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Articles taggés avec ‘Environnement’

Nouveau format de Bag-in-Box : 25 000 litres

Thursday 19 February 2009

Le développement durable est un sujet qui passionne de plus en plus de professionnels de nos jours, et les professionnels du vin ne sont pas en reste. On sait que l’étape la plus “polluante” dans l’élaboration d’un vin est son transport : des bouteilles font presque le tour du monde dans des containers. Mais pourquoi ne pas expédier que le vin, et l’embouteiller sur place ?

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Le Flexitank

C’est justement le but du Flexitank. Techniquement, il s’agit d’un immense bag-in-box, d’une contenance de 25 000 litres. Il est rempli de vin, et est expédié du pays de production au pays de consommation. Enfin, le vin est embouteillé sur place.

Quand on sait qu’une bouteille pèse entre 600 et 700 grammes, et que 25 000 litres remplissent 33 333 bouteilles de 75 cL (avec une petite marge), l’économie est quand même de quelques 20 tonnes de verre, dans l’hypothèse la plus basse. D’un point de vue écologique, ce sont 20 tonnes de moins, à chaque voyage, qui ne sont pas transportées, ce qui n’est pas négligeable. Lire le reste de cet article »

Investir pour l’environnement : un bon plan financier

Friday 14 March 2008

On pense souvent qu’investir pour réduire ses émissions de carbone, c’est un gouffre financier, qui ne rapportera rien si ce n’est de se sentir un peu mieux et d’avoir l’impression de faire quelque chose pour la planète.

Si l’on se réfère aux propos tenus par l’ex vice-président des États-Unis Al Gore, en vidéoconférence lors de la Conférence sur le Changement Climatique et le Vin, à Barcelone, le 16 février dernier, un mécanisme sous-jacent fait qu’investir dans des procédés écologiques finit par rapporter de l’argent, au bout d’un laps de temps relativement court.

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Ce mécanisme est simple : faire un effort écologique, réduire ses émissions de CO2, c’est se doter, aujourd’hui, d’une image de leader, de précurseur dans ce domaine. C’est s’afficher en tant que tel, c’est donner à savoir au consommateur et à l’acheteur qu’on s’engage pour la planète.

Or, dans la société actuelle, où les gens sont de plus en plus sensibilisés et sensibles à ces questions, c’est une image qui est vendeuse. L’acheteur qui a le choix entre deux vins, d’un vigneron lambda, ou d’un vigneron engagé pour la planète, s’il est lui-même sensibilisé aux questions écologiques, va choisir le vin “vert”, celui qui lui donnera meilleure conscience.

A terme, c’est un argument de vente non négligeable pour un producteur, qui lui permet de se détacher des autres, de se différencier, et d’attirer plus d’acheteurs. A terme, donc, ça rapporte du profit.

Ce qu’Al Gore a compris, en soulignant ce point, en évoquant ce mécanisme, c’est aussi que, même si c’est aujourd’hui “à la mode” de se soucier de l’environnement, même si ça donne bonne conscience de le faire, rien de tel qu’un argument économique pour parler aux entreprises. Un grand orateur, vous disiez ?

Retour aux sources avec le transport maritime

Monday 10 March 2008

Saluons une autre initiative française qui a pour but de réduire les émissions de CO2 dans la filière viticole, celle lancée par la CTMV, la Compagnie de Transport Maritime à Voile, et son fondateur, Frédéric Albert.

On a vu dans un article précédent que les transports sont un élément important des émissions de CO2 (à la fois dans le monde et dans le monde du vin). Cette initiative vise donc à remplacer les transports aériens par les transports maritimes, à voile.

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Plus exactement, ce mois-ci, 60 000 bouteilles de vin en provenance du Languedoc feront escale à Bordeaux (après avoir remonté le Canal du Midi et le Canal de la Garonne), avant de s’embarquer pour l’Irlande. De nouveaux voyages, en direction de Bristol, de Manchester, et même du Canada, sont prévus.

Au trajet retour, il est prévu que, à terme, les navires remportent un tonnage équivalent de verre pour qu’il soit recyclé dans des usines à Bordeaux et à Béziers, et serve à fabriquer de nouvelles bouteilles de vin.

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Le liège : un bol d’air pour la viticulture

Friday 7 March 2008

Si le débat fait rage au sujet de la question : bouchon en liège ou autre (bouchon “artificiel”, capsule…) ; d’un point de vue écologique, la contribution de l’industrie du liège à la réduction des émissions de dioxyde de carbone est indéniable, et ce à plusieurs niveaux.

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Il faut savoir que le liège a la capacité d’absorber le dioxyde de carbone. Selon Carlos de Jesus, de la société Amorim, premier producteur de bouchons en liège, si l’on multiplie la quantité de carbone qu’un bouchon peut absorber par le nombre de bouchons produits annuellement, on calcule que, chaque année, plus de 14 millions de tonnes de CO2 sont retenues par des bouchons, si l’on en croit l’interview qu’il a donnée à l’équipe de Catavino.

Deuxième point, le liège n’absorbe pas seulement quand il est à l’état de bouchon. Tout arbre, dans sa période de croissance, absorbe du dioxyde de carbone. Or le chêne-liège, lui, est tout le temps en période de croissance, quand il est utilisé pour faire des bouchons. En effet, l’écorce est récoltée, sur une épaisseur importante mais qui laisse l’arbre intact, et ensuite, pendant un cycle de 9 ans, le chêne reforme cette écorce, absorbant pour cela du CO2 continuellement pendant cette durée.

Cela me permet d’aborder un autre point, qui est que c’est un matériau entièrement renouvelable, puisque l’arbre reforme son écorce. De plus, étant naturel, il est recyclable, et biodégradable. Seul point à critiquer : c’est quand le liège se dégrade, au bout de nombreuses années, qu’il libère à nouveau le CO2 qu’il a absorbé. Ce ne serait donc qu’un mieux-être passager. Cela dit, reste l’absorption par l’arbre qui se régénère.

C’est tout, me dira-t-on ? Non, ce n’est pas tout, justement. Les forêts de chênes-liège, que l’on trouve tout autour du bassin méditerranéen occidental, du Maroc à l’Italie en passant par le Portugal, l’Espagne et le sud de la France, sont le siège de tout un écosystème qu’il est important de protéger. Elles contribuent donc à la préservation de plusieurs espèces animales et végétales, et à la conservation de la biodiversité.

Comme quoi, Amorim et les autres sociétés d’exploitation du chêne-liège ont tout compris : on peut à la fois faire du profit, faire tourner une entreprise, et participer activement à la sauvegarde de l’environnement.

Une alternative : l’enfouissement du CO2

Thursday 6 March 2008

La technologie vient actuellement au secours des industries et du climat, avec de nouvelles techniques, dont celles qui permettent d’enfouir le CO2 au lieu qu’il soit relâché dans l’atmosphère et ne soit la cause de plus de pollution atmosphérique.

torres.jpgLe producteur espagnol Miguel Torres se veut un pionnier en la matière, et il expérimente actuellement un projet pilote, au pied de la Cordillère des Andes, dont le but est de capturer et stocker le dioxyde de carbone sous terre. Le procédé est déjà en place, et permet de stocker le carbone récupéré lors de la fermentation des raisins.

 

Ailleurs, des équipes de scientifiques expérimentent aussi ce procédé, comme à Ketzin, en Allemagne, où il est prévu d’injecter 60 000 tonnes de carbone, sur une période de deux ans à compter de l’été prochain, dans une nappe souterraine d’eau salée, à quelques 800 mètres de profondeur. Le professeur Brom, coordinateur du projet, assure que c’est un site très stable, qu’il n’y a aucun danger.

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