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Archive pour la catégorie ‘Actualité’

Grand-peur et misère de l’image d’un vin

Wednesday 2 July 2008

L’image d’un vin, sa réputation, dépend de très nombreux facteurs. On entend le nom, la provenance, et on se fait presque immédiatement une première opinion, lourde de préjugés, parfois à juste titre, parfois non. Ainsi, pour tout nouveau produit, vient le travail du producteur, du distributeur, du syndicat viticole dans le cas qui nous concerne, afin de recadrer cette image, ces préjugés, afin d’orienter notre perception du produit, qu’il s’agisse de contrecarrer les préjugés existants, ou de les préciser, de les renforcer.

Paris Hilton Rich Prosecco

Construire l’image d’un vin prend du temps

Il faut parfois des années pour qu’un vin arrive à s’imposer sur un marché. Qui n’a jamais entendu dire tout et n’importe quoi sur les vins californiens, les vins chiliens ? Aujourd’hui, à force de persévérance, de communication, les choses ont un peu changé. Les a priori sur ces vins sont moins négatifs. En revanche, c’est au tour des vins chinois et indiens de faire un effort, s’ils veulent un jour s’exporter dans des quantités qui ne soient plus “anecdotiques”.

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Findawine : bavure judiciaire

Tuesday 24 June 2008

bavure_judiciaire.jpg

Ce matin une nouvelle tombe : un juge d’instruction parisien (du TGI) a ordonné la fermeture du serveur hébergeant findawine.com et son blog. Les choses vont très vite, cinq minutes plus tard la commission rogatoire a fait son œuvre et la société auprès de laquelle nous louons nos serveurs a suspendu notre serveur. En guise de moteur de blog, une page d’erreur sans autre forme de procès.

L’ANPAA m’a tuer

Vous avez beau vous savoir innocent, une commission rogatoire qui liste vos serveurs ça ne fait pas vraiment plaisir. Évidemment dans ce climat de psychose judiciaire lié à la loi Evin nous avons tout de suite cru que nous étions les premières victimes de la nouvelle jurisprudence Evin. Évidemment cela aurait été surprenant mais il faut bien qu’il y ait une première et vu notre engagement pour la défense du vin sur Internet (la pétition pour “soutenir le vin le vin sur Internet” a été suspendue également) notre crainte n’était pas complètement infondée.

Contrefaçon

Nous nous sommes bien sûr beaucoup agités pour en savoir plus en même temps que nous nous liquéfions (et pas en bon vin) devant nos écrans. Après avoir lourdement insisté auprès de la société qui héberge nos serveurs Lire le reste de cet article »

Journalistes et vignerons : le dialogue impossible?

Monday 23 June 2008

Entre critiques et vignerons la communication a parfois du mal à passer, c’est le moins qu’on puisse dire après avoir lu l’article de Christine Ontivero qui s’insurge contre le refus de certains domaines d’envoyer des échantillons aux journalistes. Il y a là un vrai débat : petit rappel des arguments et enjeux.

 

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La position des journalistes et critiques

Christine Ontivero dénonce les vignerons qui ne répondent pas aux appels à échantillons (qui sont la norme, dans la filière), « soit par paresse, soit parce qu’ils sont convaincus que, de toutes façons, les journalistes parleront d’eux tellement ils sont au-dessus des autres ! ». Les échantillons sont pour les journalistes un moyen d’avoir un aperçu des produits afin de les commenter dans leurs articles ou guides sans avoir à se déplacer.

Pourtant, les producteurs préfèrent souvent laisser les journalistes venir déguster sur place « dans un contexte privilégié », les forçant ainsi à « rentrer dans leur jeu ». La solution, toujours selon l’auteur de l’article, serait donc de ne pas mentionner les producteurs qui n’envoient pas leurs échantillons de façon à les obliger à rentrer dans le rang.

La discussion se poursuit chez les journalistes et critiques, notamment avec François Mauss et Michel Smith.

Selon le Président du Grand Jury Européen, les magazines comme le Point qui publient une partie « Vins » deviennent de véritables concurrents face aux journaux spécialisés comme la RVF. Ces critiques viticoles professionnelles doivent ainsi impérativement traiter de l’information « à la mode » et n’ont pas d’autre choix que de parler par conséquent de ces viticulteurs stars. Or, ce sont justement ces viticulteurs stars qui sont dénigrés par Christine Ontivero dans son article.

Pour sa part, Michel Smith assure que « pour beaucoup, les “grands” vins ne sont que des étiquettes, et dans ce cas, on juge des noms, au point d’en oublier le vin ». Michel Smith nous fait comprendre que ces viticulteurs craignent que leurs produits soient comparés, car leur renommée est souvent supérieure à leur qualité…

Quelques nuances : ce que veulent les vignerons

Premièrement, il faut prendre en compte le fait que les producteurs n’aiment généralement pas envoyer des échantillons car ils ne contrôlent plus totalement la qualité et la façon dont est conditionné leur produit. Un échantillon peut, avec le transport, ne plus représenter le vin tel que le producteur le voudrait (même s’il se rapproche du coup de ce que le consommateur va au final acheter et déguster).

Deuxièmement, certains domaines ont certainement des stratégies de communication différentes. L’article de François Mauss met ce phénomène en avant : « un beau paragraphe dans le Monde, le Figaro, le Point, l’Express a plus de poids que deux pages dans la RVF ». Voilà peut-être ce que recherchent les producteurs fustigés dans l’article, quitte à délaisser les journalistes spécialisés pour jouer « plus gros ».

Troisièmement, je pense que dans certains cas, le vin est considéré comme un produit de luxe c’est à dire un produit qui incorpore une part de rêve et le plus souvent aussi d’histoire. Les grands couturiers n’envoient pas des échantillons de leurs créations, et les journalistes sont présents aux défilés. Comme le créateur, le producteur veut raconter son histoire, mettre sa mise en scène, faire défiler ses crus pour les montrer sous leur meilleur éclairage.

Toujours est-il que ça ne nous prémunit pas contre le comportement des vignerons stars décriés par Christine Ontivero qui se contentent de laisser les critiques choir toutes crues dans leur bec, et se dispensent de toute communication voire de sympathie.

De la viticulture au terrorisme

Monday 16 June 2008

Connaissez-vous le CRAV, le Comité Régional d’Action Viticole ? Cette entité regroupe des viticulteurs pour le moins radicaux, qui a revendiqué ces dernières années des actions terroristes sur le territoire français, et à qui on attribue deux incidents supplémentaires survenus dans les quinze derniers jours dans la région de Narbonne.

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A l’origine de ces actions, le CRAV invoque une frustration due à la baisse des prix et de la demande sur le marché français des vins, à cause de la concurrence des vins italiens, espagnols, et du nouveau monde d’une manière plus générale.

En conséquence, le groupe a revendiqué par le passé le dynamitage de magasins, d’un domaine, de bureaux ministériels dans deux villes, mais aussi la destruction massive de vins étrangers. Il y a un an, il a aussi mis en ligne une vidéo où ses membres préviennent le président Sarkozy (alors nouvellement élu) que s’il manquait à faire augmenter les prix du vin, le sang coulerait.

D’un point vue rationnel, économique, une telle phrase peut choquer. Économiquement parlant, c’est du suicide. Augmenter les prix départ domaine, c’est les augmenter d’au moins autant (en %) dans les rayons des distributeurs, et, à court terme, cela implique une baisse considérable des ventes (alors que, déjà, de nombreux cavistes se plaignent de l’état actuel du marché, avec des ventes qui stagnent, des clients qui achètent de moins en moins, et de moins en moins cher).

Soit. Mais revenons à l’actualité :

Dans la nuit de mercredi à jeudi, deux radars automatiques, dans les environs de Narbonne, ont été incendiés. Lire le reste de cet article »

Modernisation de la filière vitivinicole

Wednesday 4 June 2008

Il y a un an, le Président de la République avait annoncé aux vignerons qu’il ferait quelque chose pour eux, pour relancer la filière. Il a donc demandé au Ministère de l’Agriculture de lui remettre un plan, pour 5 ans, qui modernise la filière, qui lui permette de faire face aux défis à venir, dans un contexte toujours plus mondialisé et plus compétitif.

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Le plan, remis à la toute fin du mois de mai, comporte 28 mesures regroupées sous 8 thèmes. L’objectif global est “d’accroître les volumes mis en marché à l’exportation”, c’est-à-dire d’exporter plus (passer de 13,5 à 16 millions d’hectolitres d’ici 2013), et “de renforcer la qualité et l’image de la production pour améliorer la valorisation du produit”, à savoir faire que nos prix, actuellement 1,9 fois plus chers que le cours mondial, deviennent plus de 2 fois plus chers que ce cours.

Les mesures et la volonté qui se cache derrière

La plupart concernent l’organisation administrative de la production française de vins, et vont dans le sens de ce qu’on pourrait appeler a priori une “centralisation sensée”, avec un appareil à deux étages (le national, et des organes régionaux) où les décisions sont prises pour à la fois respecter l’identité et les desiderata des régions, mais aussi développer la cohérence de la viticulture nationale. Lire le reste de cet article »