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	<title>Findawine.com, le blog &#187; Marketing</title>
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		<title>Les vins de Bordeaux ont la Côte!</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 16:00:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Notre précédent article nous a démontré combien dans un contexte mondialisé et extrêmement concurrentiel nos vins français souffraient de leur conservatisme en matière de marketing. Il est bien beau de lire dans chaque coin de blog que la régulation française n’est pas assez souple il n&#8217;empêche que la réalité est bien plus complexe. Et oui, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Notre<a href="http://www.findawine.com/blog/2010/03/10/vin-francais-es-tu-la/"> précédent article</a> nous a démontré combien dans un contexte mondialisé et extrêmement concurrentiel nos vins français souffraient de leur conservatisme en matière de marketing. Il est bien beau de lire dans chaque coin de blog que la régulation française n’est pas assez souple il n&#8217;empêche que la réalité est bien plus complexe. Et oui, il faut savoir rendre à l’AOC ce qui appartient à l’AOC. Que dirions nous si les Italiens se mettaient à fabriquer du Champagne en Lombardie ? On voit donc qu’il n’est pas si aisé de critiquer nos inflexibles AOC françaises. Alors que faire ?</p>
<p style="text-align: left;">Pour faire bouger les lignes tout en gardant les privilèges et les garanties que confèrent les appellations d’origines contrôlées, nos viticulteurs doivent redoubler d’ingéniosité. C’est pourquoi nous allons analyser dans cet article une initiative originale qui illustre ces nouvelles pistes explorées par les producteurs.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/cotes-Bordeaux1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-883" title="cotes Bordeaux" src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/cotes-Bordeaux1.jpg" alt="" width="698" height="214" /></a></p>
<p><strong>Côtes de Blaye est mort vive Côtes de Bordeaux!</strong></p>
<p>En 2010 les 4 AOC, côtes de Blayes, côtes de Francs, Cadillac et côtes de Castillon se sont rassemblées sous la même  bannière à savoir celle des côtes de Bordeaux. Les raisons sont multiples. Le vignoble bordelais recèle de plus de 50 appellations. Dans ce méandre dénominatif les consommateurs ont parfois du mal à s’y retrouver d’où la volonté de regrouper sous un même nom de famille l&#8217;ensemble des côtes.</p>
<p>D’autre part, l&#8217;utilisation du mot Bordeaux est garant d’une meilleure visibilité, surtout à l&#8217;export. Ce rapprochement favorisera aussi le développement d’opérateurs indépendants qui pourront assembler des vins de Blaye, Francs, Cadillac et Castillon pour les commercialiser en côtes de Bordeaux. Un véritable coup de maître ? Pas si sûr&#8230; Comme toujours chez Findawine, en bon pinailleurs que nous sommes, nous aimons aller au fond du fût.</p>
<p><strong>Un pari risqué</strong></p>
<p>En effet, lorsque l&#8217;on se penche sur le sujet, on constate <span id="more-881"></span>que le succès de cette nouvelle appellation repose sur sa proposition de simplification de l&#8217;offre. Pourtant aujourd&#8217;hui les producteurs des 4 communales (Castillon, Francs, Cadillac et Blaye) ont le choix entre 3 options d’étiquetages : afficher l&#8217;appellation générique côtes de Bordeaux uniquement ; afficher l&#8217;appellation générique suivie de la communale; afficher l&#8217;appellation communale uniquement (à noter que cette 3ième option ne concerne qu&#8217;une minorité de vins).</p>
<p>Le résultat : 1 vin, 3 étiquettes possibles. Les côtes courent donc le risque d’entretenir un peu plus la confusion à défaut de se substituer intégralement aux 4 communales. Les conséquences de cette fusion peuvent donc aller à l&#8217;inverse du but recherché.</p>
<p>Tout le défi sera d’imposer l&#8217;appellation générique aux plus grands nombres de producteurs quitte à faire disparaître, à terme, les communales. Les producteurs seront donc seuls garants du succès de cette nouvelle AOC.</p>
<p>En servant leurs intérêts individuels, qui devraient rationnellement les pousser à privilégier un affichage générique unique, ils serviront un intérêt plus grand qui est celui des côtes de Bordeaux. Ce cercle vertueux n’est autre que l&#8217;illustration de la théorie de la main invisible développer par le sempiternel père de l&#8217;économie néo classique Adam Smith (et oui un peu de culture général ne fait jamais de mal!). Hélas la théorie est bien souvent dépassée par la pratique car c’est sans compter l&#8217;attachement inconditionnel des vignerons à leurs terroirs qu&#8217;il sera dur de supplanter. Dès lors, les paris restent ouverts.</p>
<p>Croisons donc les doigts, remplissons nos verres et souhaitons bonne chance à cette nouvelle initiative qui, on l&#8217;espère, fera foi en matière de développement marketing.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Vin français es tu là?</title>
		<link>http://www.findawine.com/blog/2010/03/10/vin-francais-es-tu-la/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Mar 2010 16:57:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Edouard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les exportations de vins et spiriteux français se sont écroulés en 2009 avec un recul de 16,9%. Parmi les rares exceptions, la vodka Grey Goose, distillée à Cognac, a vu ses exportations progresser de 13%. Pour comprendre l’ampleur du désastre petite piqûre de rappel. Grey Goose est une marque créée par un américain, en 1997, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/vino.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-862" title="vino" src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/vino.jpg" alt="" width="95" height="145" /></a>Les exportations de vins et spiriteux français se sont écroulés en 2009 avec un recul de 16,9%. Parmi les rares exceptions, la vodka Grey Goose, distillée à Cognac, a vu ses exportations progresser de 13%. Pour comprendre l’ampleur du désastre petite piqûre de rappel. Grey Goose est une marque créée par un américain, en 1997, destinée principalement au marché US. Suite à son succès fulgurant, elle a été rachetée par le groupe américano-italien Bacardi Martini. Voilà aujourd’hui ce qui sauve l’honneur de nos exportations, un groupe étranger produisant de la vodka! Mais où va-t-on mon bon monsieur me direz-vous?</p>
<p>Cela fait des années que la France souffre de la concurrence accrue de ses voisins italiens, espagnols et des vins du nouveau monde. Entre 1996 et 2006 la consommation mondiale de vin a augmenté de près de 10%, selon une étude de l&#8217;OIV (Organisation internationale de la vigne et du vin). Durant cette période la France a augmenté de 11% ses exportations (en volume) alors que celles de l&#8217;Espagne ont augmentées de 38% et 72% en l&#8217;Australie. On voit donc à qui profite le développement du marché. Aujourd’hui la vente de vin n’est plus une affaire de production mais aussi et surtout de marketing. La France devrait donc descendre de son piédestal et s&#8217;inspirer de ce qui se fait outre Atlantique.</p>
<p><strong>M comme Marketing!</strong></p>
<p>Le Nouveau Monde gagne des parts de marché grâce à un marketing agressif et adapté à la demande. Ces sociétés viticoles, d&#8217;envergure mondiale (Constellation, Foster&#8217;s Group, Hardys, etc.) sont capables d&#8217;investir des<span id="more-840"></span> sommes d&#8217;argent colossales dans leur marketing mais aussi dans la R&amp;D ce qui explique la qualité de leurs productions. En comparaison avec ces nouveaux géants du vin la production française est bien plus atomisée et artisanale. Impossible dans ces conditions d&#8217;avoir une force de frappe marketing à la hauteur de ses concurrents.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui c&#8217;est bien le marketing qui est la meilleure arme des producteurs de vin du Nouveau Monde. Ils ont notamment réussi à se distinguer par l&#8217;étiquetage de leurs bouteilles. Ils  axent leurs communication sur le cépage alors que l’approche française est centrée sur le terroir.</p>
<p>En Australie, les vignerons communiquent sur les cépages utilisés lors de la vinification et sur la région de production. En France, les viticulteurs communiquent sur le terroir considéré comme un facteur primordial pour donner les arômes au vin. J&#8217;ai encore l&#8217;image d&#8217;un visiteur d&#8217;un salon du vin parisien quasiment agressé par un vigneron alsacien à qui le curieux venait de demander les cépages rentrant dans la composition de son vin&#8230;<br />
De toute façon la législation interdit, pour toute AOC françaises, d’afficher le cépage sur la bouteille. Aux consommateurs d&#8217;être capables de  mémoriser la liste des cépages autorisés pour chacune des 400 AOC françaises. Ce n’est qu’une histoire de volonté !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/chiffres-bordeaux.jpg"><img class="size-full wp-image-842  aligncenter" title="chiffres bordeaux" src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/chiffres-bordeaux.jpg" alt="" width="298" height="288" /></a></p>
<p><strong>AOC: avantage ou inconvénient?</strong></p>
<p>On touche ainsi un problème récurrent à la production viticole française: sa législation. Dans un marché mondialisé le nombre très élevé d&#8217;AOC française peut apparaître comme un frein.</p>
<p>Certains consommateurs ont déjà du mal à situer la France sur une carte, comment espérer qu&#8217;ils puissent faire la différence entre Gigondas et Vacqueyras? Difficile donc d&#8217;appliquer les recettes du succès autraliens ou américains. Il est d&#8217;ailleurs très intéressant de constater que seul les vins dit &#8220;de table&#8221; non pas connus de recul à l&#8217;exportation (voir le graphique ci-dessus) l&#8217;année dernière. Ces vins bénéficient d&#8217;une législation bien plus souple avec notamment la possibilité de faire apparaitre le cépage sur l&#8217;étiquette.<br />
Cela pourrait-il expliquer les chiffres nettement meilleurs que pour les autres appellations? Si l&#8217;intuition peut paraître simpliste il n&#8217;en reste pas moins une réalité macroéconomique présentée par le graphique mais aussi l&#8217;impressionnante vague relative aux vins de table produits par de grands domaines : du Domaine de Trapadis au <a href="http://www.findawine.com/vins/acheter/clos-des-papes">Clos des Papes</a> en passant par Zind Humbrecht pour ne citer qu&#8217;eux. Simple mode ou véritable besoin de s&#8217;affranchir des critères des AOC pour certains produits?</p>
<p>Evidemment n&#8217;oublions pas qu&#8217;en cette période de crise nos vins français, de part leurs positionnements haut de gamme,  restent forcément en première ligne et sont tout de suite les plus touchés.</p>
<p><strong>Côtes de Francs est mort vive Côtes de Bordeaux!</strong></p>
<p>Néanmoins devant un tel constat certains producteurs français tentent de faire bouger les lignes. Dans la région de Bordeaux les 4 appellations de Cadillac, <a href="http://www.findawine.com/vins/acheter/blaye">Blaye</a>, <a href="http://www.findawine.com/vins/acheter/castillon ">Castillon</a> et Francs se sont récemment associées pour créer une nouvelle AOC plus générique sous le nom de Côtes de Bordeaux. Le but étant de rendre leurs offres respectives plus visible sur le territoire national et à l&#8217;export. Est-ce la preuve d&#8217;une véritable intelligence stratégique ou une énième fausse bonne idée? Nous aurons l&#8217;occasion de revenir là-dessus.</p>
<p>Le Nouveau Monde est donc en train de donner une leçon de marketing au Vieux Continent et particulièrement à la France qui se repose sur une renommée historique de plus en plus mise à mal. La France devra donc considérablement repenser sa législation et ses méthodes de commercialisation si elle veut espérer rester sur le podium des producteurs de vins.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le vin et la publicité</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Aug 2009 07:37:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Point de questions légales aujourd&#8217;hui, mais de la publicité à l&#8217;état pur. A l&#8217;échelle mondiale, où en est la publicité pour le vin ? Quels sont les atouts des producteurs pour faire parler d&#8217;eux et de leurs produits ? Quelle est leur stratégie pour faire vendre leurs vins ?

Pas de publicité, ou presqueA titre de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Point de questions légales aujourd&#8217;hui, mais de la publicité à l&#8217;état pur. A l&#8217;échelle mondiale, où en est la publicité pour le vin ? Quels sont les atouts des producteurs pour faire parler d&#8217;eux et de leurs produits ? Quelle est leur stratégie pour faire vendre leurs vins ?
<p style="text-align: center"><img src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2008/11/supermarche.jpg" alt="supermarche.jpg" width="358" height="268" /></p>
<p><br/><br/><strong>Pas de publicité, ou presque</strong><br/><br/>A titre de comparaison, aux Etats-Unis, sur le premier semestre 2007, 43 millions de dollars ont été dépénsés en publicité dans l&#8217;industrie du vin. C&#8217;est certes un chiffre important, mais tout est relatif : sur la même période, 233 millions de dollars ont été dépensés en publicité pour des alcools, et 516 millions pour de la bière. On peut donc à juste titre affirmer que les professionnels du vin ne font quasiment pas de publicité.<br/><br/>D&#8217;un autre côté, le consommateur, l&#8217;acheteur final, doit régulièrement faire face à un rayon où des dizaines, des centaines de bouteilles se côtoient, et il doit en choisir une. Il peut demander conseil, ou alors connaître déjà certains vins, avoir une idée précise de ses envies cependant, dans la grande majorité des cas, il ne sait pas.<br/><br/>Pourquoi une plus qu&#8217;une autre ? Quelle est la différence ? Réponse : la différence se trouve sur l&#8217;étiquette. <span id="more-337"></span><br/><br/><strong>Tout sur l&#8217;étiquette</strong><br/><br/>C&#8217;est l&#8217;élément clef, immanquable, qui sera toujours regardé et consulté, quelles que soient les connaissances de l&#8217;acheteur, quel que soit le conseil du caviste. Si l&#8217;industrie du vin dépense 12 fois moins en publicité que l&#8217;industrie de la bière, c&#8217;est parce qu&#8217;une grande partie de la publicité est faite par l&#8217;étiquette.<br/>Elle ne suffira jamais pour qu&#8217;un client entre dans un magasin en disant &#8220;je veux CE vin&#8221;, ne touchera jamais autant de personnes qu&#8217;une campagne publicitaire nationale, mais, en situation d&#8217;achat, elle aura souvent le dernier mot.<br/><br/>Selon les vignerons, il est &#8220;très important&#8221; qu&#8217;une étiquette sorte du lot (78% d&#8217;après une étude conduite par le cabinet Nielsen), mais aucun ne pense qu&#8217;il est important qu&#8217;une étiquette soit &#8220;sérieuse&#8221;.D&#8217;un autre côté, pour les consommateurs, l&#8217;étiquette doit évoquer la qualité du vin, renforcer une marque, être chargée émotionnellement parlant. Sachant que les consommateurs de vin sont bien plus influencés par le packaging (étiquette comprise) que lors de l&#8217;achat de bière ou autres alcools.<br/><br/>Ce peu de publicité se traduit donc par plusieurs phénomènes :
<ul>
<li>une production morcelée, sans des grandes groupes capables de dépenser plusieurs millions dans une campagne publicitaire</li>
<li>une demande hésitante, faite de clients qui préfèrent varier les plaisirs et non boire chaque fois la même chose</li>
<li>un effort plus important sur l&#8217;étiquette et le packaging</li>
<li>un focus des acheteurs sur l&#8217;étiquette.</li>
</ul>
<p>Cependant, une des limites de cette étude sur l&#8217;impact de l&#8217;étiquette est qu&#8217;on ne peut savoir si qui du design de l&#8217;étiquette ou des informations qu&#8217;elle donne sur le vin et ses qualités a le plus d&#8217;influence sur la décision d&#8217;achat finale, et dans quelles proportions. Toujours pas de recette magique pour vendre plus, donc, mais au moins la consolation que se lancer dans des campagnes publicitaires massives n&#8217;est pas une nécessité pour s&#8217;en sortir.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Trinquez à la liberté avec la cuvée Hadopi !</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2009 13:01:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le projet de loi &#8220;Création et Internet&#8221; promu par Denis Oliviennes, ex-PDG de la FNAC et actuel directeur de la publication du Nouvel Obs, n&#8217;a pas bonne presse ! Rien d&#8217;étonnant puisqu&#8217;il vise à la création d&#8217;une &#8220;Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet&#8221; (Hadopi) destinée à lutter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le projet de loi &#8220;Création et Internet&#8221; promu par Denis Oliviennes, ex-PDG de la FNAC et actuel directeur de la publication du <em>Nouvel Obs</em>, n&#8217;a pas bonne presse ! Rien d&#8217;étonnant puisqu&#8217;il vise à la création d&#8217;une &#8220;Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des Droits sur Internet&#8221; (Hadopi) destinée à lutter contre le téléchargement illicite sur le web. Elle prévoit l&#8217;instauration d&#8217;une &#8220;riposte graduée&#8221; contre les fraudeurs allant jusqu&#8217;à la suspension de l&#8217;accès à Internet, qu&#8217;on peut qualifier de &#8220;mort sociale électronique&#8221;. On imagine donc mal les internautes français enthousiasmés par la création d&#8217;une &#8220;haute autorité&#8221; surveillant leurs errances dans le monde numérique. La &#8220;loi Hadopi&#8221; défend cela dit une idée très louable : le développement de l&#8217;offre culturelle légale sur Internet.</p>
<p>Une fois de plus et comme ce fût le cas concernant les interminables débats au sujet de la publicité pour l&#8217;alcool, ce n&#8217;est pas le fond qui est critiqué mais bien la solution proposée. La promotion de la culture sur Internet, oui ; une lentille supplémentaire à la loupe de Big Brother, non. C&#8217;est pourquoi un grand nombre d&#8217;opposants se mobilisent pour sauvegarder ce qui reste de liberté sur la toile : associations d&#8217;internautes, de citoyens, députés européens et français, avocats. Le Magazine SVM (nouvelles technologies, tendances numériques, culture web) a lancé une pétition. L&#8217;idée la plus originale pour lutter contre ce projet de loi ne vient cependant pas forcément d&#8217;où on l&#8217;attendait ! Sur le site Internet du domaine Bérénas (Languedoc Roussillon) on peut en effet lire : &#8220;Chacun a une bonne raison de s&#8217;opposer à la loi Hadopi&#8230;et de le faire savoir autour de lui. Parlez-en autour de vous et trinquez à la liberté avant que la liberté ne trinque&#8221;.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2009/03/2121_hadopi-red.jpg" alt="Trinquez à la liberté avec la cuvée Hadopi !" width="300" /></p>
<p>Le vigneron du domaine Bérénas propose en effet une &#8220;cuvée Hadopi&#8221; à 8€ en série limitée à 1 000 bouteilles, qui se décline en vin blanc (Chardonnay, Sauvignon) et en vin rouge (Cabernet Sauvignon, Carignan). L&#8217;ensemble des profits réalisés grâce à cette cuvée iront au collectif &#8220;La Quadrature du Net&#8221; qui réalise un important travail de sensibilisation des citoyens au sujet de la remise en cause de la liberté sur Internet. On ne peut s&#8217;empêcher de faire le parallèle avec le statut déplorable du vin sur le web et dont on a abondamment parlé en début d&#8217;année dans le cadre de la Loi Hôpital Patien Santé Territoire. Il s&#8217;agit donc d&#8217;une belle revanche et d&#8217;un subtil clin d&#8217;œil aux détracteurs de la filière vin.</p>
<p>Le domaine Bérénas se paye au passage un coup de pub très réussi. Cette opération marketing a en effet été particulièrement bien pensée : elle se fonde sur une actualité brûlante, utilise un humour bon enfant, s&#8217;adresse à un large public et y associe un produit de qualité pour un prix raisonnable, le tout pour la bonne cause. Reste à espérer  pour le domaine Bérénas que cette opération ne sera pas qu&#8217;un &#8220;effet de mode&#8221; et qu&#8217;ils sauront transformer l&#8217;essai en augmentant durablement leur notoriété.</p>]]></content:encoded>
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		<title>La filière Champagne tranquillisée par la crise</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 08:37:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julien</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Associé au luxe, au succès et à l&#8217;extravagance, le Champagne est parvenu à se forger une identité mondialement reconnue.
Cette réputation est le fruit d&#8217;une stratégie parfaitement maîtrisée : une offre strictement réglementée, tant en volume qu&#8217;en valeur, un travail marketing innovant et une capacité à s&#8217;associer aux mythes contemporains.
Winston Churchill avec Pol Roger, la cour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Associé au luxe, au succès et à l&#8217;extravagance, le Champagne est parvenu à se forger une identité mondialement reconnue.<br />
Cette réputation est le fruit d&#8217;une stratégie parfaitement maîtrisée : une offre strictement réglementée, tant en volume qu&#8217;en valeur, un travail marketing innovant et une capacité à s&#8217;associer aux mythes contemporains.</p>
<p>Winston Churchill avec Pol Roger, la cour impériale russe avec Roederer, James Bond avec Bollinger (au cinéma) et Taittinger (dans les livres). Une stratégie payante puisqu&#8217; au cours des vingt dernières années, les exportations de Champagne ont augmenté de 2% annuellement. Plus récemment, certains marchés se sont développés à un rythme encore plus soutenu.</p>
<p>Entre 2002 et 2007, la demande aux Etats-Unis a connu une croissance annuelle de 3,5%, 4,2% pour la Grande Bretagne et 18,2% (!) pour le Japon. Ces performances exceptionnelles permettent aux maisons de champagne d&#8217;atteindre des niveaux de rentabilité économique bien au dessus des standards du secteur des vins et spiritueux. Laurent Perrier, par exemple, a atteint 13% en 2007.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2009/03/champagne.jpg" style="border: 10px solid #333333" alt="La filière Champagne tranquillisée par la crise" width="300" /></p>
<p><strong>Une filière avec d&#8217;excellents soutiens&#8230;</strong><br />
De tels résultats ne sont pas simplement le fruit d&#8217;un management efficient. Derrière les bulles se présente un système politico-économique dominé par le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC), un organisme semi-public œuvrant depuis 1941 à la protection et au soutien de la filière.<br />
A travers différentes actions économiques, techniques, environnementales, de progrès qualitatif, d&#8217;organisation de la filière, de communication, de développement de la notoriété et de protection de l&#8217;appellation partout dans le monde, cette organisation interprofessionnelle a fait du Champagne ce qu&#8217;il est aujourd&#8217;hui. S&#8217;il ne vient pas d&#8217;un des 17 terroirs<span id="more-458"></span> qui constituent la célèbre appellation vous n&#8217;aurez qu&#8217;un &#8220;vin effervescent&#8221;, même s&#8217;il a été fait avec les mêmes cépages et les mêmes méthodes que les vins de Champagne.<br />
Pour ce qui est de passer outre ces pratiques monopolistiques, demandez donc aux producteurs de vins de la commune de Champagne en Suisse ce qu&#8217;ils en pensent : impossible.</p>
<p>Cette organisation solidaire de la filière pourrait d&#8217;ailleurs constituer un élément de réponse pour les producteurs de vins tranquilles qui souhaitent réagir face à la concurrence internationale. Comme tout le monde, même les vignerons champenois sont affectés par la crise, mais ils savent qu&#8217;ils peuvent compter sur de solides soutiens pour en ressortir sains et saufs.</p>
<p><strong>&#8230;n&#8217;empêchent pas le Champagne de subir le ralentissement économique</strong></p>
<p>Au cours des dernières années, la croissance rapide de la demande conjuguée à la hausse des prix des raisins a incité les grandes maisons de Champagne à augmenter leurs tarifs.<br />
Laurent Perrier, maison particulièrement représentative de ce schéma, a augmenté ses prix de 5% en moyenne entre 2006 et 2007, et de 9% entre le second et le dernier trimestre 2008. En temps normal, on justifie aisément ces fluctuations en rappelant que le Champagne est un bien soumis à l&#8217;effet Giffen, c&#8217;est à dire un bien dont la demande augmente lorsque le prix augmente.</p>
<p>Malheureusement les temps changent et l&#8217;économie avec. Au dernier trimestre 2008, seule Moët et Chandon (Veuve Clicquot, Mercier, Ruinart et Krug) est parvenue à maintenir ses ventes alors que les quatre autres grandes maisons, Rémy (Piper Heidsieck, Charles Heidscieck), Vranken Pommery, Boizel (Lanson) et Laurent Perrier, ont vu la crise de plus près. Cette dernière enregistre d&#8217;ailleurs une baisse de 30% de ses ventes par rapport à la même période en 2007. Ces invendus devraient permettre d&#8217;exercer une pression à la baisse des prix du Champagne. Une bonne nouvelle donc pour tous ces banquiers déprimés qui pourraient s&#8217;en remettre à ce qu&#8217;avait jadis dit Napoléon : &#8220;<em>Je ne peux vivre sans Champagne, en cas de victoire, je le mérite ; en cas de défaite, j&#8217;en ai besoin.</em>&#8221; Pas sûr cela dit, que ces âmes en peine choisissent le vin des rois pour oublier les turbulences. Voilà que le Cava, vin effervescent espagnol dont les exportations représentent plus du quart des exportations totales des vins de la péninsule ibérique, s&#8217;empare de nombreuses parts de marché autrefois réservées au Champagne.<br />
Une affaire à suivre.</p>
<p>Toute aussi inquiétante pour la filière est la crise que traversent actuellement les plus grands consommateurs de Champagne&#8230; Non, il ne s&#8217;agit pas des nord-américains, ni des britanniques, mais des guadeloupéens (4,25 bouteilles consommées par habitant en 2008) et des martiniquais (3,25 bouteilles par habitant en 2008).<br />
A titre de comparaison, la consommation moyenne en France est de 2,33 bouteilles par habitant. Sait-on si Monsieur Elie Domota honora la coutume napoléonienne le 5 mars dernier lors de la &#8220;victoire&#8221; du LKP  ?</p>]]></content:encoded>
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		<title>Lettres d&#8217;Amérique #1 : S&#8217;il n&#8217;y avait pas que le vin</title>
		<link>http://www.findawine.com/blog/2009/01/26/sil-ny-avait-pas-que-le-vin/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Jan 2009 08:08:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un des principes fondamentaux de la finance est de diversifier son portefeuille. Et nombreux sont ceux qui recommandent d&#8217;appliquer ce principe à toutes les sphères de la vie professionnelle, en diversifiant par exemple les activités de son entreprise. Comment cela s&#8217;applique-t-il aux vignerons ? Quels en sont les bénéfices ? Les contraintes ? Exemple d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un des principes fondamentaux de la finance est de diversifier son portefeuille. Et nombreux sont ceux qui recommandent d&#8217;appliquer ce principe à toutes les sphères de la vie professionnelle, en diversifiant par exemple les activités de son entreprise. Comment cela s&#8217;applique-t-il aux vignerons ? Quels en sont les bénéfices ? Les contraintes ? Exemple d&#8217;un domaine viticole californien.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2009/01/viansa-food.jpg" alt="viansa-food.jpg" /></p>
<p><strong>Dans quoi se diversifier ?</strong></p>
<p>Le plus sensé est de rester dans des activités ayant un rapport avec l&#8217;activité de base. On peut penser à la restauration, l&#8217;ouverture d&#8217;un bar à vins, d&#8217;un caveau de dégustation, ou encore l&#8217;organisation de visites &#8220;oeno-touristiques&#8221;, voire l&#8217;accueil de mariages. Non seulement cela fait venir des personnes qui n&#8217;auraient sinon jamais connu le domaine, mais cela peut générer des ventes supplémentaires sur la partie production de vins.</p>
<p>L&#8217;autre option est de proposer à la vente d&#8217;autres produits gastronomiques, <span id="more-411"></span>dont la consommation est associée, de près ou de loin, à celle du vin. De la vente de verres de dégustation, de coffrets, de livres, à celle de fromages et d&#8217;huiles d&#8217;olive, ou encore de chocolats, presque tout peut être envisagé, tant que cela relève du possible pour les gérants du domaine. L&#8217;huile d&#8217;olive, dans le sud de l&#8217;Europe et en Californie, est donc un produit que l&#8217;on retrouve de plus en plus fréquemment à la vente dans les caveaux viticoles.</p>
<p><strong>Avantages et inconvénients</strong></p>
<p>Les inconvénients sont faciles à identifier : travail supplémentaire, allocation d&#8217;espace pour les oliviers, accord avec un meunier pour fabriquer l&#8217;huile, etc. Il s&#8217;agit d&#8217;un autre produit, qui demande un soin particulier, et différent. Cela demande parfois des compétences qui ne sont pas celles premières du viticulteur. Mais, d&#8217;un autre côté, l&#8217;huile d&#8217;olive est un produit qui se déguste, tout comme le vin, et pour lequel les visiteurs sont prêts à payer pour avoir une vraie qualité.</p>
<p>Certains domaines l&#8217;ont bien compris, et ont installé tout un espace de vente, avec bar pour les dégustations. On y vend de tout, des productions du domaine comme d&#8217;autres produits locaux, tout en restant dans la gamme de ce qui peut &#8220;parler&#8221; au visiteur. L&#8217;huile d&#8217;olive se déguste aussi sur place, tout comme quelques fromages et charcuteries.</p>
<p>A la fin de sa visite, celui qui n&#8217;était venu que pour du vin va repartir avec quelques bouteilles, certes, mais aussi des produits gastronomiques, et des accessoires liés au vin. Il sera resté plus longtemps, et aura dépensé beaucoup plus que prévu. Alors, convaincu ?</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le juste prix</title>
		<link>http://www.findawine.com/blog/2008/11/27/le-juste-prix/</link>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 09:33:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quel est le prix maximum que l&#8217;on est prêt à mettre dans une bouteille ? Je reconnais que ce montant varie, en fonction de la bouteille et de la qualité qu&#8217;on en attend, de la situation financière personnelle du moment, etc. Mais, toutes choses égales par ailleurs, combien serait-on prêt à payer pour un vin, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quel est le prix maximum que l&#8217;on est prêt à mettre dans une bouteille ? Je reconnais que ce montant varie, en fonction de la bouteille et de la qualité qu&#8217;on en attend, de la situation financière personnelle du moment, etc. Mais, toutes choses égales par ailleurs, combien serait-on prêt à payer pour un vin, fût-il le meilleur du monde ?</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2008/03/arbre-a-billet.jpg" alt="arbre-a-billet.jpg" /></p>
<p><strong>18 000 euros</strong></p>
<p>Je ne vous parle pas là d&#8217;une vente aux enchères, d&#8217;un millésime dont l&#8217;ancienneté fait le prix, ou autre. C&#8217;est un millésime 2005. En vente dans un magasin où n&#8217;importe qui peut aller l&#8217;admirer. Car non, faire un tour au rayon vin des Galeries Lafayette n&#8217;est pas visiter la cave &#8220;secrète&#8221; de quelques cavistes spécialisés en vins rares (et chez qui, paraît-il, il faut être un initié pour avoir le droit d&#8217;acheter des vins).</p>
<p>D&#8217;accord, il s&#8217;agit d&#8217;une bouteille de Romanée-Conti. Mais vaut-elle vraiment 18 000 € ? Le prix d&#8217;une voiture ? D&#8217;une vingtaine d&#8217;ordinateurs ? Un an de salaire au SMIC ? Le souci, c&#8217;est qu&#8217;il y aura toujours quelqu&#8217;un prêt à dépenser autant pour ce vin. Le jour où tout le monde décrètera que c&#8217;est trop cher, le prix baissera, mécaniquement. Mais nous n&#8217;en sommes pas encore là.</p>
<p><strong>Le prix du rêve</strong></p>
<p>Dans ces 18 000 euros, on paie plusieurs choses. On paie une image, du prestige, de la vanité : je suis capable de me payer une bouteille 18 000 euros. Car nul doute que celui qui en achètera mentionnera le prix, un jour ou l&#8217;autre. On paie de la rareté. Plus c&#8217;est rare, plus c&#8217;est cher, telle est la loi de l&#8217;offre et de la demande.</p>
<p>Et, enfin, on paie un vin. 75 cL de vin. Produit sur une terre très précise, et élaboré selon une méthode très particulière. Ne pas oublier le bouchon, la bouteille, la capsule, et l&#8217;étiquette. Je reconnais donc que, dans ce cadre, 18 000 euros, ce n&#8217;est pas trop cher, pour un vin, non : c&#8217;est honteusement excessif.</p>
<p>Sauf qu&#8217;une Romanée-Conti (2005, ou autre, d&#8217;ailleurs) ce n&#8217;est plus du vin. Si le prix était à 2000 euros, une partie de l&#8217;image du domaine serait brisée. Et beaucoup de gens se rueraient pour l&#8217;acheter, sacrifiant une partie de leurs économies. Ce ne serait plus une Romanée-Conti. 18000€ : juste ? pas juste ? Selon les lois de l&#8217;économie, c&#8217;est le prix d&#8217;équilibre, un prix parfait par rapport à ce qu&#8217;on attend de ce vin, ce que le vendeur en demande, ce que l&#8217;acheteur est prêt à payer. Si problème il y a, il est donc dans les qualités que l&#8217;on attribue à ces bouteilles.</p>
<p>Cela dit, pendant ce temps, certains collectionnent dans le fond de leur cave des bouteilles qui pourraient se marchander à plusieurs dizaines de milliers d&#8217;euros. Et d&#8217;autres trouvent satisfaction en partageant des vins achetés moins de 10 euros la bouteille. Mais si mon plaisir est de 9/10, ou même 8/10, avec un vin à 10€, les 17 990 euros de différence ne sont-ils pas beaucoup pour un plaisir marginal aussi faible ?</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le Beaujolais à la recherche d&#8217;une nouvelle image</title>
		<link>http://www.findawine.com/blog/2008/11/20/le-beaujolais-a-la-recherche-dune-nouvelle-image/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 08:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>
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		<category><![CDATA[degustation]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Beaujolais Nouveau est arrivé ! et avec lui les inégalités de qualité qu&#8217;on lui connaît. Mais surtout avec l&#8217;impact important sur l&#8217;image du vignoble beaujolais qu&#8217;il a : une image de vin moyen voire médiocre, dont la consommation est réservée à une semaine mi-novembre, une image de vignoble incapable de produire autre chose. On [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Beaujolais Nouveau est arrivé ! et avec lui les inégalités de qualité qu&#8217;on lui connaît. Mais surtout avec l&#8217;impact important sur l&#8217;image du vignoble beaujolais qu&#8217;il a : une image de vin moyen voire médiocre, dont la consommation est réservée à une semaine mi-novembre, une image de vignoble incapable de produire autre chose. On comprend alors que cette région viticole ait envie de changement, de montrer que non, sa production ne se limite pas au Beaujolais nouveau, bien au contraire.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2008/10/beaujolais-nouveau.jpg" alt="beaujolais-nouveau.jpg" /></p>
<p><strong>Le nouveau connaît des difficultés</strong></p>
<p>Outre cette image négative, et ses répercussions sur les ventes de Beaujolais tout au long de l&#8217;année, le &#8220;nouveau&#8221; se fait aussi du souci depuis quelques années. En France, on a pu observer un certain recul des ventes. Malgré l&#8217;aspect événementiel, au milieu d&#8217;un mois de novembre souvent gris et pluvieux, les Français se désintéressent peu à peu de ce qu&#8217;ils considèrent comme de la &#8220;piquette&#8221;, oubliant que le Beaujolais ne se résume pas à un goût de banane ou de fraise. <span id="more-322"></span></p>
<p>Les vignerons ont donc plus compté sur les exportations, vers le Japon notamment, où la population est très friande de Beaujolais Nouveau. Cependant, en 2008, on pense que les exportations vers le Japon vont baisser de 10%, pour un total de 8,4 millions de bouteilles (il y a quelques années, le Japon en importait le double). Cette baisse est, elle, liée au prix du Beaujolais Nouveau au Japon, de l&#8217;ordre de 20€.<br />
<strong><br />
Du renouveau ?</strong></p>
<p>On sait déjà le travail que font certains vignerons pour promouvoir leurs vins et la qualité de production. Au niveau régional, cependant, les choses commencent à s&#8217;organiser, notamment avec des campagnes publicitaires, et la mise en ligne de deux sites très bien faits, qui visent à mettre en valeur la région et ses vins, <a href="http://www.beaujolais.com/">beaujolais.com</a> et <a href="http://www.beaujolais-wines.com/Default.asp">beaujolais-wines.com</a>.</p>
<p>D&#8217;un autre côté, on peut espérer que le message est en train de passer, grâce à l&#8217;effort des professionnels du secteur, et entre autres des cavistes, qui n&#8217;hésitent plus à recommander des vins du Beaujolais à leurs clients.</p>
<p>Rome ne s&#8217;est pas faite en un jour, mais on peut espérer un regain d&#8217;intérêt sur les prochaines années, sans forcément avoir besoin de recourir à <a href="http://www.findawine.com/blog/2008/04/03/le-beaujolais-passe-en-bourgogne/">des solutions plus radicales</a>&#8230; En attendant, l&#8217;heure est au Beaujolais nouveau, sans banane s&#8217;il-vous-plaît !</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le Languedoc fait-il du vin de merde?</title>
		<link>http://www.findawine.com/blog/2008/10/23/un-vin-de-merde/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Oct 2008 12:27:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Julie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Marketing]]></category>
		<category><![CDATA[buzz]]></category>
		<category><![CDATA[languedoc]]></category>
		<category><![CDATA[vin de merde]]></category>

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		<description><![CDATA[On a tous en tête le souvenirs de vins plus que décevants, voire impossibles à boire, et tout juste bons pour finir dans l&#8217;évier (en sauce, dans le meilleur des cas). Alors, quand on découvre dans les rayons un &#8220;vin de merde&#8221;, qui se revendique tel, l&#8217;affichant clairement en plein milieu de l&#8217;étiquette, quelques questions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a tous en tête le souvenirs de vins plus que décevants, voire impossibles à boire, et tout juste bons pour finir dans l&#8217;évier (en sauce, dans le meilleur des cas). Alors, quand on découvre dans les rayons un &#8220;vin de merde&#8221;, qui se revendique tel, l&#8217;affichant clairement en plein milieu de l&#8217;étiquette, quelques questions se posent.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2008/10/vin-de-merde.jpg" alt="vin-de-merde.jpg" height="240" width="136" /></p>
<p>S&#8217;il était vraiment mauvais, le producteur ne le dirait pas, et le vendrait probablement sous un autre nom bien pompeux, bien à la mode. Pour sauver au moins le marketing. Donc, c&#8217;est que ce vin n&#8217;est pas si mauvais que ça et qu&#8217;il y a d&#8217;autres raisons à ce nom. Dont la plus évidente : faire parler de soi. Mais pour dire quoi ?<br />
<strong><br />
Réhabiliter les vins du Languedoc</strong></p>
<p>Le producteur de ce, n&#8217;ayons pas peur des mots, vin de merde se nomme Jean-Marc Speziale, restaurateur et désormais vigneron à Aniane, dans l&#8217;Héraut. La cuvée, élaborée par l&#8217;oenologue Walter Valgalier, compte 5000 bouteilles, et a pour objectif de redorer le blason des vins languedociens, dont la qualité est trop souvent sous-estimée. <span id="more-314"></span></p>
<p>Le message de Jean-Marc Speziale est simple : &#8220;<em>Depuis 20 ans, les producteurs languedociens font des efforts considérables pour améliorer la qualité de leurs vins. On peut trouver ici des vins d&#8217;un rapport qualité/prix inégalé. Pourtant les vins du Languedoc continuent de souffrir en France d&#8217;une image de vins bas de gamme. C&#8217;est en hommage à leur travail que j&#8217;ai voulu lancer cette cuvée, pour faire du bruit autour de nos vins qui méritent une réelle reconnaissance.</em>&#8221;</p>
<p><strong>Le message est-il passé ?</strong></p>
<p>Un mois après le lancement de cette cuvée, le bilan est plutôt positif du point de vue médiatique. Télévisions, journaux, sites internet, radios, ont relayé l&#8217;information. Il est donc évident que le message a été transmis, que bon nombre de personnes l&#8217;ont entendu, et c&#8217;est là tout l&#8217;avantage de la provocation. Qu&#8217;on s&#8217;en amuse on qu&#8217;on s&#8217;en indigne, il est difficile d&#8217;y rester indifférent.</p>
<p>Mais, à trop focaliser sur l&#8217;amusement ou l&#8217;indignation, sur le nom hautement provocateur de cette cuvée, on risque parfois d&#8217;oublier d&#8217;écouter le reste du message, le plus important donc. On se doute bien que les vins du Languedoc ont bonne presse parmi nos lecteurs, mais qu&#8217;en est-il ailleurs ? Les chiffres montrent une certaine progression, mais pas de progression certaine, et Bordeaux et la Bourgogne ont toujours plus la côte que le Languedoc-Roussillon.</p>
<p>Pourtant, ce n&#8217;est pas faute de campagnes. Les régions les moins &#8220;populaires&#8221; sur le plan viticole n&#8217;ont pas lésiné sur les moyens cette année pour mettre en avant leurs produits. De la Loire au Languedoc, les publicités se sont multipliées. Il faudra attendre quelques temps pour se faire une idée objective des résultats, mais qu&#8217;en pensez-vous ? Dans votre entourage, les vins languedociens sont-ils populaires ? Qu&#8217;en pense-t-on ? Y a-t-il du progrès dans l&#8217;image de ces vins ? L&#8217;association avec du &#8220;vin de merde&#8221; est-elle encore fréquente ?</p>]]></content:encoded>
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		<title>Le vin en canette : sacrilège ou sens de l&#8217;histoire?</title>
		<link>http://www.findawine.com/blog/2008/07/23/le-vin-en-canette-sacrilege-ou-sens-de-lhistoire/</link>
		<comments>http://www.findawine.com/blog/2008/07/23/le-vin-en-canette-sacrilege-ou-sens-de-lhistoire/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 23 Jul 2008 15:07:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Damien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Marketing]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Techno]]></category>
		<category><![CDATA[bag in box]]></category>
		<category><![CDATA[BIB]]></category>
		<category><![CDATA[canette de vin]]></category>
		<category><![CDATA[vin en canette]]></category>

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		<description><![CDATA[Le vin est de plus en plus considéré comme un produit de luxe. Il est vrai que sa consommation est régie par des codes, et que son appréciation dépend de nombreux facteurs souvent subjectifs. Pourtant une nouvelle tendance pointe le bout de son nez avec provocation : la cannette de vin. Par cannette on entend [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial">Le vin est de plus en plus considéré comme un produit de luxe. Il est vrai que sa consommation est régie par des codes, et que son appréciation dépend de nombreux facteurs souvent subjectifs. Pourtant une nouvelle tendance pointe le bout de son nez avec provocation : la cannette de vin. Par cannette on entend le contenant métallique, c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle une &#8220;boîte&#8221; dans le jargon technique et une &#8220;canette&#8221; dans le langage courant.</span></p>
<p><strong>Une canette venue du froid</strong></p>
<p>Deux designers suédois, Jens Andersson et Jonas Forsman ont crée une canette spécialement conçue pour la consommation de vin. Ces canettes de 33 centilitres bénéficient d&#8217;un design plus classe et plus épuré que les cannettes classiques.</p>
<p><a href="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2008/07/wine_cans.jpg" title="wine_cans.jpg"></a></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2008/07/wine_cans.jpg" title="wine_cans.jpg"><img src="http://www.findawine.com/blog/wp-content/uploads/2008/07/wine_cans.jpg" alt="wine_cans.jpg" /></a></p>
<p><span style="font-family: Arial"></span></p>
<p><span style="font-family: Arial">Ce n&#8217;est pas la première fois que des canettes de vin sont lancées. Une société australienne (Barokes) a lancé une gamme de vins en canettes et a connu un succès mondial. L&#8217;originalité des suédois consiste en leur design. L&#8217;image du vin s&#8217;accomode assez mal avec le côté production industrielle véhiculée par une simple canette en aluminium.</span></p>
<p><strong>Peut-on boire du vin en canette?</strong></p>
<p>D&#8217;un point de vue technique, des recherches préalables au lancement ont permis de supprimer le goût du fer de la canette et d’offrir au vin une conservation moyenne de 5 ans. De quoi amplement profiter d’un vin. Evidemment, les puristes ne veulent pas entendre parler de ce type de contenant réservé à la bière et au soda. Le vin n&#8217;a jamais été <span style="font-family: Arial">consommé de la sorte, et bien évidemment il sera difficile d&#8217;imposer ce mode de consommation.</span></p>
<p>Cela étant on peut se demander si le fait de vouloir figer le vin dans ses contenants traditionnels n&#8217;est pas un obstacle aux nouveaux modes de consommation du vin&#8230;</p>
<p><strong>Un contenant en phase avec les nouveaux modes de consommation?</strong></p>
<p>Cette nouveauté pose la question légitime de la sacralisation du vin. C&#8217;est en effet un produit de luxe qui doit être mis dans des conditions parfaites pour être dégusté. Mais il serait dommage de réduire la consommation de vin à cet aspect élitiste car le vin est bu<span id="more-277"></span> également (bien qu&#8217;avec modération) au quotidien, et dans ce cadre l&#8217;aspect pratique du contenant est un importante déterminant de la consommation.</p>
<p>En effet, même si on ne cautionne pas,<span style="font-family: Arial"> on ne peut que saluer l&#8217;aspect pratique de la canette. Qui ne s&#8217;est jamais retrouvé sans tire bouchon mais avec une bouteille de verre pour un pic-nic? La canette offre un stockage plus aisé et une consommation plus nomade. On a d&#8217;ailleurs vu avec quelle facilité les BIB (bag in box) se sont imposés, puisque ce contenant est dorénavant incontournable pour les produits d&#8217;entrée de gamme. On trouve même des BIB de Margaux (l&#8217;appellation) aujourd&#8217;hui!</span></p>
<p>Au-delà du caractère pratique, il ne faut pas oublier que le duo &#8220;vin plus repas&#8221;, s&#8217;il va de soi en France, n&#8217;est pas aussi répandu dans le reste du monde. De fait, le vin sort de table un peu partout et la conséquence logique qu&#8217;imposent ces nouveaux modes de consommation c&#8217;est qu&#8217;il doit exister des contenants compatibles avec la consommation de vin en dehors des repas. La canette en fait manifestement partie&#8230;</p>]]></content:encoded>
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