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Une bulle de Champagne qui éclate libère d’extraordinaires précurseurs d’arômes

Wednesday 14 October 2009

Toute la magie d’un Champagne vient de ses bulles, ça on le sait. Mais, ce que l’on sait moins, c’est que les arômes et la saveur du champagne proviennent surtout des bulles qui les dispersent en éclatant à la surface de la coupe. En effet, c’est la thèse développée par des chercheurs français et allemands, qui a été publiée le 28 septembre 2009 aux Etats-Unis, dans le magazine scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences.


Une bulle contient 30 fois plus de molécules exhausteurs d’arômes.

Parmi les principaux auteurs de cette thèse, le Dr Gerard Liger-Belair (de l’Université de Reims Champagne-Ardenne) déclare avoir été “obsédé toute [sa] vie par les bulles de champagne“.
Depuis une dizaine d’années, il multiplie les découvertes sur le plus célèbre vin effervescent de la planète.
Et aujourd’hui, “Pour la toute première fois nous avons été en mesure de détecter la chimie fine du contenu gazeux qui est vraiment l’essence du champagne.”
Ces scientifiques démontrent que les bulles de champagne contiennent environ 30 fois plus de molécules précurseurs de goût que le vin lui-même. Les bulles sont beaucoup plus qu’un peu de gaz carbonique en suspension.

Déboucher une bouteille de champagne déclenche la formation de milliers de bulles de dioxyde de carbone (CO2) qui remontent à la surface et qui piègent en chemin les composés aromatiques du vin.
Les auteurs de cette étude ont recouru à la spectrométrie de masse à haute résolution pour analyser les aérosols libérés dans l’air par l’éclatement des bulles et se trouvant juste au-dessus de la surface d’une coupe de champagne. Lire le reste de cet article »

Crise du vin, vin de crise !

Thursday 23 July 2009

 In crisis Veritas ?

La crise est sur toutes les lèvres, décryptée dans tous les médias, présente dans tous les esprits. Les français se focaliseraient sur les achats essentiels… Adieu superflu !

Depuis la fin des années 70, on observe que le vin n’accompagne plus tous les repas, qu’il est devenu un produit festif, convivial, mais plus un produit du quotidien. Ses apparitions se raréfient, ses amateurs aussi.

Si l’on y ajoute les campagnes sanitaires gouvernementales, l’arrivée en grandes pompes des concurrents d’outre-Atlantique, et la règlementation toujours plus restrictive imposée par les instances bruxelloises, on pourrait presque se demander s’il restera des viticulteurs en France en 2010.

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Et pourtant !

Même si les experts sont unanimes sur la réalité de cette crise, les avis sur ses conséquences divergent. Certains hurlent à la catastrophe, quand d’autres s’exclament de l’exception viticole française. Et pour lutter contre la morosité ambiante, Findawine.com prend le parti de ceux qui voient la vie en rose !

Ce qu’il faut retenir :

-Tout d’abord, l’histoire joue en notre faveur. Le vin français n’est pas encore complètement descendu de son piédestal (au moins en France) et il suffit de faire un tour chez les cavistes ou en grande distribution pour constater que la fameuse concurrence des vins du nouveau monde sur le marché français relève plus du mythe que de la réalité. Evidemment dès qu’on traverse la manche c’est une autre histoire…

-La diversité de l’offre joue aussi en notre faveur. La viticulture française est présente sur tous les segments, cela permet de ne pas perdre de clients, mais juste d’observer un transfert de ceux qui souhaitent simplement s’orienter vers des vins plus abordables qu’à leur habitude (entre 3 et 8€).

-Dans cette terrible bataille des chiffres, on notera que les grands crus s’en sortent plutôt bien puisque le Liv-ex (indice d’évolution des 100 meilleurs vins français) affiche une progression de 253% depuis 2004, contre seulement 16% pour le CAC40.

Un bémol…

Seule fausse note dans cette symphonie de bonnes nouvelles, les exportations sont bel et bien en baisse… de 20% selon le bureau New-Yorkais de Sopexa.

Un bécarre !

Si l’on regarde un peu en arrière, on se rendra compte que l’industrie viticole française a survécu à deux crises économiques et à deux guerres mondiales. Le désespoir n’est donc pas encore à l’ordre du jour.

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Et un grand bravo à Alex pour le montage !

Le vin rosé sauvé !

Tuesday 9 June 2009

Mauvaise nouvelle pour tout les néophytes sans connaissances œnologiques qui pensaient pouvoir se lancer dans la production “à l’œil” de vins rosés : la Commission européenne a finalement renoncé à son projet de directive autorisant le mélange de vin rouge et de vin blanc dans l’élaboration du rosé.

Ce projet faisait partie d’un plan de modernisation et d’homogénéisation de la filière vin en Europe. La France et l’Italie ont mené le front d’opposition à cette directive avec en première ligne les viticulteurs du Comité Interprofessionnel du Vin de Provence (CIVP), première région productrice de vins rosés. Contrairement à ce qu’avait pu penser Madame Marianne Fischer Boel, commissaire européen à l’agriculture et au développement rural, le rosé n’est pas le produit d’un mélange de vin rouge et de vin blanc. Il peut être obtenu soit par “saignées” soit par “pressurage direct” et la seule région française qui bénéficie du droit de coupage est la Champagne-Ardenne dans le cadre de la production du champagne rosé.

Le vin rosé sauvé !

Rendons à César ce qui appartient à César : Une belle réussite pour la filière vin

Il convient de féliciter le CIVP qui a su démontrer à une filière ravagée par de petites rivalités que l’union fait la force. Réunis autour d’un projet collectif contre une menace commune, les vignerons de Provence, et tout ceux qui se sont joints à la résistance, peuvent être fiers de ce résultat. En Mars, la seule consolation que semblait éventuellement pouvoir proposer Madame Fischer Boel était l’étiquetage d’une mention “Vin Traditionnel” sur les bouteilles de rosés. Ils partaient donc de loin !
Ce qui inquiétait dans ce projet de réforme était la possibilité d’inondation du marché par des vins rosés de mauvaise qualité, réalisés à partir de stocks d’invendus de mauvais vins rouges et blancs. Ces bouteilles auraient été commercialisées au même titre que le “vrai rosé” sans que le consommateur Lire le reste de cet article »

Vin et histoire # 6: Armand Fallières (1841-1931), les vendanges présidentielles

Wednesday 29 April 2009

Avant le bling-bling à l’Elysée, les vignes ! Non, la plante n’a jamais envahi le parc de l’Elysée mais un viticulteur y occupa le Palais. En effet, Armand Fallières, président de la République de 1906 à 1913, était aussi viticulteur. Il imposa à la République l’agenda de la vigne…

Revenons d’abord sur sa carrière politique, réalisée sous la IIIe République. Originaire du Lot-et-Garonne, il est élu maire de Nérac en 1871 et entre à l’Assemblée Nationale parmi les républicains de gauche en 1876. Il occupe par la suite des fonctions ministérielles telles que Président du Conseil en 1883 ou ministre de l’Intérieur en 1882 et est présent dans les nombreux gouvernements de la république naissante. Mais sa carrière culmina avec son élection à la présidence de la République contre Paul Doumer, le 18 janvier 1906.

Les principaux faits de sa Présidence sont le renforcement opéré de la Triple Entente, alliance avec le Royaume-Uni et l’Empire Russe et son opposition à la peine de mort. Il gracie en effet systématiquement les condamnés à mort dans les premiers temps de son mandat.

photo officielle du Président de la République Fallières

Armand Fallières et le vin
Pour ce président, le vin n’est pas seulement un accompagnement des réceptions ou un outil diplomatique. Le président a un contact charnel avec les vignes car il est propriétaire de vignes à Nérac dans son “cher” domaine de Loupillon. En automne, il suspend les activités élyséennes et se rend en train spécial à son domaine pour assister aux vendanges. Le privilège présidentiel de l’époque, en sorte…

Son rapport à la terre et son amour des bonnes choses le rendirent populaire, bien plus que son successeur le lointain et sévère Raymond Poincaré. Il fut ainsi le président le plus populaire de la IIIe République et a inspiré dans son attitude certains de ses successeurs de la Ve République.

Par exemple, lors du mariage de sa fille à l’Eglise de la Madeleine, les badauds parisiens Lire le reste de cet article »

La filière Champagne tranquillisée par la crise

Monday 16 March 2009

Associé au luxe, au succès et à l’extravagance, le Champagne est parvenu à se forger une identité mondialement reconnue.
Cette réputation est le fruit d’une stratégie parfaitement maîtrisée : une offre strictement réglementée, tant en volume qu’en valeur, un travail marketing innovant et une capacité à s’associer aux mythes contemporains.

Winston Churchill avec Pol Roger, la cour impériale russe avec Roederer, James Bond avec Bollinger (au cinéma) et Taittinger (dans les livres). Une stratégie payante puisqu’ au cours des vingt dernières années, les exportations de Champagne ont augmenté de 2% annuellement. Plus récemment, certains marchés se sont développés à un rythme encore plus soutenu.

Entre 2002 et 2007, la demande aux Etats-Unis a connu une croissance annuelle de 3,5%, 4,2% pour la Grande Bretagne et 18,2% (!) pour le Japon. Ces performances exceptionnelles permettent aux maisons de champagne d’atteindre des niveaux de rentabilité économique bien au dessus des standards du secteur des vins et spiritueux. Laurent Perrier, par exemple, a atteint 13% en 2007.

La filière Champagne tranquillisée par la crise

Une filière avec d’excellents soutiens…
De tels résultats ne sont pas simplement le fruit d’un management efficient. Derrière les bulles se présente un système politico-économique dominé par le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne (CIVC), un organisme semi-public œuvrant depuis 1941 à la protection et au soutien de la filière.
A travers différentes actions économiques, techniques, environnementales, de progrès qualitatif, d’organisation de la filière, de communication, de développement de la notoriété et de protection de l’appellation partout dans le monde, cette organisation interprofessionnelle a fait du Champagne ce qu’il est aujourd’hui. S’il ne vient pas d’un des 17 terroirs Lire le reste de cet article »


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