ça donne à réfléchir, n’est-ce pas ?
Maintenant, il serait fort intéressant de faire le parallèle avec une situation similaire en France, entre un vin français qui arriverait par camion, et un vin étranger qui n’aurait voyagé que par la mer. Je doute que la différence soit aussi grande (la superficie des États-Unis étant plus de 14 fois celle de la France, ce qui implique un trajet par camion très important pour le vin de l’exemple). A moins que des producteurs français utilisent beaucoup de fûts américains?
Tags: vin et environnement




18 September 2008 à 10:06 am
Article très intéressant.
Serait-il possible de rajouter le lien vers l’article du NYT, si celui-ci est disponible en ligne bien sur.
Nicolas
19 September 2008 à 9:26 am
dans le bon vieux temps on mangeait les produits du coin, ça coutait moins cher et surtout ca polluait pas temps. Maintenant on mange des tomates à noël à Paris (en plus pas bonne) donc faut pas s’étonner si nos conditions se vie se dégradent en même temps que l’environnement
19 September 2008 à 9:39 am
Nicolas, voici le lien vers l’article du NY Times
Voir, sur le côté, l’encadré intitulé “The Hidden Cost of Food”
24 September 2008 à 1:40 pm
Pour être complet, il faudrait ajouter l’empreinte écologique de l’importation des pieds de vigne américains après le philloxera
2 October 2008 à 5:05 pm
On parle de la fin du 19ème siècle, les bateaux devaient surement carburer au charbon à l’époque!
3 October 2008 à 9:09 am
Super intéressante votre réflexion (post & comments)! Consommer local a non seulement des vertus environnementales (limitation des impacts), mais aussi, surtout (?), permet d’améliorer la qualité des relations inter-personnelles sur un territoire. L’ancrage sociétal, l’implication dans une communauté, contribuent aux réflexes de solidarité entre personnes physiques & morales – et in fine conditionne des réflexes altruistes pour la nature. My two cents…