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Archive pour la catégorie ‘Général’

La Chine et le vin : fantasmes?

Thursday 21 August 2008

Une puissance en plein essor La Chine est indéniablement la puissance mondiale émergente. C’est aussi un des marchés viticoles les plus dynamiques. Même si en Asie, le principal marché reste le Japon, le potentiel Chinois fascine les producteurs qui y voient un El Dorado.

Difficile de ne pas être enthousiastes à la lecture des chiffres : une augmentation de 36% de la consommation contre une moyenne mondiale de 5% et une vente au détail représentant 1,65 milliard de dollars. Les prévisions annoncent une progression de 55% du volume des vins importés d’ici 2010, de quoi faire rêver nos producteurs Français. De surcroît, ce phénomène est accéléré par le besoin des « Nouveaux riches » Chinois. Ces derniers génèrent effectivement une demande importante en vin prestigieux, et n’accordent souvent pas d’importance aux prix, contribuant ainsi à l’envolée vertigineuse des prix, notamment des grands crus.

Cependant, ces « clients en or » restent une cible limitée et réservée aux grands domaines. S’ils sont très visibles ce n’est bien sûr pas eux qui feront le marché chinois et il faut pour cela l’émergence d’une classe moyenne dotée d’un pouvoir d’achat accru et d’une ouverture sur le monde suffisante.

Pour l’instant en effet, la majorité des Chinois ne peuvent pas s’offrir de vin Français, à cause d’un niveau de vie trop faible. Les économistes anticipent bien sûr à moyen terme, une élévation du niveau de vie moyen Chinois ainsi que cela s’est déjà vérifié par exemple en Corée. Mis à l’échelle de la Chine, l’accession de cette frange de population au marché du vin de qualité promet un avenir radieux aux exportations du monde entier vers la Chine.

Rester prudent

Attention cependant à l’engouement collectif qui a déjà fait beaucoup de déçus et pas mal de Lire le reste de cet article »

De l’objectivité des dégustations de vins par les critiques…

Monday 11 August 2008

Le débat récurrent de l’objectivité des critiques viticoles refait surface dans la blogosphère américaine. Cette fois ci, les détracteurs avancent des démonstrations scientifiques pour remettre en cause les notations ultra précises des principaux guides.

Ryan de Catavino.net nous fait part de ce rapport d’Avery Gilbert. Y est fait le constat qu’il n’existe pas de “super-senteurs” possédant un odorat surdéveloppé mais juste des hommes simplement entraînés à reconnaître les différentes odeurs.

Et effectivement, de là part la remise en question du mythe des grands dégustateurs. Comment peut-on réellement faire la différence entre un vin noté 88 et un autre noté 87 ? Et bien justement, c’est très dur, voire impossible. De plus, l’appréciation du vin étant par définition personnelle, une note ne devrait être efficiente que pour celui qui la donne.

Et c’est sur cet argument que s’appuie le blog 1winedude.com. Car effectivement, les grands dégustateurs ne peuvent pas donner une vision universelle des vins qu’ils notent. Ils ne peuvent donner que leurs avis, et le fait d’avoir un avis personnel ne rend pas Lire le reste de cet article »

Le vin c’est pas du yaourt

Monday 4 August 2008

En France nous avons tendance à classer tous les vins étrangers dans la catégorie “vins du monde”, encore plus fourre tout que les “vins du nouveau monde”. C’est logique, pour nous français, il y a dans le domaine du vin la France et…le reste du monde. Pourtant, dans notre Europe récemment élargie à 27, il existe un pays dont on sait à peine qu’il fait du vin et qui s’avère être un très bon producteur, exportateur et marketeur.

Plus connue pour ses yaourts, la Bulgarie introduit petit à petit ses produits sur le marché Américain. Quelles perspectives pour les vins de niches bulgares ?

La Bulgarie et le vin

Tout d’abord, il faut savoir que la Bulgarie a une histoire viticole vieille de plus de 2500 ans. Le pays est d’ailleurs officiellement divisé en cinq régions viticoles distinctes depuis le 13 Juillet 1960. Ces dernières années, la Bulagrie connaît une renaissance de son activité viticole, notamment avec la perspective de l’entrée dans l’Union Européenne, effective depuis 2007. Depuis une décennie la qualité de la production de vin Bulgare croît sans cesse et les différents climats présents en Bulgarie permettent à la viticulture du pays d’avoir des caractéristiques régionales, tout comme nos régions Françaises.

 

On trouve tout d’abord la région des plaines du Danube, située au nord du pays. Cette dernière offre un climat continental tempéré, un très bon ensoleillement annuel, et un été chaud. Les cépages sont le Muscat Ottonel, le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Chardonnay et un cépage local le Gamza.

Plus à l’est, on trouve la région des Côtes de la Mer Noire qui réalise 30% de la production du pays. Ses automnes long et très doux offrent des conditions très favorables au raisin pour accumuler du sucre, et faire de très bons vins blancs. Les cépages sont le Dimyat, le Riesling, le Muscat Ottonel, l’Ugni blanc, le Sauvignon blanc, le Traminer, et le Gewürztraminer.

La région de la Vallée des Roses produit majoritairement des Lire le reste de cet article »

La glocalisation du vin

Monday 28 July 2008

Qu’est ce que la Glocalisation ? Eh bien c’est un néologisme américain qui naît d’une combinaison de Global et de Local. Le mot décrit le paradoxe entre la globalisation des échanges, des valeurs, et la montée en puissance des influences et valeurs locales. La glocalisation est un paradoxe majeur du phénomène de mondialisation.

La définition peut s’appliquer au monde du vin, on dira alors qu’il devient de plus en plus « glocal ».

Le monde du vin s’internationalise. Les faits ne manquent pas pour souligner ce phénomène. Mais ce qu’il est intéressant de souligner, c’est que le paradoxe de la glocalisation est très marqué. En effet, les jeunes producteurs ont tendance à voyager, à découvrir de nombreux horizons avant de reprendre l’exploitation familiale. Une sorte de tour du monde pour mieux revenir aux valeurs régionales. C’est ainsi que cet enrichissement, ces expériences, ces voyages, seront finalement mis au service du terroir, une fois le jeune viticulteur de retour au pays.

La glocalisation agit d’une autre manière. Ainsi ce que l’on appelle les « Flying Winemakers » en sont un exemple frappant. En effet, ces consultants vinifient de nombreux domaines, réparti généralement dans le monde entier. Des producteurs auront même un domaine en France, en Espagne, au Chili et en Australie. Pourtant cette expérience de globalisation aura pour but de mieux faire ressortir le terroir et les caractéristiques régionales des domaines vinifiés.

Ainsi malgré l’internationalisation des styles, les célébrités « globales » du monde du vin seront utilisées pour faire ressortir la qualité d’un terroir « local ». Le but avoué de ces démarches est d’attirer l’attention sur un vin ou un domaine, en profitant de la crédibilité internationale de ces Flying Winemakers. Et ça c’est agir glocalement.

Mais une question subsiste : Quelle caractéristique dominera ? le global ou le local ? L’avenir proche nous le dira.

Qu’adviendra-t-il des primeurs 2007 ?

Monday 21 July 2008

La campagne primeurs 2007 est désormais terminée, avec les dernières sorties, les dernières mises en vente des crus bordelais. Le verdict reste néanmoins pessimiste, certains experts s’inquiètent : en bref, cette campagne ne se solde pas vraiment sur une note positive.

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Au début de la campagne, après les dégustations, les experts et critiques disaient à qui voulait bien l’entendre qu’il fallait baisser les prix, puisque le millésime n’était pas à la hauteur de 2005 ou 2006, et qu’il était grand temps de mettre un terme aux surenchères qui ont caractérisé ce marché depuis quelques années, avec des vins atteignant des prix exorbitants.

Si certains châteaux ont suivi ces conseils, avec des baisses de l’ordre de 15 à 20 % par rapport aux pris du millésime 2006, ce n’est pas le cas de la majorité, qui est resté sur des tarifs équivalents, pour un millésime dont on s’accorde à dire qu’il n’a pas la qualité du précédent.

Les questions que l’on se pose

A quel prix doit-on vendre un vin ? A sa valeur, en tant que vin, produit de la vigne, doté de telle et telle qualité gustative ? En fonction des coûts de production, des coûts supplémentaires générés par le “sauvetage” d’un “millésime difficile” ? En fonction du marché, et de la spéculation ?

Et quelle est la valeur d’un vin ? Comment peut-on parier sur la valeur future d’un vin goûté presque avant sa Lire le reste de cet article »