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Archive pour November 2008

Le juste prix

Thursday 27 November 2008

Quel est le prix maximum que l’on est prêt à mettre dans une bouteille ? Je reconnais que ce montant varie, en fonction de la bouteille et de la qualité qu’on en attend, de la situation financière personnelle du moment, etc. Mais, toutes choses égales par ailleurs, combien serait-on prêt à payer pour un vin, fût-il le meilleur du monde ?

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18 000 euros

Je ne vous parle pas là d’une vente aux enchères, d’un millésime dont l’ancienneté fait le prix, ou autre. C’est un millésime 2005. En vente dans un magasin où n’importe qui peut aller l’admirer. Car non, faire un tour au rayon vin des Galeries Lafayette n’est pas visiter la cave “secrète” de quelques cavistes spécialisés en vins rares (et chez qui, paraît-il, il faut être un initié pour avoir le droit d’acheter des vins).

D’accord, il s’agit d’une bouteille de Romanée-Conti. Mais vaut-elle vraiment 18 000 € ? Le prix d’une voiture ? D’une vingtaine d’ordinateurs ? Un an de salaire au SMIC ? Le souci, c’est qu’il y aura toujours quelqu’un prêt à dépenser autant pour ce vin. Le jour où tout le monde décrètera que c’est trop cher, le prix baissera, mécaniquement. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Le prix du rêve

Dans ces 18 000 euros, on paie plusieurs choses. On paie une image, du prestige, de la vanité : je suis capable de me payer une bouteille 18 000 euros. Car nul doute que celui qui en achètera mentionnera le prix, un jour ou l’autre. On paie de la rareté. Plus c’est rare, plus c’est cher, telle est la loi de l’offre et de la demande.

Et, enfin, on paie un vin. 75 cL de vin. Produit sur une terre très précise, et élaboré selon une méthode très particulière. Ne pas oublier le bouchon, la bouteille, la capsule, et l’étiquette. Je reconnais donc que, dans ce cadre, 18 000 euros, ce n’est pas trop cher, pour un vin, non : c’est honteusement excessif.

Sauf qu’une Romanée-Conti (2005, ou autre, d’ailleurs) ce n’est plus du vin. Si le prix était à 2000 euros, une partie de l’image du domaine serait brisée. Et beaucoup de gens se rueraient pour l’acheter, sacrifiant une partie de leurs économies. Ce ne serait plus une Romanée-Conti. 18000€ : juste ? pas juste ? Selon les lois de l’économie, c’est le prix d’équilibre, un prix parfait par rapport à ce qu’on attend de ce vin, ce que le vendeur en demande, ce que l’acheteur est prêt à payer. Si problème il y a, il est donc dans les qualités que l’on attribue à ces bouteilles.

Cela dit, pendant ce temps, certains collectionnent dans le fond de leur cave des bouteilles qui pourraient se marchander à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Et d’autres trouvent satisfaction en partageant des vins achetés moins de 10 euros la bouteille. Mais si mon plaisir est de 9/10, ou même 8/10, avec un vin à 10€, les 17 990 euros de différence ne sont-ils pas beaucoup pour un plaisir marginal aussi faible ?

La Chartreuse : Cuvée des Meilleurs Ouvriers de France Sommeliers

Tuesday 25 November 2008

Franck Thomas dégustant la Chartreuse cuvée MOF Sommeliers

Nous étions invités lundi soir par Franck Thomas (photo ci-dessus) pour la lancement de la nouvelle cuvée de la Chartreuse. Depuis 2007, l’intégralité des M.O.F. (Meilleurs Ouvriers de France) Sommellerie ont travaillé aux côtés des Pères Chartreux à une cuvée spéciale avec un obstacle de taille dans la mesure où les M.O.F. ne pouvaient pas connaître la recette de la liqueur et ont dû se contenter de travailler “à l’aveugle”. Ce lancement était bien sûr un véritable événement puisque la recette actuelle est inchangée depuis plusieurs siècles.

Après plusieurs discours dans un très agréable salon du Crillon en présence des onze M.O.F. (la distinction n’existe que depuis 2000 pour les sommeliers), nous avons dégusté cette Chartreuse des temps modernes. Première surprise, sa couleur qui n’est ni tout à fait verte comme la Chartreuse Verte ni tout à fait jaune comme la Chartreuse Jaune, disons… jaune à reflets verts (on peut voir la couleur dans le verre de Franck ci-dessus)! Par rapport à la la Chartreuse originelle,  la cuvée M.O.F. se caractérise par beaucoup de fraîcheur, un peu moins de sucre et une complexité aromatique encore accrue. Bref on salue cette bonne idée qui donne naissance à une liqueur modernisée et très réussie.

Brunello restera bien Brunello

Monday 24 November 2008

Il existe plusieurs techniques pour modifier une appellation. En Italie, et plus particulièrement pour l’appellation Brunello di Montalcino, la technique adoptée est le vote des producteurs concernés. Le résultat de ce vote est la non-modification de l’appellation, mais cet événement mérite qu’on y revienne.

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Voter pour BrunelloCe vote fait suite à des réclamations de vignerons de pouvoir élaborer des vins à partir de cépages autres que les Sangiovese, au moins pour partie (les vins de l’IGT Brunello di Montalcino sont 100% Sangiovese), et à des fraudes quant à la composition exacte des vins de l’appellation. Lire le reste de cet article »

Beaujolais Nouveau, beau jolais?

Thursday 20 November 2008

Quelle tête a-t-il cette année? Tout le monde parle arôme, nez de banane, de fraise, etc.Que donne-t-il à l’oeil ce beaujolais primeur?Voici une photo toute fraîche du Beaujolais Tradition “Tirage de primeur” cuvée Vieilles vignes non filtré de Jacques Charlet que nous avons ouvert tous ensemble au bureau (allez, à la sortie du bureau dirons-nous…)

Beaujolais Primeur Beaujolais Nouveau Beau Jolais ?

Et les vôtres, quelle tête? … et bien sûr, quel nez? ;)

Le Beaujolais à la recherche d’une nouvelle image

Thursday 20 November 2008

Le Beaujolais Nouveau est arrivé ! et avec lui les inégalités de qualité qu’on lui connaît. Mais surtout avec l’impact important sur l’image du vignoble beaujolais qu’il a : une image de vin moyen voire médiocre, dont la consommation est réservée à une semaine mi-novembre, une image de vignoble incapable de produire autre chose. On comprend alors que cette région viticole ait envie de changement, de montrer que non, sa production ne se limite pas au Beaujolais nouveau, bien au contraire.

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Le nouveau connaît des difficultés

Outre cette image négative, et ses répercussions sur les ventes de Beaujolais tout au long de l’année, le “nouveau” se fait aussi du souci depuis quelques années. En France, on a pu observer un certain recul des ventes. Malgré l’aspect événementiel, au milieu d’un mois de novembre souvent gris et pluvieux, les Français se désintéressent peu à peu de ce qu’ils considèrent comme de la “piquette”, oubliant que le Beaujolais ne se résume pas à un goût de banane ou de fraise. Lire le reste de cet article »


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