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Archive pour la catégorie ‘Marketing’

Lettres d’Amérique #1 : S’il n’y avait pas que le vin

Monday 26 January 2009

Un des principes fondamentaux de la finance est de diversifier son portefeuille. Et nombreux sont ceux qui recommandent d’appliquer ce principe à toutes les sphères de la vie professionnelle, en diversifiant par exemple les activités de son entreprise. Comment cela s’applique-t-il aux vignerons ? Quels en sont les bénéfices ? Les contraintes ? Exemple d’un domaine viticole californien.

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Dans quoi se diversifier ?

Le plus sensé est de rester dans des activités ayant un rapport avec l’activité de base. On peut penser à la restauration, l’ouverture d’un bar à vins, d’un caveau de dégustation, ou encore l’organisation de visites “oeno-touristiques”, voire l’accueil de mariages. Non seulement cela fait venir des personnes qui n’auraient sinon jamais connu le domaine, mais cela peut générer des ventes supplémentaires sur la partie production de vins.

L’autre option est de proposer à la vente d’autres produits gastronomiques, Lire le reste de cet article »

Le juste prix

Thursday 27 November 2008

Quel est le prix maximum que l’on est prêt à mettre dans une bouteille ? Je reconnais que ce montant varie, en fonction de la bouteille et de la qualité qu’on en attend, de la situation financière personnelle du moment, etc. Mais, toutes choses égales par ailleurs, combien serait-on prêt à payer pour un vin, fût-il le meilleur du monde ?

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18 000 euros

Je ne vous parle pas là d’une vente aux enchères, d’un millésime dont l’ancienneté fait le prix, ou autre. C’est un millésime 2005. En vente dans un magasin où n’importe qui peut aller l’admirer. Car non, faire un tour au rayon vin des Galeries Lafayette n’est pas visiter la cave “secrète” de quelques cavistes spécialisés en vins rares (et chez qui, paraît-il, il faut être un initié pour avoir le droit d’acheter des vins).

D’accord, il s’agit d’une bouteille de Romanée-Conti. Mais vaut-elle vraiment 18 000 € ? Le prix d’une voiture ? D’une vingtaine d’ordinateurs ? Un an de salaire au SMIC ? Le souci, c’est qu’il y aura toujours quelqu’un prêt à dépenser autant pour ce vin. Le jour où tout le monde décrètera que c’est trop cher, le prix baissera, mécaniquement. Mais nous n’en sommes pas encore là.

Le prix du rêve

Dans ces 18 000 euros, on paie plusieurs choses. On paie une image, du prestige, de la vanité : je suis capable de me payer une bouteille 18 000 euros. Car nul doute que celui qui en achètera mentionnera le prix, un jour ou l’autre. On paie de la rareté. Plus c’est rare, plus c’est cher, telle est la loi de l’offre et de la demande.

Et, enfin, on paie un vin. 75 cL de vin. Produit sur une terre très précise, et élaboré selon une méthode très particulière. Ne pas oublier le bouchon, la bouteille, la capsule, et l’étiquette. Je reconnais donc que, dans ce cadre, 18 000 euros, ce n’est pas trop cher, pour un vin, non : c’est honteusement excessif.

Sauf qu’une Romanée-Conti (2005, ou autre, d’ailleurs) ce n’est plus du vin. Si le prix était à 2000 euros, une partie de l’image du domaine serait brisée. Et beaucoup de gens se rueraient pour l’acheter, sacrifiant une partie de leurs économies. Ce ne serait plus une Romanée-Conti. 18000€ : juste ? pas juste ? Selon les lois de l’économie, c’est le prix d’équilibre, un prix parfait par rapport à ce qu’on attend de ce vin, ce que le vendeur en demande, ce que l’acheteur est prêt à payer. Si problème il y a, il est donc dans les qualités que l’on attribue à ces bouteilles.

Cela dit, pendant ce temps, certains collectionnent dans le fond de leur cave des bouteilles qui pourraient se marchander à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Et d’autres trouvent satisfaction en partageant des vins achetés moins de 10 euros la bouteille. Mais si mon plaisir est de 9/10, ou même 8/10, avec un vin à 10€, les 17 990 euros de différence ne sont-ils pas beaucoup pour un plaisir marginal aussi faible ?

Le Beaujolais à la recherche d’une nouvelle image

Thursday 20 November 2008

Le Beaujolais Nouveau est arrivé ! et avec lui les inégalités de qualité qu’on lui connaît. Mais surtout avec l’impact important sur l’image du vignoble beaujolais qu’il a : une image de vin moyen voire médiocre, dont la consommation est réservée à une semaine mi-novembre, une image de vignoble incapable de produire autre chose. On comprend alors que cette région viticole ait envie de changement, de montrer que non, sa production ne se limite pas au Beaujolais nouveau, bien au contraire.

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Le nouveau connaît des difficultés

Outre cette image négative, et ses répercussions sur les ventes de Beaujolais tout au long de l’année, le “nouveau” se fait aussi du souci depuis quelques années. En France, on a pu observer un certain recul des ventes. Malgré l’aspect événementiel, au milieu d’un mois de novembre souvent gris et pluvieux, les Français se désintéressent peu à peu de ce qu’ils considèrent comme de la “piquette”, oubliant que le Beaujolais ne se résume pas à un goût de banane ou de fraise. Lire le reste de cet article »

Le Languedoc fait-il du vin de merde?

Thursday 23 October 2008

On a tous en tête le souvenirs de vins plus que décevants, voire impossibles à boire, et tout juste bons pour finir dans l’évier (en sauce, dans le meilleur des cas). Alors, quand on découvre dans les rayons un “vin de merde”, qui se revendique tel, l’affichant clairement en plein milieu de l’étiquette, quelques questions se posent.

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S’il était vraiment mauvais, le producteur ne le dirait pas, et le vendrait probablement sous un autre nom bien pompeux, bien à la mode. Pour sauver au moins le marketing. Donc, c’est que ce vin n’est pas si mauvais que ça et qu’il y a d’autres raisons à ce nom. Dont la plus évidente : faire parler de soi. Mais pour dire quoi ?

Réhabiliter les vins du Languedoc

Le producteur de ce, n’ayons pas peur des mots, vin de merde se nomme Jean-Marc Speziale, restaurateur et désormais vigneron à Aniane, dans l’Héraut. La cuvée, élaborée par l’oenologue Walter Valgalier, compte 5000 bouteilles, et a pour objectif de redorer le blason des vins languedociens, dont la qualité est trop souvent sous-estimée. Lire le reste de cet article »

Le vin en canette : sacrilège ou sens de l’histoire?

Wednesday 23 July 2008

Le vin est de plus en plus considéré comme un produit de luxe. Il est vrai que sa consommation est régie par des codes, et que son appréciation dépend de nombreux facteurs souvent subjectifs. Pourtant une nouvelle tendance pointe le bout de son nez avec provocation : la cannette de vin. Par cannette on entend le contenant métallique, c’est ce qu’on appelle une “boîte” dans le jargon technique et une “canette” dans le langage courant.

Une canette venue du froid

Deux designers suédois, Jens Andersson et Jonas Forsman ont crée une canette spécialement conçue pour la consommation de vin. Ces canettes de 33 centilitres bénéficient d’un design plus classe et plus épuré que les cannettes classiques.

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Ce n’est pas la première fois que des canettes de vin sont lancées. Une société australienne (Barokes) a lancé une gamme de vins en canettes et a connu un succès mondial. L’originalité des suédois consiste en leur design. L’image du vin s’accomode assez mal avec le côté production industrielle véhiculée par une simple canette en aluminium.

Peut-on boire du vin en canette?

D’un point de vue technique, des recherches préalables au lancement ont permis de supprimer le goût du fer de la canette et d’offrir au vin une conservation moyenne de 5 ans. De quoi amplement profiter d’un vin. Evidemment, les puristes ne veulent pas entendre parler de ce type de contenant réservé à la bière et au soda. Le vin n’a jamais été consommé de la sorte, et bien évidemment il sera difficile d’imposer ce mode de consommation.

Cela étant on peut se demander si le fait de vouloir figer le vin dans ses contenants traditionnels n’est pas un obstacle aux nouveaux modes de consommation du vin…

Un contenant en phase avec les nouveaux modes de consommation?

Cette nouveauté pose la question légitime de la sacralisation du vin. C’est en effet un produit de luxe qui doit être mis dans des conditions parfaites pour être dégusté. Mais il serait dommage de réduire la consommation de vin à cet aspect élitiste car le vin est bu Lire le reste de cet article »


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