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Archive pour la catégorie ‘Techno’

Le vin aussi cristallise!

Thursday 28 January 2010

Il existe pas mal de méthodes, d’indicateurs et autres capteurs pour aider les vinificateurs et experts du vin dans leur travail. Parmi ceux-là, un vieux procédé au nom si poétique refait brusquement surface : la cristallisation sensible.  Cette méthode qui existe depuis le début du 20ème siècle permet de définir avec précision si un organisme vivant est en pleine vitalité et harmonieusement structuré selon les lois de la nature, ou s’il est malade, chétif, déstructuré, voire cancérisé.

Cette méthode globale donne une vision synthétique de l’état physiologique du vin ou de tout autre produit organique. La structure cristalline d’un vin de bonne qualité permet de visualiser son potentiel qualitatif, énergétique, et bien sûr son aptitude au vieillissement. Tout défaut est alors visible. Toute qualité liée au système vivant d’un vin de haute expression apparaît sans ambiguïté.

L’inventeur de la méthode

L’inventeur de cette méthode se nomme E. Pfeiffer. Il fut élève de Rudolf Steiner en 1920. Ce fut un brillant chimiste biologiste. Il termina sa carrière en tant que directeur de laboratoire de chimie biologique à Spring Valley (USA). Ses recherches portèrent, entre autres, sur les moyens de mesurer et de matérialiser les champs vibratoires qui accompagnent la vie.

Image d’un raisin cristallisé

 Cristallisation sensible d’un raisin

C’est ainsi qu’il a mis six ans pour mettre au point la méthode des cristallisations sensibles. Pfeiffer a dû tester 400 sels chimiques avant de trouver le bon, le plus performant, et de loin : le chlorure de cuivre qui met le mieux en évidence les cristallisations, témoins Lire le reste de cet article »

Vins contrefaits : vous êtes faits !

Monday 11 May 2009

Comme nous l’avions mentionné dans un précédent article, la contrefaçon n’a pas épargné le secteur des vins. Il semble même que les contrefacteurs y voient un terrain propice à la diversification de leurs activités.
Les réseaux mafieux ne sont d’ailleurs en aucun cas les seules forces en présence puisqu’on constate une certaine démocratisation de la fraude. Il faut bien admettre que les sites d’enchère en ligne, qui souffrent tout autant que la filière vin de cette perte de crédibilité, rendent la vente de faux “grands crus” plus accessible. En septembre dernier, un couple d’ardéchois a été condamné à huit mois de prison avec sursis et au versement de 13 101€ de dommages et intérêts suite à la vente de quelques 200 fausses bouteilles Châteauneufs-du-Pape. La simplicité des méthodes employées par les escrocs pour monter cette entreprise inquiètent aussi bien les amateurs de vin que les producteurs.

Chaque année, la contrefaçon ferait perdre 200 millions d’euros à la filière vins et spiritueux française, une tendance qu’il semble urgent d’inverser compte tenu de l’évolution rapide des techniques de falsification et la croissance du nombre de contrefacteurs. Plus inquiétant encore, certains vins contrefaits comportent des éléments chimiques de nature à altérer la santé des consommateurs. En 2007 déjà, le député de la Marne Philippe-Armand Martin avait demandé à ce que des mesures soient prises par le gouvernement pour lutter contre ce problème avec comme ligne directrice les propositions mentionnées dans le rapport de l’Imprimerie Nationale relatif à la contrefaçon des vins.

Aujourd’hui, où en est-on dans la lutte face aux contrefacteurs ?

Les vins contrefaits sont faits !

Le secteur se dote d’un armada high-tech contre les fraudeurs

Vous avez certainement entendu parlé du LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde mis en route le mercredi 10 septembre 2008 à Genève. Pour ceux qui en doutaient, nous lui avons trouvé une utilité pratique ! Il exploite en effet une technologie similaire à celle développée par le CNRS et qui fournit une méthode de datation des bouteilles de vin en les soumettant à un faisceau d’ions. Une innovation qui permet de vérifier aussi bien l’ancienneté des bouteilles que leur provenance et donc d’authentifier le cru. Intéressant donc.

Oui mais voilà, certains fraudeurs peuvent se procurer, via ebay ou tout simplement par le vol, des échantillons de bouteilles originaux et remplir de piquette le flacon “grand cru”. Conscients du risque, certains domaines se dotent d’un moule de bouteille original pour leurs vins les plus prestigieux. Contrefaire une étiquette, c’est une chose, contrefaire une bouteille en est une autre : coût estimé 350 000€.

Vous connaissez peut être le dicton anglais “every cloud has a silver lining”. Il semblerait que les vignerons aient trouvé le “silver lining” (le côté “positif” s’il en est) des essais nucléaires menés par l’homme dans les années 50 et de l’accident de la centrale de Tchernobyl. Un procédé utilise en effet le nucléaire (plus précisément le Césium 137, un élément radioactif artificiellement créé par ces événements) absorbé par les vignes pour déterminer la datation du vin. Une idée utile pour déterminer l’authenticité des vins. Cela dit, le problème reste posé pour les vins datant d’avant les années 50.

Une autre méthode utilisée par la Répression des fraudes permet de mettre en évidence la chaptalisation (ajout de sucre) ou encore l’origine géographique du vin. Le spectromètre à résonance nucléaire analyse d’une part la quantité de carbone et d’hydrogène contenu dans le vin, ce qui permet de savoir si le sucre provient du raisin ou s’il a été ajouté a posteriori. Dans un deuxième temps, l’analyse se fonde sur l’isotope oxygène 18 pour déterminer l’origine géographique du vin. Les caractéristiques de l’eau présente dans le vin dépendent en effet des conditions climatiques dans lesquelles les raisins ont été cultivés.

Pour les aficionados de gadgets originaux, l’institut de microélectronique de Barcelone a mis au point une “langue électronique” capable de détecter quatre cépages différents : le chardonnay, le malvoisie, l’airén et le macabeu. Cet outil transportable peut détecter l’ajout de 20% d’un autre cépage dans une bouteille. Elle serait également capable de reconnaître les millésimes 2005 et 2007. Une innovation qui fait sourire les œnologues mais qui pourrait bien séduire les éternels suspicieux.

Plus largement, de plus en plus de châteaux font en sorte de pouvoir suivre leurs bouteilles en numérotant les étiquettes ou en y faisant figurer un logo en filigrane. Ces techniques permettent au consommateur averti d’identifier le domaine d’origine de la bouteille et de distinguer le vrai du faux.

Les bienfaits d’un système mi-préventif, mi-répressif

Hologrammes, spray ADN, codes barres, cryptogrammes sont des outils génériques mais efficaces pour se protéger les attaques de contrefacteurs. Il s’agit certes davantage d’une politique de dissuasion que d’une réelle solution au problème mais ils ont l’avantage de rendre la contrefaçon plus coûteuse à réaliser. Face ce type de fraude la sensibilisation du consommateur, la surveillance des marchés, la formation des autorités de police, la coopération avec les pouvoirs publics et les actions en justice semblent les meilleurs moyens à retenir sur le long terme. Ils constituent un système mi-préventif, mi-répressif capable d’apporter des résultats au plus vite. Les domaines doivent profiter de la relation de confiance qu’ils entretiennent avec leur clientèle afin d’exposer la situation et véhiculer les rudiments du principe de précaution. La prochaine fois que vous ferez l’achat d’une bouteille et pour ne pas tomber dans la paranoïa, appliquez donc la méthode Reagan : “Trust, but verify”.

Geowine : la technologie au service des vignerons.

Wednesday 8 April 2009

La coopérative Producteurs Plaimont, dans le Gers, lance un grand programme de géomatique appliquée au vin. La géomatique regroupe l’ensemble des outils et des méthodes permettant de représenter, d’analyser et d’intégrer des données géographiques. Il s’agit donc d’une discipline qui intègre sciences de la terre et technologie de l’information via l’acquisition, le stockage, l’analyse, la diffusion et la gestion des données relatives aux territoires.

Le projet Geowine, qui engage la construction d’un système de géo-traçabilité à partir de données viticoles et œnologiques, devrait permettre d’assurer une traçabilité complète “de la parcelle à la bouteille” tout en aidant à l’élaboration des cuvées.

Geowine : la technologie au service des vignerons.

Gérer sa parcelle en fonction de ses caractéristiques propres 

Les objectifs d’un tel projet sont divers. Dans un premier temps il permettra d’associer les données sur l’environnement et les pratiques viticoles. Le traitement centralisé au sein d’une banque de données des informations sur le terroir (cépages, sol, sous-sol, etc.) et sur les conditions de vinification fournira une connaissance précise de la production pour les domaines. Les données climatologiques, intégrées au système, seront comparées aux caractéristiques œnologiques des jus.

Cela permettra de connaître la réaction de chaque parcelle aux différentes conditions de culture et donc de faciliter l’élaboration des cuvées : si l’on sait que dans certaines conditions météorologiques, une parcelle sableuse X donne un résultat moyen, le vigneron pourra adapter ses techniques de culture pour pallier aux insuffisances constatées et ajuster la qualité de ses raisins en fonction de ce qu’il recherche. Les recherches sur les variables pertinentes de l’effet terroir et de l’effet millésime en seront grandement améliorées.

Une traçabilité bénéfique tant pour le consommateur que pour le producteur

Dans un second temps, le projet constitue un élément de réponse aux directives européennes sur l’étiquetage des vins d’appellation d’origine protégée. Cette traçabilité “de la parcelle à la bouteille” sera particulièrement appréciée des consommateurs qui pourront dès lors être rassurés sur l’origine exacte du vin dont ils font l’achat. Chaque bouteille sera identifiée grâce à la technologie du code à bulles de la société Prooftag, membre du consortium Geowine labellisé par le pôle de compétitivité “Agrimip Innovation”.

Certains très grands crus classés en Bordeaux, en Bourgogne ou encore des vins américains utilisent déjà cette technologie qui permet de lutter contre la contrefaçon (8 à 10% du commerce mondial) mieux que n’importe quelle autre solution sur le marché. Au delà de la sécurité et de l’authentification des vins, l’intérêt d’une traçabilité accrue est manifeste pour le producteur qui aura une meilleure visibilité des performances commerciales de ses produits et qui pourra donc mieux les valoriser auprès des circuits de distribution et des consommateurs. Voilà donc un outil intéressant pour les domaines qui souhaitent développer leurs ventes.

Le budget pour le développement de ce projet se chiffre à 2,5 millions d’euros et est assuré par l’Union européenne, la région Midi-Pyrénées, le département du Tarn-et-Garonne et les coopérateurs de Plaimont. Des résultats exploitables sont attendus dès la vendange 2011.

Les vins Bios : Les différentes méthodes

Monday 29 December 2008

L’expression “vin bio” recouvre en réalité plusieurs réalités. Le consommateur fait rarement la différence, c’est la raison pour laquelle nous présentons les différentes méthodes.

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L’agriculture biologique

L’agriculture biologique est basée sur le rejet de tous les produits chimiques, pesticides, fertilisants, désherbants. Pour pouvoir être certifiés, les domaines doivent être contrôlés régulièrement par un organisme accrédité AB. Les vignes sont alors traités avec des produits d’origine naturelle exclusivement ce qui complique la lutte contre les maladies. Ce type d’agriculture représente environ 2% des exploitations viticoles en France.

La biodynamie

Plus rare, cette technique consiste à favoriser la terre, la vie des sols, en appliquant à la terre des préparations naturelles avant le labour des champs. Ils ne représentent que 10% des domaines viticoles bios.

Le vin sans souffre ajouté

Attention à ne pas faire d’amalgame entre vin bio et vin sans souffre. Le label bio ne prohibe pas l’utilisation du souffre qui agit comme un stabilisateur et permet une vinification moins risquée et une conservation saine. Au contraire ces vins sans souffre peuvent souffrir d’oxydations prématurées, et des arômes peu valorisantes peuvent apparaître. Les vins ne peuvent pas être conservés à une température supérieure à 14 °C et leur évolution est très rapide après leur ouverture. On trouve aujourd’hui très peu de domaines produisant des vins sans souffre ajouté.

On n’arrête pas le progrès : les viticulteurs se mettent aux satellites

Thursday 2 October 2008

Le vin : c’était mieux avant

On entend parfois que les vignerons faisaient jadis du meilleur vin, plus apte à vieillir et moins influencé par la mode. Si ce discours peut avoir une part de vérité il ne faut pas tout mélanger et oublier que les progrès scientifiques ont considérablement augmenté la qualité des vins au cours du siècle. Dernier progrès en date: l’utilisation d’un satellite pour améliorer la qualité de la récolte.

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Des satellites?

Non, il ne s’agit pas ici des satellites de Saint-Emilion mais bien des satellites qui évoluent dans l’espace et sont mis en orbite au moyen d’une fusée Ariane.

L’ICV (Institut Coopératif du vin), une entreprise issue de l’union de sociétés coopératives agricole, a annoncé le lancement d’Oenoview en partenariat avec l’INRA et Infoterra, une filiale d’EADS Astrium spécialisée dans la fourniture de produits et services d’observation de la terre. Oenoview est donc un service destiné aux vignerons pour obtenir des renseignements complémentaires sur l’état de leurs parcelles en différents endroits: vigueur et surface foliaire, rationnement hydrique Lire le reste de cet article »


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