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Archive pour la catégorie ‘économie’

Lettres de Chine # 5 : Et la Chine créa son vin!

Tuesday 16 February 2010

Les meilleures choses ont toujours une fin et cette série de nos lettres de Chine s’achevera sur cet ultime écrit. Voilà maintenant 4 articles que nous avons constaté combien le marché chinois était prometteur. L’essor fulgurant de la consommation de vin en Chine amorcé par le développement de la grande distribution laisse rêveur les producteurs du monde entier. Nous avons vu qu’en préconisant un modèle de développement basé sur le long terme nos producteurs locaux ont tout à gagner au réveil du Géant Jaune. Une unique inconnue demeure à savoir comment évoluera la qualité des vins chinois?

A l’heure actuelle, le gouffre qui sépare la production chinoise de celle des grands cadors comme la France est immense. On est donc en droit de se demander si les chinois parviendront, dans les prochaines années, à hisser le niveau qualitatif de leurs produits afin de capter une clientèle chinoise de plus en plus familiarisée à la boisson de Bacchus. Vous l’aurez compris nous Lire le reste de cet article »

Lettres de Chine # 4 : La Consommation de vin en Chine

Thursday 21 January 2010

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1 milliard de bouteilles ! Voilà l’estimation de la demande annuelle de vin en Chine l’année prochaine. Malgré ce chiffre impressionnant de nombreux analystes et journalistes étrangers tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme.
Pourquoi cette alerte? Certes, les chinois consommeraient de plus en plus de vins mais du vin chinois ! Lire le reste de cet article »

Lettres de Chine # 3 : La Chine veut Vin sur Vin !

Wednesday 13 January 2010

Dans la seconde lettre de Chine nous avons vu que l’essor fulgurant de la grande distribution en Chine représentait une opportunité rêvée pour les producteurs de vin. En effet, cela leur a donné un véritable espace de vente touchant le plus grand nombre. Aujourd’hui les chinois peuvent donc acheter du vin en masse via ces nouveaux réseaux, chose qui était jadis impossible.

Tout semble donc être réuni pour faire de la Chine le nouvel Eldorado viticole .Cependant, avant de se lancer dans de telles spéculations, il nous reste à aborder une question centrale :les chinois sont-ils réellement prêts à acheter un produit avec lequel ils ne sont pas encore familier?En effet la dégustation de vin n’est absolument pas ancrée dans la culture chinoise mais les chinois apprennent vite. Depuis quelques années, les actions se multiplient pour démocratiser ce breuvage venu d’occident.

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Quand la Chine voit rouge

En Chine le vin est un produit relativement nouveau. Il était réservé, dans le passé, à une petite minorité pour ne pas dire une élite. Sa consommation est à mettre en relation avec un trait typique dans le milieu des affaires chinois : Entretenir le réseau (Guanxi en chinois) !

En effet contrairement aux pays occidentaux, en Chine avant d’entamer une relation commerciale il faut commencer par entamer une relation amicale. Cela passe par des invitations au restaurant, présentation des familles, etc. Cette étape permet de développer la confiance mutuelle entre futurs partenaires d’affaires. A ce petit jeu là, Lire le reste de cet article »

Lettres de Chine # 2 : Chine, vin et grande distribution

Monday 11 January 2010

Ce second volet de notre voyage dans les terres de Mao va nous emmener vers un thème au combien important dans notre compréhension de ce marché : La grande distribution.

En France 80% du vin est vendu en grande surface. Le rapide développement des réseaux de grande distribution en Chine présente donc une opportunité majeure pour tout vendeur de vin désireux de s’y faire une place. Wall Mart, Auchan, et surtout Carrefour sont autant d’enseignes qui donnent une place importante aux vins au sein de leurs rayons.

Pour bien comprendre l’impact d’une telle évolution dans les mœurs chinoises il convient d’analyser au préalable quel était le fonctionnement de la distribution chinoise avant l’arrivé des grandes enseignes occidentales ; en quoi la réforme économique chinoise leurs a permis de pénétrer efficacement le marché chinois ; comment font ces nouveaux acteurs pour promouvoir les produits viticoles étrangers mais aussi et surtout locaux.

 Une tradition très présente

Avant l’arrivée de la grande distribution en Chine, on ne trouvait du vin que dans de petits magasins de quartier…

Au cours de mon séjour j’ai pu constater que la Chine et plus particulièrement Shanghai connaissent une véritable mutation du processus de distribution. Cette transformation se fait à plusieurs vitesses. On trouve ainsi une approche très traditionnelle : les vendeurs de rue, qui proposent viandes, fruits et légumes frais, sont toujours très présents. A côté de cela, il existe beaucoup de magasins de quartier dans lesquels on peut quasiment tout acheter. C’est ici que commence notre quête du vin.

Une fois à l’intérieur oubliez toutes vos habitudes d’occidental, l’organisation n’est pas le maître mot ! Il n’est donc pas rare de trouver quelques téléviseurs en promotion à coté d’un canard fraichement découpé. Où donc trouver une bonne Lire le reste de cet article »

Vin : l’Inde ne la joue pas fair play

Monday 22 June 2009

Depuis un certain temps déjà, l’Inde se voit reprocher d’utiliser des pratiques protectionnistes à l’égard de son secteur des vins et spiritueux. L’Union européenne, comme les Etats-Unis et l’Australie, ont d’ailleurs déposé des plaintes auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), exigeant un abaissement des barrières tarifaires supportées par les boissons alcoolisées à l’entrée du pays.
La dernière décision en date de l’OMC donne cependant raison à l’Inde.

L’Inde ne la joue pas fair play

Afin de mieux cerner le problème en question, il est nécessaire de rappeler que l’Inde est une fédération d’États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. La vente de boissons alcoolisées est réglementée en interne par chacun des 28 États qui composent la “plus grande république du monde”. Chaque État a donc ses propres règlementations et sa propre politique fiscale et douanière.
Pour en revenir à ce qui nous intéresse, on constate que la consommation de vin en Inde est un phénomène quasi exclusivement urbain puisqu’elle se réalise à plus de 90% dans les villes de Delhi, Mumbai, Kolkata, Chennai et Bangalore, quelques capitales étatiques, Goa et enfin partout où se trouvent les grands hôtels de luxe. Il existe le cas particulier de certaines îles où la consommation boissons alcoolisées est répandue et qui sont soumises à des régimes spéciaux.

Pour les professionnels du secteur, travailler en Inde c’est un peu comme travailler dans une trentaine de pays différents. Plus particulièrement, la consommation de vin étant assez exclusive et réduite, notamment par rapport à celle de bière ou de spiritueux, les volumes sont petits. La faible importance économique de la filière vin est sans doute la raison pour laquelle les régulateurs n’y ont pas prêté une grande attention avant de la soumettre aux mêmes modalités d’importation que les spiritueux ou la bière.
Le problème date de juillet 2007 lorsque le gouvernement national, cédant à la pression de l’OMC, a retiré le “mutli-tier Additional Customs Duty” qui pesait sur les exportations de vins et spiritueux à destination de l’Inde. Le droit de douane pour ces produits a ensuite été augmenté de 100% à 150%. Au même moment passait un texte de loi permettant au gouvernement de chaque État d’imposer une taxe supplémentaire sur l’importation de ces produits, équivalente à celle prélevée sur les vins produits nationalement.

Ces surtaxes ont contribué à rendre le marché très hermétique et à décourager les exportateurs. Les droits de douane, surtaxes d’État comprises, pouvaient atteindre 550%, un niveau que les syndicats professionnels américains et européens considèrent exagéré. Le gouvernement de l’État de Tamil Nadu est sans doute celui qui est allé le plus loin dans cette politique protectionniste puisqu’il a tout simplement fermé son marché à tous les vins et spiritueux qui ne sont pas de provenance indienne.

Des accusations justifiées

Un des rares endroits où il était encore possible d’acheter du vin à des prix raisonnables en Inde était dans l’État de Karnataka. Les taxes sur la vente de vins étrangers y étaient les mêmes que pour les vins nationaux. Poussé par le lobby des wineries locales qui demandaient à ce que la production indienne soit protégée de la concurrence étrangère envahissante, le gouvernement d’État a élaboré une nouvelle taxation Lire le reste de cet article »


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