Findawine.com, le blog

Findawine.com, le blog

Inscrivez vous
Cherchez et trouvez un domaine, une appellation, un cépage... parmi plus de 1,3 millions de bouteilles du monde entier.
Exemples :beaucastel blanc 2003, sauternes, chardonnay ...

Archive pour la catégorie ‘Histoire’

Vin et histoire # 8: Philippe II de Bourgogne (1342-1404), garant du pinot noir

Monday 26 October 2009

Dans cette série consacrée aux grands personnages du vin, comment ne pas évoquer Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi ? En effet, il est à l’origine du premier décret sur le vin au monde, interdisant la plantation du gamay en Bourgogne et privilégiant le pinot noir. Il influence dès lors fortement l’encépagement et la qualité des vins de Bourgogne mais a aussi indirectement préservé le pinot noir. Par ce comportement novateur, ce souverain a permis d’élever la qualité des vins de Bourgogne.

Philippe II de Bourgogne, dit Philippe le Hardi (1342-1404), est le fils du roi Jean II de France, dit Jean le Bon. Il fut duc de Bourgogne, comte de Flandre et d’Artois, comte palatin de Bourgogne, comte de Nevers, de Rethel, d’Étampes, de Gien, de Charolais, seigneur de Salins et de Malines. Cependant, il fut longtemps appelé Philippe sans terre parce qu’il était le dernier des quatre fils du roi Jean. Par son habileté politique et son mariage avec Marguerite de Flandre, il acquit un vaste territoire et jeta les bases d’un Etat bourguignon.

Philippe le Hardi, jeune

Il prit également le surnom de Philippe le Hardi de la bouche de son opposant le roi d’Angleterre, Edouard III, du fait de son valeureux comportement au côté de son père lors de la défaite française de Poitiers qui marqua le début de la guerre de 100 ans en 1356.
Amateur d’art, mécène fastueux, passionné par l’architecture, il contribua à faire du duché de Bourgogne le plus puissant du royaume de France.

Philippe II le Hardi et le vin

Ce souverain qui a acquis le duché de Bourgogne et l’étendit par des alliances, chercha Lire le reste de cet article »

Vin et histoire # 7: Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), le vin en philosophie

Thursday 18 June 2009

Après Montaigne, abordons le rapport qu’un autre philosophe célèbre a entretenu avec le vin. Il s’agit de Jean-Jacques Rousseau qui s’est particulièrement intéressé à son symbolisme et à son influence sur l’homme.

Présentons succinctement cet illustre penseur du siècle des Lumières. Né à Genève dans une famille calviniste, abandonné par son père à l’âge de 10 ans, Rousseau se forme au gré de ses errances à pied et de ses rencontres. En particulier, celle avec Madame de Warens influencera grandement son œuvre.

Passionné de musique, il écrit des articles sur ce thème dans L’Encyclopédie. Il acquiert ensuite une notoriété philosophique avec sa théorie de l’homme dans le Discours sur les sciences et les arts (1750). Il y prend comme hypothèse méthodologique que l’homme naît naturellement bon et heureux mais que la société le corrompt et le rend malheureux.
Mais son œuvre principale, Du Contrat Social, analyse les principes fondateurs du droit politique. Il y propose un ordre naturel, conciliant la liberté individuelle et les exigences de la vie en société, qui inspirera toute la philosophie de la Révolution française.

Jean-Jacques Rousseau

Rousseau et le vin

Rousseau trouve dans le vin et plus généralement dans la nourriture des messages philosophiques.

Rousseau accorde en effet dans ses œuvres un fort symbolisme à la nourriture et plus particulièrement au vin. La boisson est en effet, selon lui, source de la distinction entre les hommes et les femmes. Dans Emile ou de L’Education, il déclare : « les femmes mangent du pain, des légumes et du laitage » (p 248). Après, son amie Sophie va donc en manger. « Sophie a conservé le goût propre de son sexe : elle aime le laitage et les sucreries ; elle aime la pâtisserie et les entremets mais fort peu la viande ; elle n’a jamais gouté ni vin, ni liqueur forte. » Emile ou de L’Education, (p 749)

A l’opposé, les hommes chercheront saveurs fortes et liqueurs spiritueuses, vin noir et viande rouge. Cela va parfois les viriliser à l’excès. « Les grands mangeurs de viande sont en général cruels et Lire le reste de cet article »

Vin et histoire # 6: Armand Fallières (1841-1931), les vendanges présidentielles

Wednesday 29 April 2009

Avant le bling-bling à l’Elysée, les vignes ! Non, la plante n’a jamais envahi le parc de l’Elysée mais un viticulteur y occupa le Palais. En effet, Armand Fallières, président de la République de 1906 à 1913, était aussi viticulteur. Il imposa à la République l’agenda de la vigne…

Revenons d’abord sur sa carrière politique, réalisée sous la IIIe République. Originaire du Lot-et-Garonne, il est élu maire de Nérac en 1871 et entre à l’Assemblée Nationale parmi les républicains de gauche en 1876. Il occupe par la suite des fonctions ministérielles telles que Président du Conseil en 1883 ou ministre de l’Intérieur en 1882 et est présent dans les nombreux gouvernements de la république naissante. Mais sa carrière culmina avec son élection à la présidence de la République contre Paul Doumer, le 18 janvier 1906.

Les principaux faits de sa Présidence sont le renforcement opéré de la Triple Entente, alliance avec le Royaume-Uni et l’Empire Russe et son opposition à la peine de mort. Il gracie en effet systématiquement les condamnés à mort dans les premiers temps de son mandat.

photo officielle du Président de la République Fallières

Armand Fallières et le vin
Pour ce président, le vin n’est pas seulement un accompagnement des réceptions ou un outil diplomatique. Le président a un contact charnel avec les vignes car il est propriétaire de vignes à Nérac dans son “cher” domaine de Loupillon. En automne, il suspend les activités élyséennes et se rend en train spécial à son domaine pour assister aux vendanges. Le privilège présidentiel de l’époque, en sorte…

Son rapport à la terre et son amour des bonnes choses le rendirent populaire, bien plus que son successeur le lointain et sévère Raymond Poincaré. Il fut ainsi le président le plus populaire de la IIIe République et a inspiré dans son attitude certains de ses successeurs de la Ve République.

Par exemple, lors du mariage de sa fille à l’Eglise de la Madeleine, les badauds parisiens Lire le reste de cet article »

Une histoire de bouchons

Tuesday 14 April 2009

Il y a quelques mois, une étude effectuée dans le Bordelais avait conclu qu’environ 2 à 3% des bouteilles de vins de Bordeaux bouchées au liège étaient affectées par ce “goût de bouchon” qui transforme la dégustation de vin en concours de grimasses. Le phénomène concernerait 12 à 15 millions de bouteilles par an pour l’ensemble des appellations de la Gironde, ce qui constitue une perte significative. Le problème du vin “bouchonné” est tout aussi ancien que le bouchon de liège lui même et constitue le seul reproche qu’on puisse réellement lui faire. Le liège possède en effet d’innombrables vertus et constitue l’une des matières les plus étonnante qui soient.

Une histoire de bouchons

C’est très léger. On l’utilise pour les bouchons de pêche et les bouées depuis déjà bien longtemps. Historiquement, il s’agit d’ailleurs de l’une de ses premières applications pratiques. On utilise le liège depuis environ 4.000 ans et dans le bouchage de vins, on l’a utilisé pendant près de 1.000 ans, de 500 ans avant J-C jusqu’à l’an 500 après J-C. Après cette période, la multiplication des conflits, la chute de l’Empire romain et du commerce qu’il avait généré fait passer le liège au second plan des préoccupations. Il revient dans les année 1600 pour rester en position de monopole pendant près de 400 ans.

Le premier pays producteur de bouchons de liège est le Portugal, suivi de l’Espagne. Ils sont fabriqués dans un grand nombre de pays mais la région la plus réputée pour cette activité reste le pourtour méditerranéen, de la Sardaigne jusqu’en Tunisie. L’exploitation des bouchons de liège est dominée par Amorim, une entreprise familiale portugaise qui en est à sa quatrième génération de dirigeant.

Amorim n’est pas tant un producteur qu’un distributeur mondial de bouchons de liège. La situation de monopole sur le bouchage du vin a entraîné pendant des années un laisser-aller manifeste dans la gestion de la qualité du produit qui n’était soumis à aucun contrôle. Une fois de plus, la règle sur l’inefficacité des monopoles s’est vérifiées : ils sont paresseux. Cela dit, le dirigeant actuel a reconnu les erreurs commises par le passé et s’est empressé de contre-attaquer. Trop tard diront certains ? Mieux vaut tard que jamais. S’ils avaient réagi avant, cela aurait-il empêché les gourmets malins de développer une alternative au problème posé par ce “goût de bouchon” ?

 Bouchon de liège, bouchon synthétique ou capsule à vis … ?

Il aura fallu attendre 1981 pour qu’un scientifique suisse s’y intéresse de plus près : il démasque le responsable qui répond au nom barbare de Trichloroanisol 2-4-6, plus connu pour sous le pseudo TCA et présent dans le liège. Il faudra attendre 1990 pour qu’une alternative sérieuse au bouchon traditionnel soit trouvée. Elle nous vient de Seattle et plus particulièrement de l’entreprise Supreme Cork qui élabore un bouchon synthétique prometteur. La suite, on la connait. Un grand nombre d’entrepreneurs se sont lancés dans le développement de solutions innovantes pour boucher les bouteilles de vin et assurer la préservation des saveurs. Aujourd’hui, le marché des solutions de bouchage se partage entre trois grands produits : le bouchon de liège, le bouchon synthétique et la capsule à vis.

Un récent communiqué du fabricant italien de solutions de bouchage Guala estime que les ventes mondiales de capsules à vis ont crû de 25% en 2008. Elles possèdent désormais 2,5% du marché sur les 17,5 milliards de bouchages vendus dans le monde tous matériaux et procédés confondus. En 2003 déjà, 300 millions de bouteilles de vins étaient bouchées par capsule dans le monde. En 2009, ce chiffre devrait dépasser les 3 milliards. Soit une multiplication des ventes par dix en six ans. Les principaux vignobles utilisant les capsules à vis sont ceux d’Australie, de la Suisse, de Californie, d’Amérique du Sud et de Nouvelle Zélande. En 2008, un peu plus d’un million de capsules ont été utilisées en Europe contre 800 000 en Australie et 250 000 pour l’Argentine et le Chili. Le vieux continent reste donc toujours quelque peu réticent. L’ouverture est lente mais certaine.

En France, certains leaders comme Boisset, Blanck, ou André Lurton sont déterminés à faire le grand saut cette année. Pour le millésime 2008, les vignobles André Lurton devraient capsuler environ 1,3 millions de bouteilles de vins blancs et rosés au détriment du liège. Une décision qui fait les affaires de Péchiney, passé sous le contrôle du canadien spécialiste mondial de l’aluminium Alcan, qui est aussi le numéro un mondial de la capsule à vis pour le vin. Le groupe multiplie les dégustations comparatives et les tests auprès des professionnels pour bien montrer que la capsule n’altère pas le vieillissement du vin en bouteille. Dans certains cas, dit-on chez Alcan, il lui apporte même une fraîcheur aromatique supplémentaire.

Carlos de Jesus, directeur marketing et communication d’Amorim, toujours numéro un du bouchon de liège estime lui que les capsules absorbent un peu moins de 10% du marché mais déclare que les ventes de capsules, comme celles de bouchons de liège, sont vouées à croître au détriment des bouchons synthétiques. Selon les chiffres communiqués par Normacorc, leader de la production de bouchons synthétiques, ceux-ci détiendraient 22,8% du marché pour 2008. George M. Taber, auteur du livre “To Cork or Not to Cork” affirme que l’époque des monopoles sur le marché des solutions de bouchage pour le vin est belle et bien révolue, au grand désespoir de certains, pour le grand bonheur d’autres, mais surtout à la grande indifférence de la plupart. Qu’importe le bouchon, pourvu qu’il y ait l’ivresse !…mais longue vie au liège !

Vin et histoire # 6: Henri IV (1553-1610), roi du vin

Monday 23 March 2009

Sans doute aucun roi de France n’a apprécié le vin et sa diversité autant que ne l’a fait Henri IV. Il est alors logique de lui décerner le titre de roi du vin et de lui consacrer ces lignes.

Henri IV, né Henri de Bourbon, fut roi de Navarre puis roi de France (1589-1610), premier souverain français de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne.
Avant d’être couronné roi de France, il fut d’abord lourdement impliqué dans les guerres de religion en tant que prince de sang et chef protestant.
Il fit en fait au cours de sa vie des allers-retours entre les confessions catholique et protestante tout comme entre sa terre natale, la Guyenne, son château de Nérac, et Paris. A la mort d’Henri III, dernier roi Valois, en vertu de la loi salique et en tant que descendant de Louis IX, il fut le successeur naturel au trône. Après moult négociations et sa conversion définitive au catholicisme, il fut couronné roi de France à Chartres en 1593. En 1598, Il signa l’Édit de Nantes, le premier traité de paix autorisant la liberté de culte pour les protestants, qui mit fin pendant deux décennies aux guerres de religion.
S’ensuivit alors une période de paix et de reconstruction qui permit de renflouer les caisses. Fragilisé à la fin de sa vie par de nouvelles tensions entre protestants et catholiques, il mourut assassiné le 14 mai 1610 par un fanatique, François Ravaillac.

Henri IV

Henri IV et le vin
« Paris vaut bien une messe » aurait prononcé Henri IV lors de sa conversion au catholicisme. Si la foi du futur roi était incertaine, il n’a jamais rechigné sur le vin accompagnant la messe. Cette attitude avait sans doute pour origine son baptême car, selon la légende, il aurait été baptisé avec une gousse d’ail et une goutte de vin de Jurançon. C’était plus généralement un amoureux de la vie, multipliant les conquêtes féminines, menant grand train de vie et mangeant à foison; il fit même de la poule au pot le plat national.
Henri IV célébra alors de nombreux vins, avec parfois des arrière-pensées politiques. A noter toutefois une préférence pour les vins blancs.

La cave d’Henri IV

Jurançon
Le grand-père du futur Henri IV, Henri II de Navarre, acheta des vignes en 1552 près du château de Lire le reste de cet article »


Clicky Web Analytics