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Archive pour la catégorie ‘Encyclopédie’

Côtes du Rhône : de Sablet à Vacqueyras

Thursday 3 September 2009

Le système des AOC viticoles français n’est pas sans mystères pour les amateurs de vins, et, pour beaucoup, il reste très difficile de bien se repérer au sein d’une région viticole particulière. On cite souvent comme exemple les crus de Bourgogne, mais aujourd’hui ce sera des Côtes du Rhône méridionales qu’il s’agira, et principalement de la partie des Dentelles.

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Les Côtes-du-Rhône

La région de la Vallée du Rhône est large, et un amalgame est souvent fait entre les différentes sous-régions qui la composent. La partie Sud, si l’on excepte Châteauneuf, est dominée par l’appellation Côtes du Rhône, ou Côtes du Rhône Villages, avec distinction des nombreux villages qui en font partie. Cette appellation est très générique, et regroupe donc des vins aux profils très différents. Lire le reste de cet article »

L’élaboration du vin rosé : manuel pédagogique à destination des législateurs européens

Monday 27 April 2009

C’est aujourd’hui que devait être prise la décision de la Commission Européenne sur le projet d’autorisation des mélanges de vin blanc et de vin rouge pour faire du rosé. Cette décision est finalement reportée au 19 juin et pendant que le débat fait rage interrogeons nous sur la question de l’élaboration traditionnelle.

Comment fait-on du vin rosé ? Mieux comprendre les différentes étapes qui constituent son élaboration permettra d’avoir une meilleure idée des causes défendues par les vignerons de Provence, plus grande région productrice de vins rosés en France. A lire d’urgence donc avant le 19 juin, date du vote final au parlement européen.

L’élaboration du vin rosé : rmanuel pédagogique à destination des législateurs européens

On dit souvent du vin rosé qu’il est un vin technologique. Cette réputation un peu restrictive fait référence à l’importance des premières étapes, les opérations pré-fermentaires, dans le processus de vinification. Une fois arrivés à la cave, les raisins sont en effet soumis à un certain nombre d’opérations nécessaires à leur transfert, au tri, à l’extraction des moûts, à leur clarification et à leur protection.

Dès la vendange commencée, le vinificateur ne dispose que de quelques heures pour faire, à partir de raisins rouges ou noirs, un rosé correspondant à ses critères définis. Il doit décider du sulfitage et autres intrants, du type de macération, de sa température, de sa durée tout en intégrant dans ce système la qualité des raisins et les contraintes de cave, qui peuvent être matérielles ou humaines. Pour le rosé les principaux cépages utilisés sont le cabernet franc, le merlot, le pineau d’Aunis, le pinot noir, le gamay, le carignan, le cinsaut, le grenache noir, le tibouren, la syrah et le mourvèdre, parmi d’autres qu’on aurait pu citer aussi. Selon les régions ou les cépages, les moyens pour obtenir du moût à partir de raisins rouges et noirs peuvent varier.

Le pressurage direct

En Provence, où l’on cherche une couleur pâle et une certaine finesse aromatique, la technique du pressurage direct est très répandue. Les raisins, vendangés à la main ou mécaniquement, sont directement déversés dans le pressoir de sorte que la macération ne dure que le temps du remplissage. L’extraction est ensuite lancée selon un cycle dans lequel se succèdent des phases à des niveaux de pression qui augmentent progressivement, alternées avec des phases de “rebéchage” pour évacuer le marc.

Selon le type de vin recherché, ces jus seront conservés ou non et peuvent être vinifiés séparément. La couleur et les caractéristiques gustatives du jus obtenu évoluent considérablement au cours du pressurage. Une élément important de cette évolution est la gestion de l’agressivité tannique. Le fonctionnement discontinu des pressoirs actuels impose une organisation du chantier de récolte de sorte à optimiser le flux de raisins vers l’atelier de pressurage, qui doit aussi être dimensionné en conséquence.

La saignée

A Bordeaux en revanche, les Clairets sont traditionnellement élaborés par saignée des cuves de vin rouge. Cette technique consiste, après quelques heures (6 à 24h) de macération à soutirer une partie du jus (5 à 15%) qui fournira la base des vins rosés. Le reste de la cuve permet d’élaborer un vin rouge riche en polyphénols (“tannins végétaux”). Historiquement, c’est d’ailleurs dans l’objectif d’obtenir des vins rouges “corsés” que la saignée a vue le jour.

Cette technique convient particulièrement pour les caves non spécialisées dans l’élaboration du rosé puisqu’elle présente un certain nombre d’inconvénients. Les premiers jus obtenus lors du pressage sont aussi les plus sucrés et le rosé élaboré est souvent très “alcooleux” après fermentation. Les rosés obtenus par saignée sont aussi en général plus colorés que que ne le sont les rosés de Provence, plus populaires sur le marché. Phénomène de mode ou non, les rosés très tintés sont moins appréciés. Le dernier grand inconvénient tient au fait que les caves utilisant cette méthode ne peuvent pas véritablement se spécialiser sur le segment rosé puisque le rendement d’extraction est limité à un maximum de (plus ou moins) 20%. Cela dit, ces vins rosés constituent une intéressante diversification de l’offre.

Il existe enfin une méthode intermédiaire qui consiste à faire la macération du jus en cuve ou dans le pressoir à cage fermée, de sorte à assurer un contact contrôlé entre le jus et les pellicules. Contrairement à la saignée, après écoulage de tout le jus, le marc frais est pressé et peut être incorporé en totalité au jus de goutte.

Puisqu’on parle de couleur et manifestement pas de goût, parlons couleur !

La grande question autour de la couleur passionne les vignerons. C’est tout un art selon le vin qu’on souhaite élaborer et les difficultés sont nombreuses. La couleur des vins rosés provient en effet du contact entre la matière solide et le jus. Ce contact permet la diffusion de certains composés comme les anthocyanes, responsables de la “coloration“ des vins, de la pellicule vers le moût. Au cours de la vinification, la perte des anthocyanes est quasi constante quelle que soit la région et le millésime. Bien que l’évaluation de ces composés soit délicate sur les vins rosés compte tenu de leurs faibles quantités, les pertes sont toujours voisines de 50%. La couleur du vin est donc plus ou moins déjà définie dès les premières étapes de la vinification et l’obtention du jus. Le Centre de Recherche et d’Expérimentation sur le Vin Rosé estime que 60% à 80% de l’intensité colorante est perdue au cours de la fermentation alcoolique. L’élevage et l’assemblage vont aussi servir à modifier l’apparence du vin. Le vinificateur doit avoir ces différents éléments en tête et à l’avance pour obtenir un produit pour lequel il a parfois déjà élaboré une stratégie marketing (tonalités de l’étiquette sur la bouteille par exemple).

Tous ces problèmes seront bientôt réglés grâce au fameux projet de directive européenne autorisant le mélange des vins pour faire du rosé. Merci Madame la commissaire européenne pour l’agriculture et le développement rural. On verse un peu de rouge dans du blanc (pourquoi pas un peu de cabernet sauvignon dans du riesling !) et on touille…ça ne ressemble à rien, et c’est mauvais. Pour le plus grand bonheur des yeux et des papilles, on achètera traditionnel.

Lettres d’Amérique #2 : faire respecter le Champagne outre-Atlantique

Tuesday 27 January 2009

Ce n’est pas la première fois que l’on mentionne l’appellation champenoise, ni ses difficultés à se faire respecter dans le monde entier et nous avions consacré un précédent article à l‘accord intervenu entre l’Union Européenne et l’Australie

Le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC) espère qu’un jour le nom de Champagne ne sera plus associé qu’à la boisson originaire de la région de Reims, et non utilisé à tort et à travers pour désigner tout vin pétillant. On sait déjà que le combat n’est pas gagné d’avance, mais voici la nouvelle initiative champenoise : une publicité dans le magazine d’une compagnie aérienne américaine (US Airlines, pour ne pas la nommer).

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La NASA débouchonne le vin

Monday 15 December 2008

Selon le magazine anglais Decanter, un procédé utilisé actuellement par la NASA permettrait d’ôter le goût de bouchon du vin. Ce procédé est connu sous le nom d’Airocide, et est principalement destiné à nettoyer l’air et, à la NASA, à maintenir certains produits alimentaires frais à bord des stations spatiales.

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Comment ça marche ?

Le processus est complexe : l’air est généralement aspiré et déversé dans une boîte contenant un “lit” de dioxyde de titanium. L’ensemble est irradié par des rayons UV, qui vont oxyder tous les produits organiques nons désirables. Le produit qui en sort est un mélange de dioxyde de carbone et de vapeurs d’eau.

Le principe de base consiste donc en une transformation de ces substances. Elles ne sont pas simplement isolées, elles sont détruites (par catalyse). Des essais sont en cours pour le vin, puisque les chercheurs se sont aperçus que la molécule responsable du goût de bouchon, la TCA (2,4,6-trichloroanisole pour les intimes), Lire le reste de cet article »

Le Riesling : cépage de l’avenir

Sunday 12 October 2008

Riesling Le Riesling, toute une histoire… A l’origine, on le trouve surtout en Alsace, en Moselle, et en Allemagne, où il est très présent. Chose surprenante, il est aussi cultivé en Nouvelle-Zélande et en Californie, donc sous des latitudes fort différentes. Les vins issus de ce cépage sont secs ou doux, acides et fruités, mais une grande diversité d’arômes et de goûts existe d’un Riesling à un autre. Selon la provenance, la qualité, on choisira de les boire jeunes ou au contraire de les laisser vieillir (certains se gardent sur des décennies).

Alors, pourquoi est-ce que je dis que c’est le (un) « cépage de l’avenir » ? Parce qu’on dit de lui, avant tout, que c’est une éponge à terroir, et qu’il s’adapte aux intempéries, et à des climats rudes. Il résiste très bien aux gelées, et s’adapte avec une facilité déconcertante au climat de la Napa Valley, sans jamais produire deux vins identiques. Je l’avoue, ça peut paraître déconcertant pour les magnats de l’uniformisation, qui ne retrouveront pas le goût attendu, malgré une structure aromatique similaire.

Toutefois, dans le cadre du réchauffement climatique, qui se fait de plus en plus inquiétant, le riesling est, parmi les cépages majoritaires aujourd’hui, un de ceux qui a le plus de chances de rester. Lire le reste de cet article »


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