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Archive pour la catégorie ‘Finance’

Un vignoble n’est jamais à vendre

Monday 27 July 2009

Il est très difficile de trouver de l’information sur les propriétés viticoles à vendre. Et pour cause : ceux qui les détiennent les protègent de toute publicité, et s’efforcent de les garder aussi secrètes que possible. Pourquoi ? Et, si c’est vraiment le cas, comment les ventes se concluent-elles ?

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Les risques du vendeur

Un changement de propriétaire, pour un domaine viticole, n’est pas une chose anodine. Les principaux risques encourus sont du côté de la distribution et de la vente des vins, et ce pour deux raisons. La première, c’est qu’une mise en vente signale aux distributeurs des difficultés financières probables, qui pourraient se ressentir sur la qualité du vin (moins de moyens, donc plus forcément les moyens d’assurer la même qualité). La conséquence directe est une baisse des ventes.

La seconde raison, c’est l’inquiétude associée au changement de propriétaire Lire le reste de cet article »

Le vin fragilisé par la crise financière

Tuesday 10 February 2009

Il y a des professions de la filière viticole qui sont plus exposés aux aléas de la finance que d’autres, le métier de négociant en fait partie. Au-delà de la crise qui affecte la consommation dans le monde entier, le négoce subit de plein fouet l’instabilité des marchés financiers du fait de son modèle économique.

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Le négoce

En effet, la base du métier de négociant est d’acheter des vins très jeunes, avant élevage, et de les revendre après élevage, à travers les filières de distribution classiques (restaurants, supermarchés, cavistes). Or, il s’écoule en général 1 à 2 ans entre ces deux étapes. Le négociant est donc contraint de payer les vins aujourd’hui, mais ne pourra toucher l’argent de la vente qu’au moment de la revente (donc au plus tôt après l’élevage). Ce décalage génère un besoin de trésorerie, c’est ce que l’on appelle un besoin en fonds de roulement. Bien sûr, les situations divergent en fonction des régions et des rapports de force avec les producteurs et les distributeurs, il s’agit ici d’une présentation schématique.

Le moyen le plus efficace pour financer ce besoin, et le plus communément utilisé, est le financement par prêt bancaire. Le marché du vin étant assez stable, les banques n’avaient aucun problème pour prêter aux négociants, et recouvraient toujours leur argent en temps voulu, sans le moindre souci.

La crise financière

Cependant, avec les événements de l’année 2008,  les liquidités se font rares et les banques ont entamé une politique de restriction des prêts. Les négociants ont donc eu énormément de difficultés pour financer leur activité. La suite est logique, et cette logique est cruelle : pas de prêt = pas d’argent = pas d’achats. Pas d’achat = de gros problèmes pour les propriétaires-récoltants qui font habituellement affaire avec des négociants pour vendre leur vin (ou leur moût). Il en est de même pour les exploitants spécialisés dans l’élevage.

Le résultat, c’est une partie de la filière qui se paralyse, et qui est directement touchée par la situation actuelle des banques et leurs réserves quant à l’émission de nouveaux prêts. Notons tout de même que ce résultat est balancé par la solvabilité des négociants : ce sont des entreprises fiables, installées depuis plusieurs années et qui dégagent des profits certains, ce qui a tendance à encourager la confiance des organismes de prêt, et à limiter les difficultés.

Cette question de trésorerie se pose bien sûr aussi aux producteurs, surtout lorsque ces derniers souhaitent garder leurs vins en cave le plus longtemps possible. Ce souhait, qui a une logique économique (le vin est vendu plus tard mais plus cher car il est meilleur) et une logique de marque (le producteur maîtrise mieux le moment où sa productin sera bue et donc la perception de son produit par les consommateurs) se heurte ici aussi à la question de la trésorerie.

Château Latour : à vendre !

Monday 12 January 2009

Des rumeurs circulent actuellement, qui disent que Château Latour ferait prochainement l’objet d’une vente. Cette information, publiée par le Sunday Times, n’a pas été confirmée, mais le magazine indique que des sources, dans l’industrie du vin, affirment que la propriété serait sur le marché.

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Les détails

Château Latour est pour le moment la propriété de la société Artemis, appartenant elle-même au groupe PPR, présidé par François Pinault (Pinault détient aussi la maison de ventes Christie’s, et de nombreuses marques de luxe, comme Gucci par exemple). Il semblerait que la vente soit effectuée par la banque Lazard, et on parle de prix avoisinant 150 à 200 millions d’euros (alors que des sources de la région bordelaises parlent de quelques 600 millions) pour 78 hectares de vignoble.

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Investir en bourse ou dans les primeurs?

Tuesday 21 October 2008

 Si l’époque des primeurs est passée, la crise financière bat son plein et certains petits épargnants regrettent sûrement de ne pas avoir liquidés leurs actions au printemps pour investir dans les primeurs. A cette occasion nous nous livrons à ce petit exercice de raisonnement : vaut-il mieux investir en bourse ou dans les primeurs?Je tiens tout de même à préciser en préambule que le vin est fait pour être bu et pas pour spéculer…

Selon vous, quel est le lien entre vous et le directeur financier d’une entreprise du CAC 40 ? Entre vous arpentant les allées du magasin de votre caviste préféré et un trader s’agitant à Wall Street ? Simplement, il s’agit de la manière dont vous gérez ce que vous avez. En l’occurrence, pour eux, de l’argent, des actions, des projets d’investissement. Pour vous, des bouteilles, et une cave.

Vin et finance de marché

Inconsciemment, votre cave obéit aux lois de la finance de marché, comme un fonds où vous auriez placé de l’argent. Grâce aux principes de base de la finance, d’ailleurs, on peut même déterminer si vous avez réalisé une bonne ou une mauvaise opération, d’un point de vue strictement pécuniaire : entre avoir acheté ce vin il y a 10 ans, l’avoir gardé en cave jusqu’aujourd’hui, et avoir investi la somme sur un livret A (ou autre) pendant ces mêmes 10 ans, et acheter la bouteille aujourd’hui dans le commerce, avez-vous fait le bon choix ?

Dans la même veine, avez-vous raison d’acheter en primeur ? Le caviste qui vous rembourse vos primeurs au prix d’achat parce qu’il a mal prévu son stock est-il en train de vous arnaquer financièrement ? Vaut-il mieux investir dans le vin, l’immobilier, ou les cours boursiers ? Réponses dans la suite de l’article !

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États-Unis : dans 10 ans, 50% des domaines auront changé de propriétaire

Monday 22 September 2008

Depuis quelques années, le vin est devenu une valeur spéculative, un produit sur lequel on investit, et cette tendance n’a fait que s’accélérer récemment. Aux États-Unis, elle commence à s’étendre puisque la tendance ne concerne plus que le vin mais aussi les domaines viticoles. Il paraîtrait même que la période est propice à l’achat de domaines, selon une étude de la Silicon Valley Bank, dont le siège est en Californie.

Une étude montre, entre autres, que la population qui possède des domaines viticoles en Californie, dans l’Oregon et dans l’État de Washington (les 3 états américains qui produisent le plus de vin) est une population vieillissante, qui ne va pas tarder à commencer à vendre ses propriétés. Évidemment, tous les héritiers ne sont pas forcément enclins à reprendre le flambeau…

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Actuellement, les États-Unis comptent 5000 domaines viticoles, qui produisent du vin sous 7000 noms de marques différents, pour les vendre à 450 distributeurs. Au cours des dernières années, le nombre de marques a doublé, et celui de distributeurs a été divisé par deux. D’où des difficultés pour les petites propriétés familiales, incapables de négocier sur les prix et de se faire la place qu’elles désireraient dans les rayons des magasins.

La quantité minimale, pour être en mesure de négocier convenablement avec les distributeurs, se situe autour d’un million de caisses produites par an. Du coup, beaucoup de petits domaines en sont loin et les domaines de taille moyenne sont justement à la recherche de petites propriétés à racheter pour arriver à cette production plancher. D’où la prédiction suivante : dans 10 ans, plus de la moitié des propriétés auront changé de main, sans doute dans le sens d’une plus grande concentration.

Mais ce n’est pas la fin des petites propriétés non plus, qui peuvent toujours compter pour s’en sortir sur des clubs de vin (très populaires aux États-Unis), et la vente directe au consommateurs.


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