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Archive pour la catégorie ‘Séries’

Bordeaux Primeurs 2007 : la rive gauche

Tuesday 15 April 2008

Sur la rive gauche, la rive des grands crus classés, des crus bourgeois, donc, grande hétérogénéité, et moins de belles réussites comme on aura pu en trouver sur la rive droite.

Margaux donne comme toujours de l’élégance, de la finesse, mais manque presque toujours d’ampleur, de concentration, avec des tanins un peu secs, ce qui fait que, globalement, les primeurs 2007 en Margaux sont moyennement réussis, et on sent un soin important apporté à la vinification.

En Moulis, on retrouve ce manque de souplesse dans les tanins, ce manque de concentration en bouche, pour un millésime moins qualitatif que les précédents.

Les primeurs 2007 de l’appellation Saint-Julien sont encore hétérogènes, entre des vins fins, nobles, avec de la profondeur et un joli boisé, et des vins qui manquent de puissance, un peu courts, à boire rapidement.

Pauillac est dans le même tons : tanins légèrement secs, manque de complexité, de profondeur. Certains vins sont réussis, toujours rien à voir avec 2005 ou même 2006, mais ces réussites sont relatives et font écho à des vins peu travaillés, qui permettent de se rendre compte que le terroir ne fait pas tout.

Les Saint-Estèphe 2007, finalement, sont souvent joliment boisés, avec de belles notes de fruits rouges et une maturité appréciable, mais certains domaines déçoivent avec des vins où le bois est trop fort, la concentration moyenne, et les tanins secs.

La conclusion c’est donc que, pour les primeurs 2007 plus que sur tout autre millésime, il va falloir se fier aux conseils des dégustateurs, la qualité des vins pouvant varier énormément d’une parcelle à l’autre selon le soin apporté par le vigneron à ses vignes et à la vinification.

Bordeaux Primeurs 2007 : la rive droite

Monday 14 April 2008

La rive droite du Bordelais (Saint-Emilion, Pomerol et Fronsac) donne en 2007 des vins globalement plus séduisants, plus charmeurs, que la rive gauche. On note de grandes différences entre des vins d’une même appellation, mais il en résulte que certains vins sont très réussis, bien plus que la grande majorité de ceux de la rive gauche.

A Saint-Emilion, comme un peu partout ailleurs, la qualité des primeurs 2007 est très hétérogène, entre de belles réussites, et des déceptions. Les vins les plus réussis sont fruités, gourmands, avec des tanins souples, et de la fraîcheur. Cependant, ils manquent encore de longueur, faute d’un millésime au temps favorable.

A Pomerol, on trouvera surtout des vins agréables, faciles à boire, sur le fruit, mais à boire assez rapidement, leur potentiel de garde n’étant pas très grand. Les meilleurs sont complexes, très élégants, avec des tanins fins à très fins.

A Fronsac, les choses sont un peu différentes, du fait du manque de notoriété et de reconnaissance actuel de l’appellation. Face à de tels problèmes, les producteurs réagissent en proposant une meilleure qualité, en apportant plus de soins à l’élaboration de leurs vins et en faisant plus d’efforts sur leur qualité. Ampleur, élégance, concentration et des tanins fermes caractériseront donc ces vins, avec de bonnes surprises, mais toujours dans le ton du millésime 2007, c’est-à-dire encore bien loin de 2005 ou 2006.

Bordeaux Primeurs 2007 : les blancs

Friday 11 April 2008

La météo en 2007 à Bordeaux, fortement pluvieuse en été, mais plus sèche en septembre et octobre, a bénéficié aux cépages blancs (sauvignon, sémillon…), qui ont révélé un grand potentiel lors de la semaine des présentations en primeurs.

Les vins blancs secs

Les sauvignons ont particulièrement profité de la météo de 2007, et offrent aujourd’hui une très belle fraîcheur. Déjà lors de la mise en cuve, des propriétaires les annonçaient “très aromatiques”. Le millésime semble donc plus que prometteur.

La bonne nouvelle, c’est que, les dernières années, les blancs bordelais ont été éclipsés par leurs homologues rouges, mais 2007 risque de redorer leur blason et d’amener le public à s’y intéresser à nouveau. En effet, on a pu souvent entendre des amateurs dédaigner ces vins, très secs, un peu pâles sur le plan gustatif, et leur préférer des blancs d’Alsace, de Loire, de Bourgogne, de la Vallée du Rhône, du Languedoc, de l’étranger… Le millésime 2007 sera donc une belle occasion de provoquer un regain d’intérêt pour ces vins, d’amener les amateurs à les redécouvrir dans de superbes conditions.

Les vins blancs liquoreux

Pour les liquoreux, 2007 peut d’ores et déjà être qualifié de millésime exceptionnel. Plus encore que d’autres châteaux, et surtout plus que d’autres années, le Sauternes du Château d’Yquem, en 2007, sera un très très grand vin, et risque fort de s’arracher sur le marché : on pressent même un 100/100. Pour ceux qui voudraient en profiter, et acquérir ce vin qui promet d’être inoubliable, mythique, il va falloir sortir le porte-monnaie.

Mais même si l’on n’a aucun doute sur la qualité du produit fini, d’ici plusieurs années, on est toujours en droit de se demander, avec de tels vins, si ce n’est pas un peu exagéré. D’aucuns diront que non, mais 400 euros, si ce n’est qu’une bouteille de vin pour certains, pour la plupart cela reste un investissement, une chose qu’ils ne pourront se payer qu’une fois, pour laquelle ils font des sacrifices sur d’autres postes budgétaires. La question, c’est de savoir si, quitte à dépenser cette somme en vins, préférez-vous le faire sur une seule bouteille, exceptionnelle, un vin au goût de paradis, ou acheter quelques caisses de vins fabuleux mais abordables.

Investir pour l’environnement : un bon plan financier

Friday 14 March 2008

On pense souvent qu’investir pour réduire ses émissions de carbone, c’est un gouffre financier, qui ne rapportera rien si ce n’est de se sentir un peu mieux et d’avoir l’impression de faire quelque chose pour la planète.

Si l’on se réfère aux propos tenus par l’ex vice-président des États-Unis Al Gore, en vidéoconférence lors de la Conférence sur le Changement Climatique et le Vin, à Barcelone, le 16 février dernier, un mécanisme sous-jacent fait qu’investir dans des procédés écologiques finit par rapporter de l’argent, au bout d’un laps de temps relativement court.

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Ce mécanisme est simple : faire un effort écologique, réduire ses émissions de CO2, c’est se doter, aujourd’hui, d’une image de leader, de précurseur dans ce domaine. C’est s’afficher en tant que tel, c’est donner à savoir au consommateur et à l’acheteur qu’on s’engage pour la planète.

Or, dans la société actuelle, où les gens sont de plus en plus sensibilisés et sensibles à ces questions, c’est une image qui est vendeuse. L’acheteur qui a le choix entre deux vins, d’un vigneron lambda, ou d’un vigneron engagé pour la planète, s’il est lui-même sensibilisé aux questions écologiques, va choisir le vin “vert”, celui qui lui donnera meilleure conscience.

A terme, c’est un argument de vente non négligeable pour un producteur, qui lui permet de se détacher des autres, de se différencier, et d’attirer plus d’acheteurs. A terme, donc, ça rapporte du profit.

Ce qu’Al Gore a compris, en soulignant ce point, en évoquant ce mécanisme, c’est aussi que, même si c’est aujourd’hui “à la mode” de se soucier de l’environnement, même si ça donne bonne conscience de le faire, rien de tel qu’un argument économique pour parler aux entreprises. Un grand orateur, vous disiez ?

Retour aux sources avec le transport maritime

Monday 10 March 2008

Saluons une autre initiative française qui a pour but de réduire les émissions de CO2 dans la filière viticole, celle lancée par la CTMV, la Compagnie de Transport Maritime à Voile, et son fondateur, Frédéric Albert.

On a vu dans un article précédent que les transports sont un élément important des émissions de CO2 (à la fois dans le monde et dans le monde du vin). Cette initiative vise donc à remplacer les transports aériens par les transports maritimes, à voile.

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Plus exactement, ce mois-ci, 60 000 bouteilles de vin en provenance du Languedoc feront escale à Bordeaux (après avoir remonté le Canal du Midi et le Canal de la Garonne), avant de s’embarquer pour l’Irlande. De nouveaux voyages, en direction de Bristol, de Manchester, et même du Canada, sont prévus.

Au trajet retour, il est prévu que, à terme, les navires remportent un tonnage équivalent de verre pour qu’il soit recyclé dans des usines à Bordeaux et à Béziers, et serve à fabriquer de nouvelles bouteilles de vin.

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