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Lettres d’Amérique # 9 : Un vin surprenant

Tuesday 4 August 2009

Le choix d’un vin au restaurant n’est pas chose aisée, et peut s’avérer plutôt décevant, pourtant, dans un petit restaurant de San José, j’ai eu l’occasion de déguster un vin qui m’a très agréablement surprise. La bouteille valait $20 au restaurant ($7 départ cave), soit un prix vraiment bas, mais la qualité du vin n’était d’aucune commune mesure.

Il s’agissait d’un White Zinfandel 2007, California Collection, des vignobles Beringer (situés dans la Napa Valley).

beringer-white-zin-1.jpg

White Zinfandel, certes, mais un vin rosé. Il faut savoir que le White Zinfandel n’est pas un cépage, mais Lire le reste de cet article »

Lettres d’Amérique # 8 : Nous comprendrons-nous un jour ?

Thursday 9 July 2009

Lors d’une discussion avec un expert Californien en vins, j’ai eu l’occasion d’aborder le sujet des différences de point de vue entre les Américains et les Européens, Français en tête, et aussi de ce que nous connaissons et comprenons les uns des autres. Le bilan que je peux en tirer est… qu’il y a une certaine marge d’amélioration à ce niveau.

usa-france.jpg

Que savent-ils de la France ?

On a parfois tendance à généraliser, à dire que les Américains ne connaissent rien en dehors de leur pays. C’est faux, mais il n’empêche que l’étranger n’est pas au coeur de leurs préoccupations. Ainsi, cet expert parlait de cépages d’origine française, mais n’avait presque jamais goûté (ou, selon son propre aveu, jamais goûté “correctement”) des vins élaborés en France à partir de ces cépages, et il n’avait aucune idée de la manière dont ils sont vinifiés en Europe.

Il paraissait très intéressé, mais n’en avait jamais eu l’occasion, et n’avait jamais pensé, de lui-même, à se renseigner à ce propos. En revanche, sa connaissance des vins Américains était excellente, et il avait quelques notions sur les vins d’Océanie et d’Amérique du Sud, qui lui semblaient plus proches et plus accessibles que les vins Européens. La notion d’accessibilité revenait souvent : les vins de France paraissent hors de portée, trop élitistes. Le mot est lâché.

Que savons-nous des États-Unis ?

Côté français, le bilan n’est pas beaucoup plus brillant. Lire le reste de cet article »

Vin : l’Inde ne la joue pas fair play

Monday 22 June 2009

Depuis un certain temps déjà, l’Inde se voit reprocher d’utiliser des pratiques protectionnistes à l’égard de son secteur des vins et spiritueux. L’Union européenne, comme les Etats-Unis et l’Australie, ont d’ailleurs déposé des plaintes auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), exigeant un abaissement des barrières tarifaires supportées par les boissons alcoolisées à l’entrée du pays.
La dernière décision en date de l’OMC donne cependant raison à l’Inde.

L’Inde ne la joue pas fair play

Afin de mieux cerner le problème en question, il est nécessaire de rappeler que l’Inde est une fédération d’États qui ont chacun un parlement et un gouvernement. La vente de boissons alcoolisées est réglementée en interne par chacun des 28 États qui composent la “plus grande république du monde”. Chaque État a donc ses propres règlementations et sa propre politique fiscale et douanière.
Pour en revenir à ce qui nous intéresse, on constate que la consommation de vin en Inde est un phénomène quasi exclusivement urbain puisqu’elle se réalise à plus de 90% dans les villes de Delhi, Mumbai, Kolkata, Chennai et Bangalore, quelques capitales étatiques, Goa et enfin partout où se trouvent les grands hôtels de luxe. Il existe le cas particulier de certaines îles où la consommation boissons alcoolisées est répandue et qui sont soumises à des régimes spéciaux.

Pour les professionnels du secteur, travailler en Inde c’est un peu comme travailler dans une trentaine de pays différents. Plus particulièrement, la consommation de vin étant assez exclusive et réduite, notamment par rapport à celle de bière ou de spiritueux, les volumes sont petits. La faible importance économique de la filière vin est sans doute la raison pour laquelle les régulateurs n’y ont pas prêté une grande attention avant de la soumettre aux mêmes modalités d’importation que les spiritueux ou la bière.
Le problème date de juillet 2007 lorsque le gouvernement national, cédant à la pression de l’OMC, a retiré le “mutli-tier Additional Customs Duty” qui pesait sur les exportations de vins et spiritueux à destination de l’Inde. Le droit de douane pour ces produits a ensuite été augmenté de 100% à 150%. Au même moment passait un texte de loi permettant au gouvernement de chaque État d’imposer une taxe supplémentaire sur l’importation de ces produits, équivalente à celle prélevée sur les vins produits nationalement.

Ces surtaxes ont contribué à rendre le marché très hermétique et à décourager les exportateurs. Les droits de douane, surtaxes d’État comprises, pouvaient atteindre 550%, un niveau que les syndicats professionnels américains et européens considèrent exagéré. Le gouvernement de l’État de Tamil Nadu est sans doute celui qui est allé le plus loin dans cette politique protectionniste puisqu’il a tout simplement fermé son marché à tous les vins et spiritueux qui ne sont pas de provenance indienne.

Des accusations justifiées

Un des rares endroits où il était encore possible d’acheter du vin à des prix raisonnables en Inde était dans l’État de Karnataka. Les taxes sur la vente de vins étrangers y étaient les mêmes que pour les vins nationaux. Poussé par le lobby des wineries locales qui demandaient à ce que la production indienne soit protégée de la concurrence étrangère envahissante, le gouvernement d’État a élaboré une nouvelle taxation Lire le reste de cet article »

Lettres d’Amérique # 7 : Du chocolat spécial vin

Monday 15 June 2009

On trouve toutes sortes de choses aux États-Unis. Voici donc l’histoire des chocolats créés et vendus spécialement pour s’accorder avec le vin, trouvés au détour d’un magasin de sucreries au cœur de San Francisco.

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Dans le paquet, on trouve du chocolat qui s’accorde avec du cabernet (sauvignon, selon toute vraisemblance), du merlot, ou du zinfandel, sous forme de petites pépites de diverses teneurs en cacao. Si l’on en croit les fabricants, c’est le zinfandel qui ira le mieux avec  les chocolats les plus forts, tandis que les deux autres cépages ne pourront supporter que des chocolats légers et doux, avec peu d’amertume.

Le verdict ?

Ces chocolats ont été testés dans un restaurant, à la fin du repas, avec un verre de chacun des vins mentionnés ci-dessus, comme prescrit par le fabricant. Nous n’avons pas réussi à obtenir plus d’informations sur l’origine exacte des vins, si ce n’est qu’ils sont bien élaborés à partir des cépages demandés, et qu’ils proviennent de la Napa Valley exclusivement. Pour le reste, il s’agissait apparemment de leur sélection “au pichet”, ou au verre, mais le serveur n’avait pas plus d’indications à nous donner.

De prime abord, l’accord n’est pas mauvais. On arrive toujours à discerner les qualités du chocolat, celles du vin, et l’ensemble n’est pas déplaisant. Vous l’aurez compris, les avis sont plutôt mitigés sur la question.

Le chocolat est bon, mais sans plus : à ce prix-là, nous nous attendions à une meilleure qualité, mais il faut croire que nous avons avant tout payé pour le concept, plus que pour le chocolat en lui-même. Le vin, lui, n’est pas d’une très grande qualité non plus : problème inhérent au vin en question ou simple souci d’adaptation au goût américain, assez différent de nos habitudes européennes ?

Nous proposons à des américains de la table voisine de goûter l’accord : ils sont unanimes, ne trouvent rien à redire ni au vin ni au chocolat, et adore le mélange des saveurs. Les Européens seraient-ils des pinailleurs ?

Lettres d’Amérique # 5 : un américain qui achète du vin

Tuesday 31 March 2009

En examinant le réseau de distribution du vin aux États-Unis, on constate que la majorité des ventes est effectuée dans les supermarchés. Il semblait donc logique de se rendre dans un tel endroit, et de voir de quelle manière le vin y était vendu et présenté, afin de savoir s’il y a des différences avec l’Europe. Verdict : il y a une différence, et de taille.

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Dans un supermarché européen, le rayon vin est organisé en fonction des pays et régions d’origine. Cela semble tellement évident que personne n’y prête attention. Le consommateur européen a dans l’esprit que le vin doit être rangé selon sa provenance, que c’est là le trait caractéristique d’un vin, qui le définit en premier lieu.

Visite d’un supermarché américain

Aux États-Unis, c’est loin d’être le cas. En effet, le rayon est organisé par cépages. Il faut savoir que la plupart des vins sont monocépages, et qu’il est très rare d’en trouver qui soient assemblés au point que le cépage dominant soit présent à moins de 85% (c’est à partir de cette proportion que l’on peut officiellement nommer une cuvée par son cépage dominant aux États-Unis). C’est là le premier critère de définition d’un vin, bien avant sa provenance. Lire le reste de cet article »


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