Le vin rosé sauvé !
Tuesday 9 June 2009Mauvaise nouvelle pour tout les néophytes sans connaissances œnologiques qui pensaient pouvoir se lancer dans la production “à l’œil” de vins rosés : la Commission européenne a finalement renoncé à son projet de directive autorisant le mélange de vin rouge et de vin blanc dans l’élaboration du rosé.
Ce projet faisait partie d’un plan de modernisation et d’homogénéisation de la filière vin en Europe. La France et l’Italie ont mené le front d’opposition à cette directive avec en première ligne les viticulteurs du Comité Interprofessionnel du Vin de Provence (CIVP), première région productrice de vins rosés. Contrairement à ce qu’avait pu penser Madame Marianne Fischer Boel, commissaire européen à l’agriculture et au développement rural, le rosé n’est pas le produit d’un mélange de vin rouge et de vin blanc. Il peut être obtenu soit par “saignées” soit par “pressurage direct” et la seule région française qui bénéficie du droit de coupage est la Champagne-Ardenne dans le cadre de la production du champagne rosé.

Rendons à César ce qui appartient à César : Une belle réussite pour la filière vin
Il convient de féliciter le CIVP qui a su démontrer à une filière ravagée par de petites rivalités que l’union fait la force. Réunis autour d’un projet collectif contre une menace commune, les vignerons de Provence, et tout ceux qui se sont joints à la résistance, peuvent être fiers de ce résultat. En Mars, la seule consolation que semblait éventuellement pouvoir proposer Madame Fischer Boel était l’étiquetage d’une mention “Vin Traditionnel” sur les bouteilles de rosés. Ils partaient donc de loin !
Ce qui inquiétait dans ce projet de réforme était la possibilité d’inondation du marché par des vins rosés de mauvaise qualité, réalisés à partir de stocks d’invendus de mauvais vins rouges et blancs. Ces bouteilles auraient été commercialisées au même titre que le “vrai rosé” sans que le consommateur Lire le reste de cet article »


