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Archive pour la catégorie ‘Séries’

Bordeaux Primeurs 2007 : les blancs

Friday 11 April 2008

La météo en 2007 à Bordeaux, fortement pluvieuse en été, mais plus sèche en septembre et octobre, a bénéficié aux cépages blancs (sauvignon, sémillon…), qui ont révélé un grand potentiel lors de la semaine des présentations en primeurs.

Les vins blancs secs

Les sauvignons ont particulièrement profité de la météo de 2007, et offrent aujourd’hui une très belle fraîcheur. Déjà lors de la mise en cuve, des propriétaires les annonçaient “très aromatiques”. Le millésime semble donc plus que prometteur.

La bonne nouvelle, c’est que, les dernières années, les blancs bordelais ont été éclipsés par leurs homologues rouges, mais 2007 risque de redorer leur blason et d’amener le public à s’y intéresser à nouveau. En effet, on a pu souvent entendre des amateurs dédaigner ces vins, très secs, un peu pâles sur le plan gustatif, et leur préférer des blancs d’Alsace, de Loire, de Bourgogne, de la Vallée du Rhône, du Languedoc, de l’étranger… Le millésime 2007 sera donc une belle occasion de provoquer un regain d’intérêt pour ces vins, d’amener les amateurs à les redécouvrir dans de superbes conditions.

Les vins blancs liquoreux

Pour les liquoreux, 2007 peut d’ores et déjà être qualifié de millésime exceptionnel. Plus encore que d’autres châteaux, et surtout plus que d’autres années, le Sauternes du Château d’Yquem, en 2007, sera un très très grand vin, et risque fort de s’arracher sur le marché : on pressent même un 100/100. Pour ceux qui voudraient en profiter, et acquérir ce vin qui promet d’être inoubliable, mythique, il va falloir sortir le porte-monnaie.

Mais même si l’on n’a aucun doute sur la qualité du produit fini, d’ici plusieurs années, on est toujours en droit de se demander, avec de tels vins, si ce n’est pas un peu exagéré. D’aucuns diront que non, mais 400 euros, si ce n’est qu’une bouteille de vin pour certains, pour la plupart cela reste un investissement, une chose qu’ils ne pourront se payer qu’une fois, pour laquelle ils font des sacrifices sur d’autres postes budgétaires. La question, c’est de savoir si, quitte à dépenser cette somme en vins, préférez-vous le faire sur une seule bouteille, exceptionnelle, un vin au goût de paradis, ou acheter quelques caisses de vins fabuleux mais abordables.

Investir pour l’environnement : un bon plan financier

Friday 14 March 2008

On pense souvent qu’investir pour réduire ses émissions de carbone, c’est un gouffre financier, qui ne rapportera rien si ce n’est de se sentir un peu mieux et d’avoir l’impression de faire quelque chose pour la planète.

Si l’on se réfère aux propos tenus par l’ex vice-président des États-Unis Al Gore, en vidéoconférence lors de la Conférence sur le Changement Climatique et le Vin, à Barcelone, le 16 février dernier, un mécanisme sous-jacent fait qu’investir dans des procédés écologiques finit par rapporter de l’argent, au bout d’un laps de temps relativement court.

arbre-a-billet.jpg

Ce mécanisme est simple : faire un effort écologique, réduire ses émissions de CO2, c’est se doter, aujourd’hui, d’une image de leader, de précurseur dans ce domaine. C’est s’afficher en tant que tel, c’est donner à savoir au consommateur et à l’acheteur qu’on s’engage pour la planète.

Or, dans la société actuelle, où les gens sont de plus en plus sensibilisés et sensibles à ces questions, c’est une image qui est vendeuse. L’acheteur qui a le choix entre deux vins, d’un vigneron lambda, ou d’un vigneron engagé pour la planète, s’il est lui-même sensibilisé aux questions écologiques, va choisir le vin “vert”, celui qui lui donnera meilleure conscience.

A terme, c’est un argument de vente non négligeable pour un producteur, qui lui permet de se détacher des autres, de se différencier, et d’attirer plus d’acheteurs. A terme, donc, ça rapporte du profit.

Ce qu’Al Gore a compris, en soulignant ce point, en évoquant ce mécanisme, c’est aussi que, même si c’est aujourd’hui “à la mode” de se soucier de l’environnement, même si ça donne bonne conscience de le faire, rien de tel qu’un argument économique pour parler aux entreprises. Un grand orateur, vous disiez ?

Retour aux sources avec le transport maritime

Monday 10 March 2008

Saluons une autre initiative française qui a pour but de réduire les émissions de CO2 dans la filière viticole, celle lancée par la CTMV, la Compagnie de Transport Maritime à Voile, et son fondateur, Frédéric Albert.

On a vu dans un article précédent que les transports sont un élément important des émissions de CO2 (à la fois dans le monde et dans le monde du vin). Cette initiative vise donc à remplacer les transports aériens par les transports maritimes, à voile.

navire.jpg

Plus exactement, ce mois-ci, 60 000 bouteilles de vin en provenance du Languedoc feront escale à Bordeaux (après avoir remonté le Canal du Midi et le Canal de la Garonne), avant de s’embarquer pour l’Irlande. De nouveaux voyages, en direction de Bristol, de Manchester, et même du Canada, sont prévus.

Au trajet retour, il est prévu que, à terme, les navires remportent un tonnage équivalent de verre pour qu’il soit recyclé dans des usines à Bordeaux et à Béziers, et serve à fabriquer de nouvelles bouteilles de vin.

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Le liège : un bol d’air pour la viticulture

Friday 7 March 2008

Si le débat fait rage au sujet de la question : bouchon en liège ou autre (bouchon “artificiel”, capsule…) ; d’un point de vue écologique, la contribution de l’industrie du liège à la réduction des émissions de dioxyde de carbone est indéniable, et ce à plusieurs niveaux.

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Il faut savoir que le liège a la capacité d’absorber le dioxyde de carbone. Selon Carlos de Jesus, de la société Amorim, premier producteur de bouchons en liège, si l’on multiplie la quantité de carbone qu’un bouchon peut absorber par le nombre de bouchons produits annuellement, on calcule que, chaque année, plus de 14 millions de tonnes de CO2 sont retenues par des bouchons, si l’on en croit l’interview qu’il a donnée à l’équipe de Catavino.

Deuxième point, le liège n’absorbe pas seulement quand il est à l’état de bouchon. Tout arbre, dans sa période de croissance, absorbe du dioxyde de carbone. Or le chêne-liège, lui, est tout le temps en période de croissance, quand il est utilisé pour faire des bouchons. En effet, l’écorce est récoltée, sur une épaisseur importante mais qui laisse l’arbre intact, et ensuite, pendant un cycle de 9 ans, le chêne reforme cette écorce, absorbant pour cela du CO2 continuellement pendant cette durée.

Cela me permet d’aborder un autre point, qui est que c’est un matériau entièrement renouvelable, puisque l’arbre reforme son écorce. De plus, étant naturel, il est recyclable, et biodégradable. Seul point à critiquer : c’est quand le liège se dégrade, au bout de nombreuses années, qu’il libère à nouveau le CO2 qu’il a absorbé. Ce ne serait donc qu’un mieux-être passager. Cela dit, reste l’absorption par l’arbre qui se régénère.

C’est tout, me dira-t-on ? Non, ce n’est pas tout, justement. Les forêts de chênes-liège, que l’on trouve tout autour du bassin méditerranéen occidental, du Maroc à l’Italie en passant par le Portugal, l’Espagne et le sud de la France, sont le siège de tout un écosystème qu’il est important de protéger. Elles contribuent donc à la préservation de plusieurs espèces animales et végétales, et à la conservation de la biodiversité.

Comme quoi, Amorim et les autres sociétés d’exploitation du chêne-liège ont tout compris : on peut à la fois faire du profit, faire tourner une entreprise, et participer activement à la sauvegarde de l’environnement.

Une alternative : l’enfouissement du CO2

Thursday 6 March 2008

La technologie vient actuellement au secours des industries et du climat, avec de nouvelles techniques, dont celles qui permettent d’enfouir le CO2 au lieu qu’il soit relâché dans l’atmosphère et ne soit la cause de plus de pollution atmosphérique.

torres.jpgLe producteur espagnol Miguel Torres se veut un pionnier en la matière, et il expérimente actuellement un projet pilote, au pied de la Cordillère des Andes, dont le but est de capturer et stocker le dioxyde de carbone sous terre. Le procédé est déjà en place, et permet de stocker le carbone récupéré lors de la fermentation des raisins.

 

Ailleurs, des équipes de scientifiques expérimentent aussi ce procédé, comme à Ketzin, en Allemagne, où il est prévu d’injecter 60 000 tonnes de carbone, sur une période de deux ans à compter de l’été prochain, dans une nappe souterraine d’eau salée, à quelques 800 mètres de profondeur. Le professeur Brom, coordinateur du projet, assure que c’est un site très stable, qu’il n’y a aucun danger.

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