Le vin aussi cristallise!
Il existe pas mal de méthodes, d’indicateurs et autres capteurs pour aider les vinificateurs et experts du vin dans leur travail. Parmi ceux-là, un vieux procédé au nom si poétique refait brusquement surface : la cristallisation sensible. Cette méthode qui existe depuis le début du 20ème siècle permet de définir avec précision si un organisme vivant est en pleine vitalité et harmonieusement structuré selon les lois de la nature, ou s’il est malade, chétif, déstructuré, voire cancérisé.
Cette méthode globale donne une vision synthétique de l’état physiologique du vin ou de tout autre produit organique. La structure cristalline d’un vin de bonne qualité permet de visualiser son potentiel qualitatif, énergétique, et bien sûr son aptitude au vieillissement. Tout défaut est alors visible. Toute qualité liée au système vivant d’un vin de haute expression apparaît sans ambiguïté.
L’inventeur de la méthode
L’inventeur de cette méthode se nomme E. Pfeiffer. Il fut élève de Rudolf Steiner en 1920. Ce fut un brillant chimiste biologiste. Il termina sa carrière en tant que directeur de laboratoire de chimie biologique à Spring Valley (USA). Ses recherches portèrent, entre autres, sur les moyens de mesurer et de matérialiser les champs vibratoires qui accompagnent la vie.
Cristallisation sensible d’un raisin
C’est ainsi qu’il a mis six ans pour mettre au point la méthode des cristallisations sensibles. Pfeiffer a dû tester 400 sels chimiques avant de trouver le bon, le plus performant, et de loin : le chlorure de cuivre qui met le mieux en évidence les cristallisations, témoins matériels des champs de forces internes des produits organiques testés.
La méthode
Elle consiste à mélanger un jus organique d’origine animale ou végétale avec un sel faisant office de révélateur et de faire sécher le tout en étuve à 28°C sur une plaque de verre cerclée. L’image obtenue est le résultat d’un processus de cristallisation du chlorure de cuivre, mis en présence d’une structure organisée. Les substances organiques allant du règne végétal au règne humain, ajoutée au chlorure de cuivre, modifient leur cristallisation et induisent une formation cristalline qui s’étend sur toute la plaque de verre. Cette image de cristallisation présente toujours une structure tripartite, tandis que les textures sont spécifiques à chaque substance.
L’analyse et ses applications
Si le principe est relativement simple, l’analyse des images ainsi produites l’est beaucoup moins et demande beaucoup d’expérience et de savoir faire. Une fois bien maitrisée les résultats sont remarquables, spécialement pour la viticulture.Il serait ainsi possible de définir « le chemin réactionnel » lié à l’évolution d’un vin et donc d’anticiper son évolution.
Cette application n’est qu’un exemple parmi les multiples possibilités qu’offrent la méthode. Elle s’emploie à tous les niveaux, de la culture au stockage en passant par la consommation du vin, on peut tirer un nombre impressionnant d’informations. Celia Chartrain dédiera très prochainement un article à ce sujet.
Néanmoins, il faut préciser que ce genre de méthode ne se substitue pas aux analyses conventionnelles mais elle les complète en révélant des faits qui passeraient inaperçus. De plus, elle n’est pas réservée à une élite, le coût d’une étude est abordable même pour un petit viticulteur.
Si ce procédé est si efficace, la question que l’on peut donc décemment se poser aujourd’hui est de savoir pourquoi n’est-il pas plus répondu?
Si ce moyen d’analyse vibratoire n’a jamais eu droit de cité, c’est qu’avec l’officialisation d’un tel procédé, il ne serait plus possible de vendre 80 à 90% des denrées alimentaires, boissons et médicaments actuellement diffusé sur le marché. Plus aucune tricherie ne serait possible. Le problème des OGM ne se serait même pas posé. Il est donc bien plus commode d’avoir uniquement recours aux traditionnelles analyses chimiques où on ne trouve que ce que l’on cherche, et jamais ce dont on ignore l’existence, ni ce que l’on n’a pas envie de trouver. Vous voilà averti!
Tags: biodynamie, chimie, cristallisation sensible, vin




1 February 2010 à 4:03 pm
Bonjour,
Article intéressant et précis, dans lequel n’est cependant jamais mis en question l’interprétation des résultats obtenus via la cristallisation sensible : et c’est peut-être pour cela que le procédé n’est pas plus répandu – il n’est pas à ce jour scientifique, à proprement parler.
Je me permets d’ailleurs de vous signaler un article dans lequel l’auteur d’un livre défendant les mérites de la cristallisation sensible est lu par un scientifique conventionnel : http://www.vindicateur.fr/article.php?id=155 ; c’est une confrontation intéressante.
12 February 2010 à 5:31 pm
“Le problème des OGM ne se serait même pas posé. ” Qu’est-ce que vous voulez dire avec cela?
12 February 2010 à 7:10 pm
Je pensais pourtant que mon point de vu était assez clair… A l’heure actuelle aucune méthode scientifique ne permet d’établir clairement les conséquences des manipulations génétiques sur nos aliments. Dans le doute et avec l’aide des puissants groupes bio-technologiques nous sommes contraints de les légaliser. Je pense que cette méthode ouvre une perspective nouvelle et permettrait d’effectuer des études comparatives approfondie.
16 February 2010 à 7:09 pm
Iommi-A., Antonin : ” (…) un livre défendant les mérites de la cristallisation sensible est lu par un scientifique conventionnel : http://www.vindicateur.fr/article.php?id=155 ; c’est une confrontation intéressante.”
Je trouve que la réponse du scientifique David est très intéressante en ce sens qu’il reconnaît le sérieux de la démarche et sa rigueur : ce qui est déjà le marche- pied de la science. Par ailleurs la réserve qu’il émet “quant à “ils ne savent pas ce qu’ils cherchent” est discutable car la science trouve parfois ce qu’elle ne cherchait pas! En ce qui concerne son argument réfutatoire des “voitures bleues et du facteur de chance” c’est un peu rapide et facile car il me semble que le facteur “hasard” est largement combattu par la démarche de la cristallisation sensible .
En fait ce qu’il serait nécessaire de définir de façon appropriée c’est l’HYPOTHESE de départ et la formulation du modèle qui soutent cette hypothèse et qui permettrait de valider le modèle ou de l’invalider ou de le faire évoluer le tout assorti des manipulations expérimentales que l’auteur du livre semble bien maitriser.