Verre de vin quotidien : Panacée ou mort accélèrée ?
Monday 10 August 2009Bien que ce soit l’été, que les oiseaux chantent et que le soleil brille, une pluie s’est récemment abattue sur nos têtes.
C’est une pluie de rapports médicaux établissant, ou non, des corrélations entre vin et maladie.
Dans le ring, trois rapports s’affrontent :
Le premier, publié en 2007 par l’Institut National du Cancer, établi avec certitude que la consommation d’un verre de vin quotidien augmenterait le risque de cancers, de 9 à 168% selon la localisation. Il affirme que la consommation d’alcool serait responsable de 10,8% des cancers chez les hommes, et de 4,5% chez la femme, et toucheraient principalement la bouche, le pharynx, l’œsophage, le colon-rectum, le sein et le foie. Le rapport ne fait pas de distinction entre les alcools, car c’est l’éthanol qui est directement visé. Une fois dans l’organisme, ce dernier se transforme en acéthaldéhyde, molécule cancérigène.
Le deuxième, publié en juillet 2009 par le Haut Conseil de la Santé Publique, à été commandé par Roselyne Bachelot en réaction à la publication du premier. Il estime qu’il ne faut pas préconiser l’abstinence totale vis-a-vis de l’alcool, et réaffirme ce qu’on l’on conseillait déjà depuis des années : ne pas dépasser trois verres par jour pour les hommes et deux pour les femmes. Le HCSP reproche à l’INC d’avoir volontairement écarté les vertus du verre de vin quotidien dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, et estime que “une recommandation nutritionnelle à visée de santé publique ne peut être basée sur une morbi-mortalité spécifique, en l’occurrence le cancer, Lire le reste de cet article »


