Les critiques sont-ils déconnectés de la réalité du marché ?
Tuesday 5 February 2008Sur le sujet des ventes en Primeur, en 2007, les critiques ont été pour le moins acerbes. Pour n’en citer qu’un, ou plutôt “une”, il était même à souhaiter que le millésime 2006 ne soit pas un succès pour montrer aux Bordelais les déficiences de ce système. Sur la question en elle-même, sur la légitimité des primeurs, il peut y avoir débat. Mais ce sont les arguments soulevés, tous plus irrationnels les uns que les autres, qui m’intriguent.
Premier point : le système des primeurs est critiqué pour le millésime 2006, très fortement.
Mais il est encensé quand on parle du millésime 2005… Si on essaie d’y voir plus clair, on s’aperçoit que la personne nous parle des prix injustifiés sur le 2006. Mais s’ils sont si hauts, c’est qu’il y a des gens prêts à payer si cher, point. C’est une des premières lois économiques. La demande fait que le prix est ce qu’il est. Qu’il corresponde à la qualité ou non.

Car les critiques semblent croire que le prix d’un vin dépend uniquement de sa qualité. Faux. Il y a du marketing, de l’image (l’écart de qualité entre un Pétrus et un autre vin ne justifie pas l’écart de prix qu’il y a), de la rareté, et il y a… les guides. Le Clos des Papes 2005 était en vente bien avant le classement Decanter, mais, dès la publication de ce classement, les prix ont grimpé en flèche. L’offre, et la demande, et les facteurs qui influencent la demande, simplement. Lire le reste de cet article »


La formule a eu son heure de gloire dans le New York TImes en 1990, où dans un long article, Ashenfelter décrivait que le millésime 1989 de Bordeaux nous offrirait les “vins du siècle” alors même qu’aucune Robert Parker n’avait encore gouté les vins qui n’en étaient qu’à leur troisième mois d’élevage. Plus fort encore, Ashenfelter affirmait que le millésime 1990 serait “encore meilleur”. (Les plus perspicaces d’entre vous auraient sans nul doute objecté à l’époque qu’il ne pouvait y avoir qu’un millésime du siècle par siècle mais bon, passons…)
