Après un séjour de 5 mois passé à Shanghai, j’ai pu constater avec surprise que le vin n’était plus une affaire d’élite ! Rejoignant aujourd’hui l’aventure Findawine, je vais partager avec vous mes expériences avec l’œil critique et acerbe d’un jeune français parti à la découverte de l’Empire du milieu. C’est aussi l’occasion de réouvrir un dossier cher à notre blog à savoir le Vin et la Chine. Entre fantasme et réalité, nous allons explorer ce thème au travers d’une série d’articles. En guise d’amuse bouche nous commencerons donc par un état des lieux du marché chinois.
Un géant assoiffé!
Synonyme de véritable Eldorado, ce géant est devenu un acteur incontournable dans tous les domaines d’activité et le secteur viticole n’ignore pas cette tendance. En 2009 la Chine est entrée dans le top 10 des pays producteurs de vins dans le monde et devrait voir sa consommation annuelle augmenter de plus de 40% en 3 ans. Le géant jaune a soif mais qui saura le servir ?

Depuis quelques années les consommateurs chinois se voient de plus en plus sensibilisés à la finesse du vin de raisin. En témoigne la multiplication des bars à vin et le développement des initiations à la dégustation dans les mégalopoles chinoises. Ultime signe des temps, en 2009, la première école du vin a ouvert ses portes à Shanghai. Ce phénomène est accentué par l’essor des grandes enseignes de la grande distribution type Carrefour, Auchan ou Wal Mart, qui donnent une place importante aux vins. Le marché chinois doit donc s’adapter afin de répondre à cette demande de plus en plus forte.
Une stratégie à réinventer
Depuis l’ouverture de son économie en 1978, la Chine a remarquablement su attirer les investisseurs étrangers et les grands groupes occidentaux afin d’importer le savoir faire qui lui faisait défaut, l’assimiler, le développer puis promouvoir ses propres champions locaux. Cette stratégie est simple, efficace et applicable à tous les secteurs. Tous les secteurs ?? Non ! Seul un irréductible secteur tient tête à l’impressionnante ascension de l’empire communiste. En effet la viticulture échappe totalement à cette logique.
Une production viticole de qualité requiert des conditions géologiques et climatiques spécifiques ainsi qu’un savoir faire qui s’acquiert avec l’expérience des âges. Il est plus aisé de recopier un sac Hermes plutôt qu’un château Petrus ! Pour répondre à l’engouement de plus en plus fort des chinois pour la boisson de Bacchus, les producteurs locaux devront donc relever un défi de taille : S’inventer une identité propre !
Une lutte sans merci
Le marché chinois est dominé par 4 grandes marques Lire le reste de cet article »