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Archive pour October 2009

Vin et histoire # 8: Philippe II de Bourgogne (1342-1404), garant du pinot noir

Monday 26 October 2009

Dans cette série consacrée aux grands personnages du vin, comment ne pas évoquer Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi ? En effet, il est à l’origine du premier décret sur le vin au monde, interdisant la plantation du gamay en Bourgogne et privilégiant le pinot noir. Il influence dès lors fortement l’encépagement et la qualité des vins de Bourgogne mais a aussi indirectement préservé le pinot noir. Par ce comportement novateur, ce souverain a permis d’élever la qualité des vins de Bourgogne.

Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi (1342-1404), est le fils du roi Jean II de France, dit Jean le Bon. Il fut duc de Bourgogne, comte de Flandre et d’Artois, comte palatin de Bourgogne, comte de Nevers, de Rethel, d’Étampes, de Gien, de Charolais, seigneur de Salins et de Malines. Cependant, il fut longtemps appelé Philippe sans terre parce qu’il était le dernier des quatre fils du roi Jean. Par son habileté politique et son mariage avec Marguerite de Flandre, il acquit un vaste territoire et jeta les bases d’un Etat bourguignon.

Philippe le Hardi, jeune

Il prit également le surnom de Philippe le Hardi de la bouche de son opposant le roi d’Angleterre, Edouard III, du fait de son valeureux comportement au côté de son père lors de la défaite française de Poitiers qui marqua le début de la guerre de 100 ans en 1356.
Amateur d’art, mécène fastueux, passionné par l’architecture, il contribua à faire du duché de Bourgogne le plus puissant du royaume de France.

Philippe II le Hardi et le vin

Ce souverain qui a acquis le duché de Bourgogne et l’étendit par des alliances, chercha Lire le reste de cet article »

Le vin fait il grossir ?

Monday 19 October 2009

Les députés doivent se prononcer sur la nécessité d’étiqueter la valeur énergétique du vin sur les bouteilles. Cette mesure, qui rentre dans le projet de règlement sur les denrées alimentaire à soulevé la colère de la Confédération Nationale des Producteurs de Vins d’Appellation d’Origine Contrôlée. Dans un courrier adressé au Premier Ministre, la CNAOC explique les raisons de son opposition.

Elle se fonde principalement sur deux points :

- Les spécificités de chaque terroir et les différentes méthodes de production font que les vins sont très différents dans leur teneur en calorie d’une région à l’autre. Cela engendrerait donc de nombreuses difficultés de mise en oeuvre, mais aussi des surcoûts financiers considérables.

- Par ailleurs, la CNAOC met en avant une étude commandée par la Commission Européenne soulignant l’inefficacité d’une telle mesure, arguant qu’en matière de vin, les consommateurs ne sont que peu regardants sur la valeur énergétique des vins. Mais un verre de vin quotidien peut il mettre en péril votre régime calculé à la calorie près ?

Comme énoncé ci-dessus, les indices caloriques varient trop entre les différentes régions. Cependant, on peut établir qu’en moyenne, un verre de vin rouge contient  0,3 gramme de lipides pour 89,5 calories.
Les vins blancs moelleux, tels que les Sauternes et autres Monbazillac, tant appréciés de ces dames, comptent 1,5 gramme de lipides pour 101,3 calories.

La palme revient aux vins doux naturel (appelés encore vins de liqueur) qui comptent 7 grammes de glucides pour 150 calories ! La raison de cet écart réside dans la méthode de fabrication des vins doux naturels. On ajoute au moût de l’alcool à 96° à hauteur de 10% pour stopper la fermentation. On dit alors que le vin est muté. Cela explique que ces vins titrent environ 17° d’alcool, et lorsque l’on sait que chaque degré d’éthanol Lire le reste de cet article »

Une bulle de Champagne qui éclate libère d’extraordinaires précurseurs d’arômes

Wednesday 14 October 2009

Toute la magie d’un Champagne vient de ses bulles, ça on le sait. Mais, ce que l’on sait moins, c’est que les arômes et la saveur du champagne proviennent surtout des bulles qui les dispersent en éclatant à la surface de la coupe. En effet, c’est la thèse développée par des chercheurs français et allemands, qui a été publiée le 28 septembre 2009 aux Etats-Unis, dans le magazine scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences.


Une bulle contient 30 fois plus de molécules exhausteurs d’arômes.

Parmi les principaux auteurs de cette thèse, le Dr Gerard Liger-Belair (de l’Université de Reims Champagne-Ardenne) déclare avoir été “obsédé toute [sa] vie par les bulles de champagne“.
Depuis une dizaine d’années, il multiplie les découvertes sur le plus célèbre vin effervescent de la planète.
Et aujourd’hui, “Pour la toute première fois nous avons été en mesure de détecter la chimie fine du contenu gazeux qui est vraiment l’essence du champagne.”
Ces scientifiques démontrent que les bulles de champagne contiennent environ 30 fois plus de molécules précurseurs de goût que le vin lui-même. Les bulles sont beaucoup plus qu’un peu de gaz carbonique en suspension.

Déboucher une bouteille de champagne déclenche la formation de milliers de bulles de dioxyde de carbone (CO2) qui remontent à la surface et qui piègent en chemin les composés aromatiques du vin.
Les auteurs de cette étude ont recouru à la spectrométrie de masse à haute résolution pour analyser les aérosols libérés dans l’air par l’éclatement des bulles et se trouvant juste au-dessus de la surface d’une coupe de champagne. Lire le reste de cet article »

Un envoyé très très spécial

Friday 9 October 2009

A la question « Comment fêter le nouveau millésime 2009 ? » , France 2 répond brillamment à la française, en titrant son envoyé spécial : «Le vin est-il toujours un produit naturel ?»(Jeudi 1er novembre)

Avec un titre éminemment racoleur et un reportage bien réducteur sur le monde du vin, on est en droit de se demander quel est le but visé par cette émission si ce n’est celui de détourner et de dégoûter les consommateurs français d’un produit qui est pourtant fort apprécié et si bien défendu à l’étranger. Le tout à grand renfort de raccourcis et avec une malhonnêteté intellectuelle si prononcée qu’on a du mal à la prendre pour de la simple incompétence.

Le verdict du haut Conseil de la santé Publique

Il est tentant de voir dans le diffusion de ce reportage une coïncidence avec la contre attaque des lobbies anti-cancer suite à la claque cuisante, prise par l’Institut national du cancer, début juillet.

En effet, le Haut conseil de santé public a jugé officiellement que les recommandations de l’Institut national du cancer, de s’abstenir de boire la moindre goutte de vin ne présentaient aucune base scientifique et allaient trop loin. Ce juge  tranche en concluant, qu’il n’y a pas de raison médicale de remettre en cause le principe, ni les seuils, de la Lire le reste de cet article »

Un millésime 2009 extrêmement prometteur…

Monday 5 October 2009

Vendangeuse à Nebian dans l’Hérault, fin août

Le millésime 2009 sera t-il un bon millésime?

L’importance des saisons est primordiale pour le développement de la vigne, et ce millésime 2009 en est un bel exemple. Un hiver pluvieux, idéal pour les réserves en eaux des sols, un printemps agréable et un été sec ont contribué à une maturité douce et optimale des baies.

De plus, les vendanges ont débuté avec une à deux semaines d’avance par rapport à 2008. Ce qui permet ainsi de mettre à l’abri les raisins avant les premières pluies de septembre.

L’état sanitaire général des raisins est donc excellent. Mais, les quantités sont en nette baisse sur une moyenne quinquennale.

Il faudra tout de même attendre la fin des fermentations et de l’élevage pour avoir un avis arrêté sur ce millésime 2009. Toutefois, la générosité du climat vient adoucir cette période de crise. Les exportations qui sont en chute libre (de 15 à 35% selon les cas) seront certainement dynamisées par la promesse de se régaler! En attendant, voici un petit tour d’horizon du millésime 2009 dans les principales région.

Un millésime en 9 pour la Bourgogne
En Bourgogne, cette année promet de rejoindre l’histoire des millésimes en 9.  En effet, on se souvient avec émotion de 99, 89, 59 ou même encore 49. On le compare également pour ses qualités gustatives et son potentiel de garde à 2005. Mais, il présentera certainement un peu moins de fraicheur et de tanins. Il sera donc plus facile à boire dès sa prime jeunesse.

La Champagne prépare des bouteilles millésimées

Après les inquiétudes suscitées par la pression exceptionnelle du mildiou jusqu’à la fin du printemps, les professionnels de la Champagne ont rarement connu une récolte aussi saine.  Certain commencent à comparer le millésime 2009 à ceux de 95 et 90.

Les vignerons bordelais respirent enfin

Après la sueur froide du mois de mai, avec les orages de grêle qui se sont abattus dans la région, les vignerons sont très optimistes sur la qualité de ce millésime. Seuls la récolte des blancs secs, est problématique car elle est de faible quantité .

Le Languedoc-Roussillon a souffert de la chaleur

On attend des récoltes en baisse de 20 à 30 % sur les blancs. S’il n’y a pas eu de manque d’eau, il faut reconnaître que la canicule a eu plusieurs effets sur les vendanges. Tout d’abord, elle a ralenti la photosynthèse. En effet, au-delà de 30° degré, la maturité des baies peut stopper son développement. Les vins peuvent alors présenter des goûts herbacés. Ensuite, le soleil grille les raisins, ce qui aura notamment un impact sur les arômes.

On risque de s’acheminer, comme c’était le cas lors des millésimes 2003 ou 2006, sur des arômes cuits, compotés, manquant nettement de fraîcheur. Enfin, cela augmente indéniablement les degrés en alcool des vins (jusqu’à deux degrés d’alcool).

 


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