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Archive par auteur

La gestion de cave avec e-caveavin

Thursday 15 May 2008

E-CAVEAVIN est un outil de gestion de cave en ligne simple, facile à utiliser et complet, plutôt bien fait malgré quelques points moins bien réussis (mais j’ai entendu dire qu’on y travaillait).

e-caveavin accueil


Que nous promet e-caveavin ?

La page d’accueil annonce un outil simple et puissant, qui va révolutionner notre vie grâce à la possibilité d’échanger avec d’autres utilisateurs, de leur laisser des commentaires, et de discuter avec eux dans un forum dédié. Elle annonce surtout les fonctionnalités à venir, qui semblent très prometteuses et que l’on attend donc avec impatience.

Les fonctionnalités présentes

On retrouve les classiques, avec quelques plus appréciables :
- Entrée de vin
- Sortie de vin, avec la possibilité de renseigner avec qui on a bu ce vin, quel était le menu, et de laisser quelques commentaires
- Export au format pdf, pratique pour les impressions
- Des statistiques sur la cave, pratiques, détaillées et intéressantes
- Un forum pour discuter avec les autres “cavistes”

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Imagine there’s no rating…

Tuesday 6 May 2008

C’est ce que suggère David Lillie, dans un article posté sur son site de vente de vin en ligne, Chambers Street. Il y parle des notes, de leur hégémonie, et argumente en leur défaveur, se fait l’avocat d’un monde viticole où les critiques sont purement textuelles, et non chiffrées sur un axe allant de 50 à 100 (d’ailleurs, je me suis toujours demandée pourquoi aller jusqu’à 100 si on ne part que de 50… pourquoi ne pas partir de 0 et aller jusqu’à 50 ? pour que tout le monde ait la moyenne ? Ridicule).

Toujours est-il que son argumentaire est remarquable, et mérite que l’on s’y attache pour comprendre ce qui amène un marchand de vin à s’opposer à un système qui contribue à engraisser une bonne partie de sa profession. Je parierais pour l’honnêteté et le désir de “bien” vendre, de ne pas tromper ses clients et de les encourager à “mieux” acheter, ou tout au moins à consommer plus librement.

Pourquoi devrait-on abandonner la notation sur 100 ?

Quand cette notation a été créée, aux États-Unis, il s’agissait d’éduquer la population au sujet du vin, de lui donner des indications pour l’inciter à mieux consommer, à faire moins d’erreurs lors de l’achat de vin, erreurs qui pourraient les détourner du vin : moins ils font d’erreur, plus ils sont rassurés, plus ils achètent. Cela a eu un autre bénéfice, non négligeable, celui de détruire des a priori sur des régions viticoles : avec cette sécurité, les gens ont pu découvrir d’autres régions.

Mais il faut par la suite se défaire de ces notes, oser parcourir ces régions pour découvrir tout ce qu’elles ont à offrir, pour découvrir qu’on n’a pas besoin de payer des milles et des cents pour boire un bon vin. Il faut aussi découvrir suffisamment pour se rendre compte qu’on n’a pas exactement les mêmes goûts que le critique qui a mis les notes, et qu’on peut trouver un 85 meilleur qu’un 91.

Pour en revenir à cette question d’éducation, aujourd’hui il semble que le consommateur n’en a plus besoin, il sait qu’on peut trouver de bons vins de partout, il n’a plus besoin qu’on lui tienne la main constamment lorsqu’il va faire ses achats de vin. De plus, une richesse d’information jamais vue est disponible de partout, sur Internet, avec des notes de dégustation, des données techniques sur le domaine et la vinification, etc.

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Les lecteurs de blogs et la vente de vin en ligne

Friday 2 May 2008

La semaine dernière, un blogueur américain, Tom Wark, auteur des billets du blog Fermentation a demandé à ses lecteurs de répondre à un petit sondage sur leurs habitudes de consommation de vin (et d’information œnologique) sur Internet. Il vient d’en publier les résultats, avec pas moins de 266 répondants en une semaine seulement.

Son analyse est centrée sur la comparaison entre les habitudes de ceux de ces lecteurs qui travaillent dans le domaine du vin (54%), et ceux qui n’y travaillent pas (46%, donc). Les résultats sont ensuite donnés selon plusieurs catégories : ce qu’on recherche sur internet, la vente de vin en ligne, et les difficultés qu’on rencontre quand on achète en ligne. En voici un résumé.

Les résultats du sondage

Concernant la recherche d’informations liées au vin sur internet, les “travailleurs du vin” veulent des articles “business” (à 82%) et lisent aussi la presse écrite du vin, alors que les autres lecteurs préfèrent les notes de dégustation (82%, contre 30% pour les articles business) et font plus confiance à Internet qu’à la presse écrite. Nous présentons donc nos excuses à ces derniers, qui trouveront bientôt leur compte avec les notes de dégustation du moteur de recherche.

Au sujet de la vente de vin en ligne, Lire le reste de cet article »

Du nouveau dans la vente de vin en ligne

Monday 28 April 2008

Les cavistes en ligne sont nombreux. Très nombreux. Et pas qu’en France : c’est la même chose aux Etats-Unis. A force d’en voir, de chercher des vins chez l’un et chez l’autre, on peut être gagné par une certaine monotonie, regretter un certain manque d’originalité. Même si les graphismes sont différents, si untel propose des jeux et untel autre a des couleurs inhabituelles, on reste dans la même veine.

Une initiative vient d’être lancée, pour tenter de contrer cette tendance. Elle nous vient d’outre-Atlantique et est particulièrement intéressante, il faut l’avouer. Il s’agit d’un site intitulé The Wine Spies. Le principe est très ludique, puisque ce caviste en ligne a choisi le thème “agents secrets”, de A à Z. En gros, c’est un caviste en ligne, à thème.

Tout chez eux est centré sur ce thème. Parce que le vin est un peu une affaire d’initiés, ils ont choisi de pousser cette affirmation jusqu’à ses limites, jusqu’au point où on est tellement un “initié” qu’on devient un agent secret, un espion au service de sa majesté le vin.

Et il faut dire qu’on se prend au jeu. La charte graphique est au niveau, le ton y est, avec des phrases comme “votre mission, si vous l’acceptez…”. Et la mission est bien acceptée par les bloggeurs anglosaxons, qui relaient l’information avec des articles tels que : “Allez, je grille ma couverture, mais je DOIS vous faire part de cette affaire”, etc.

Pour ce qui est de la sélection, un nouveau vin est proposé chaque jour, ce que certains cavistes en ligne français font aussi. Mais le fait qu’il soit proposé de manière différente, avec photo (ou avatar) de la personne qui le conseille, et présenté comme un dossier d’espionnage, fait que tout est différent.

Voilà donc une manière ludique d’aborder la vente de vin en ligne, créneau “un vin différent disponible à la vente tous les jours”, et un élément de différenciation plus que certain, quand la plupart des cavistes en ligne restent assez “traditionnels”, centrés autour du thème du vin. Certes, le vin suffit à lui-même, et quand on veut un aspect très professionnel on s’y cantonne. Mais, après tout, pourquoi pas ?

Le nez le plus cher du monde

Wednesday 23 April 2008

Beaucoup de célébrités, ou de gens particulièrement doués, se font assurer une partie de leur corps, au cas où celle-ci subirait des dégradations. Ainsi Keith Richards a fait assurer ses mains. Ainsi Robert Parker avait fait assurer son nez, moteur principal de son activité de critique.

Ainsi Ilja Gort, producteur dans le Bordelais, a lui aussi fait assurer son nez auprès de la Lloyd’s, à Londres, pour une valeur de 5 millions d’euros. Ilja Gort, d’origine néerlandaise, est le propriétaire du Château de la Garde, à Bordeaux, et producteur des vins Tulipe (attention, le site n’est qu’en néerlandais). A partir de maintenant, il paiera chaque année 10.000€ pour l’assurance de son précieux appendice olfactif.

La raison ? Le nez, l’odorat d’un œnologue, sont aussi précieux que les mains d’un chef. Sans cela, il ne peut rien faire, il se retrouve dans l’incapacité d’exercer son métier. En l’occurrence, Ilja Gort affirme que son nez est capable de distinguer des millions d’odeurs différentes, et est essentiel pour garantir la qualité de ses vins, ce qu’on comprend aisément.

En revanche, s’assurer pour 5 millions d’euros en cas de dommage subi par son organe olfactif comporte quelques désavantages en parallèle. On se doute bien qu’on ne va pas assurer quelqu’un qui se met volontairement dans des situations à risque !

Dans le cas présent, les situations à risque énoncées par le contrat, ce sont : faire du vélo, faire de la boxe ou skier, respirer proche d’un feu ou encore devenir assistant d’un lanceur de couteaux. Si les deux derniers sont a priori peu probables, le second et le troisième sont réalisables, mais le premier consiste à se priver d’un plaisir, et d’un moyen de transport, et c’est déjà plus difficile à tenir.

Mais que ne ferait-on pas pour préserver son don, n’est-ce pas ? Un détail, cependant, est assez intéressant : cet œnologue, même avec un don exceptionnel, est assez peu connu dans le monde du vin, et fait assurer son nez pour 5 millions d’euros. A côté de ça, un des critiques les plus connus et les plus influents de la planète, j’ai nommé Robert Parker, a fait assurer le sien pour 1 million de dollars, soit une somme 8 fois moins importante.

Avec ça, pour la prochaine cuvée, le moins qu’on attende de lui, c’est… qu’il assure !