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Archive pour la catégorie ‘Environnement’

Franck Thomas s’engage pour la protection des terroirs contre le réchauffement climatique

Thursday 10 September 2009

Quatre… c’est le nombre de conférences/sommets/protocoles organisés par l’Organisation des Nations Unies pour parler d’environnement.
Après Stockholm, Rio, Kyoto, et Johannesburg, c’est à Copenhague que se tiendra le nouveau Sommet de la Terre le 7 décembre 2009.

A cette occasion, plus de 50 professionnels du vin et de la gastronomie ont signé, en accord avec Greenpeace, une pétition adressée au Président de la République pour que la France s’engage à prendre des mesures exemplaires pour sauvegarder son environnement et son terroir.

Cette pétition est un appel pour lutter contre le réchauffement climatique qui bouleverse profondément les terroirs viticoles français et mondiaux.

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Franck Thomas, Meilleur Sommelier d’Europe, Meilleur Sommelier de France Meilleur Ouvrier de France 2000, et membre actif de l’équipe Findawine est l’un des instigateurs de cette pétition.  Franck Thomas explique, dans les nombreuses interviews qu’il a donné à travers le monde, six choses différentes :

La surexposition des grains au soleil donne des raisins plus chargés en sucre, ce qui augmente directement le niveau d’alcool des vins. Une fois en bouche, l’alcool prend le pas sur les arômes et la finesse du vin, ce qui le rend moins digeste, plus difficile à apprécier.

La multiplication des périodes de grêle et de gel ravagent certains vignobles. Le réchauffement climatique a aussi pour conséquence d’amener de nouvelles maladies venues du Sud contre lesquelles nos raisins ne sont pas préparés. Il y a donc un risque phyto-sanitaire et économique énorme.

On observe donc une migration des terroirs vers le Nord qui peut les mener, à long terme, à se déplacer à plus de 1000 kilomètres de leur terroirs actuels.

Franck Thomas explique par ailleurs que l’on ne peut pallier ces phénomènes par une simple irrigation car les réserves d’eau doivent être utilisées avec parcimonie. Aussi, la modification des cépages utilisés pour l’élaboration des vins aurait pour conséquence de bouleverser la typicité des vins français. Le grand sommelier prédit par exemple que d’ici 40 à 50 ans, le pinot noir et le riesling comme on les connait actuellement auront disparu.

Ces cinquantes pontes de la gastronomie, parmis lesquels figurent aussi le sommelier Antoine Pétrus et les grands chefs Marc Veyrat, Mauro Colagreco, et l’oenologue Stéphane Derenoncourt joignent donc leur forces pour que la France, deuxième producteur mondial de vin derrière l’Italie, montre l’exemple en proposant aux pays développés de réduire de 40%  leurs émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de développer des mécanismes solides d’aide aux pays en développement.

Car au delà des effets du réchauffement climatique sur la vigne, cette pétition soulève aussi la question du rapport qu’entretiennent les hommes avec la vigne.  Pour Yvon Minvielle, autre signataire et propriétaire du chateau Lagarette, le réchauffement climatique permet de se soulever le problème de l’utilisation massive de la chimie dans la vigne. Il suggère de “se remettre à l’écoute de la plante, et de privilégier le préventif“.

Et pour faire frémir les plus sceptiques, il faut savoir qu’un réchauffement moyen d’un degré transfère en théorie les cultures d’environ 300 kilomètres vers le nord.

Lettres d’Amérique #6 : les oiseaux et l’alcool

Friday 15 May 2009

L’alcool fait des ravages chez les humains, mais aussi chez nos amis les animaux, qu’on se le dise. C’est donc la suite de notre visite de la Californie, avec un passage par le domaine Viansa, dans la Sonoma Valley (à l’ouest de la Napa Valley), un domaine dont le propriétaire a une affection toute particulière pour les oiseaux.

viansa-reserve.jpg

Il a donc décidé de leur offrir un espace où ils pourraient vivre en paix, où ils ne seraient pas chassés, et cette réserve de quelques hectares se situe juste à côté d’une partie des vignobles du domaine. Vous pouvez voir la réserve au premier plan de la photo ci-dessus, et à la gauche des quelques vignes que l’on aperçoit au pied du domaine.

Or, les oiseaux aiment le raisin.

En septembre, à la fin des vendanges, il se produit donc un phénomène assez particulier. Lire le reste de cet article »

Geowine : la technologie au service des vignerons.

Wednesday 8 April 2009

La coopérative Producteurs Plaimont, dans le Gers, lance un grand programme de géomatique appliquée au vin. La géomatique regroupe l’ensemble des outils et des méthodes permettant de représenter, d’analyser et d’intégrer des données géographiques. Il s’agit donc d’une discipline qui intègre sciences de la terre et technologie de l’information via l’acquisition, le stockage, l’analyse, la diffusion et la gestion des données relatives aux territoires.

Le projet Geowine, qui engage la construction d’un système de géo-traçabilité à partir de données viticoles et œnologiques, devrait permettre d’assurer une traçabilité complète “de la parcelle à la bouteille” tout en aidant à l’élaboration des cuvées.

Geowine : la technologie au service des vignerons.

Gérer sa parcelle en fonction de ses caractéristiques propres 

Les objectifs d’un tel projet sont divers. Dans un premier temps il permettra d’associer les données sur l’environnement et les pratiques viticoles. Le traitement centralisé au sein d’une banque de données des informations sur le terroir (cépages, sol, sous-sol, etc.) et sur les conditions de vinification fournira une connaissance précise de la production pour les domaines. Les données climatologiques, intégrées au système, seront comparées aux caractéristiques œnologiques des jus.

Cela permettra de connaître la réaction de chaque parcelle aux différentes conditions de culture et donc de faciliter l’élaboration des cuvées : si l’on sait que dans certaines conditions météorologiques, une parcelle sableuse X donne un résultat moyen, le vigneron pourra adapter ses techniques de culture pour pallier aux insuffisances constatées et ajuster la qualité de ses raisins en fonction de ce qu’il recherche. Les recherches sur les variables pertinentes de l’effet terroir et de l’effet millésime en seront grandement améliorées.

Une traçabilité bénéfique tant pour le consommateur que pour le producteur

Dans un second temps, le projet constitue un élément de réponse aux directives européennes sur l’étiquetage des vins d’appellation d’origine protégée. Cette traçabilité “de la parcelle à la bouteille” sera particulièrement appréciée des consommateurs qui pourront dès lors être rassurés sur l’origine exacte du vin dont ils font l’achat. Chaque bouteille sera identifiée grâce à la technologie du code à bulles de la société Prooftag, membre du consortium Geowine labellisé par le pôle de compétitivité “Agrimip Innovation”.

Certains très grands crus classés en Bordeaux, en Bourgogne ou encore des vins américains utilisent déjà cette technologie qui permet de lutter contre la contrefaçon (8 à 10% du commerce mondial) mieux que n’importe quelle autre solution sur le marché. Au delà de la sécurité et de l’authentification des vins, l’intérêt d’une traçabilité accrue est manifeste pour le producteur qui aura une meilleure visibilité des performances commerciales de ses produits et qui pourra donc mieux les valoriser auprès des circuits de distribution et des consommateurs. Voilà donc un outil intéressant pour les domaines qui souhaitent développer leurs ventes.

Le budget pour le développement de ce projet se chiffre à 2,5 millions d’euros et est assuré par l’Union européenne, la région Midi-Pyrénées, le département du Tarn-et-Garonne et les coopérateurs de Plaimont. Des résultats exploitables sont attendus dès la vendange 2011.

Nouveau format de Bag-in-Box : 25 000 litres

Thursday 19 February 2009

Le développement durable est un sujet qui passionne de plus en plus de professionnels de nos jours, et les professionnels du vin ne sont pas en reste. On sait que l’étape la plus “polluante” dans l’élaboration d’un vin est son transport : des bouteilles font presque le tour du monde dans des containers. Mais pourquoi ne pas expédier que le vin, et l’embouteiller sur place ?

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Le Flexitank

C’est justement le but du Flexitank. Techniquement, il s’agit d’un immense bag-in-box, d’une contenance de 25 000 litres. Il est rempli de vin, et est expédié du pays de production au pays de consommation. Enfin, le vin est embouteillé sur place.

Quand on sait qu’une bouteille pèse entre 600 et 700 grammes, et que 25 000 litres remplissent 33 333 bouteilles de 75 cL (avec une petite marge), l’économie est quand même de quelques 20 tonnes de verre, dans l’hypothèse la plus basse. D’un point de vue écologique, ce sont 20 tonnes de moins, à chaque voyage, qui ne sont pas transportées, ce qui n’est pas négligeable. Lire le reste de cet article »

Les vins Bios : Les différentes méthodes

Monday 29 December 2008

L’expression “vin bio” recouvre en réalité plusieurs réalités. Le consommateur fait rarement la différence, c’est la raison pour laquelle nous présentons les différentes méthodes.

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L’agriculture biologique

L’agriculture biologique est basée sur le rejet de tous les produits chimiques, pesticides, fertilisants, désherbants. Pour pouvoir être certifiés, les domaines doivent être contrôlés régulièrement par un organisme accrédité AB. Les vignes sont alors traités avec des produits d’origine naturelle exclusivement ce qui complique la lutte contre les maladies. Ce type d’agriculture représente environ 2% des exploitations viticoles en France.

La biodynamie

Plus rare, cette technique consiste à favoriser la terre, la vie des sols, en appliquant à la terre des préparations naturelles avant le labour des champs. Ils ne représentent que 10% des domaines viticoles bios.

Le vin sans souffre ajouté

Attention à ne pas faire d’amalgame entre vin bio et vin sans souffre. Le label bio ne prohibe pas l’utilisation du souffre qui agit comme un stabilisateur et permet une vinification moins risquée et une conservation saine. Au contraire ces vins sans souffre peuvent souffrir d’oxydations prématurées, et des arômes peu valorisantes peuvent apparaître. Les vins ne peuvent pas être conservés à une température supérieure à 14 °C et leur évolution est très rapide après leur ouverture. On trouve aujourd’hui très peu de domaines produisant des vins sans souffre ajouté.


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