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Le vin et la publicité

Monday 31 August 2009

Point de questions légales aujourd’hui, mais de la publicité à l’état pur. A l’échelle mondiale, où en est la publicité pour le vin ? Quels sont les atouts des producteurs pour faire parler d’eux et de leurs produits ? Quelle est leur stratégie pour faire vendre leurs vins ?

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Pas de publicité, ou presque

A titre de comparaison, aux Etats-Unis, sur le premier semestre 2007, 43 millions de dollars ont été dépénsés en publicité dans l’industrie du vin. C’est certes un chiffre important, mais tout est relatif : sur la même période, 233 millions de dollars ont été dépensés en publicité pour des alcools, et 516 millions pour de la bière. On peut donc à juste titre affirmer que les professionnels du vin ne font quasiment pas de publicité.

D’un autre côté, le consommateur, l’acheteur final, doit régulièrement faire face à un rayon où des dizaines, des centaines de bouteilles se côtoient, et il doit en choisir une. Il peut demander conseil, ou alors connaître déjà certains vins, avoir une idée précise de ses envies cependant, dans la grande majorité des cas, il ne sait pas.

Pourquoi une plus qu’une autre ? Quelle est la différence ? Réponse : la différence se trouve sur l’étiquette. Lire le reste de cet article »

Vins contrefaits : vous êtes faits !

Monday 11 May 2009

Comme nous l’avions mentionné dans un précédent article, la contrefaçon n’a pas épargné le secteur des vins. Il semble même que les contrefacteurs y voient un terrain propice à la diversification de leurs activités.
Les réseaux mafieux ne sont d’ailleurs en aucun cas les seules forces en présence puisqu’on constate une certaine démocratisation de la fraude. Il faut bien admettre que les sites d’enchère en ligne, qui souffrent tout autant que la filière vin de cette perte de crédibilité, rendent la vente de faux “grands crus” plus accessible. En septembre dernier, un couple d’ardéchois a été condamné à huit mois de prison avec sursis et au versement de 13 101€ de dommages et intérêts suite à la vente de quelques 200 fausses bouteilles Châteauneufs-du-Pape. La simplicité des méthodes employées par les escrocs pour monter cette entreprise inquiètent aussi bien les amateurs de vin que les producteurs.

Chaque année, la contrefaçon ferait perdre 200 millions d’euros à la filière vins et spiritueux française, une tendance qu’il semble urgent d’inverser compte tenu de l’évolution rapide des techniques de falsification et la croissance du nombre de contrefacteurs. Plus inquiétant encore, certains vins contrefaits comportent des éléments chimiques de nature à altérer la santé des consommateurs. En 2007 déjà, le député de la Marne Philippe-Armand Martin avait demandé à ce que des mesures soient prises par le gouvernement pour lutter contre ce problème avec comme ligne directrice les propositions mentionnées dans le rapport de l’Imprimerie Nationale relatif à la contrefaçon des vins.

Aujourd’hui, où en est-on dans la lutte face aux contrefacteurs ?

Les vins contrefaits sont faits !

Le secteur se dote d’un armada high-tech contre les fraudeurs

Vous avez certainement entendu parlé du LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde mis en route le mercredi 10 septembre 2008 à Genève. Pour ceux qui en doutaient, nous lui avons trouvé une utilité pratique ! Il exploite en effet une technologie similaire à celle développée par le CNRS et qui fournit une méthode de datation des bouteilles de vin en les soumettant à un faisceau d’ions. Une innovation qui permet de vérifier aussi bien l’ancienneté des bouteilles que leur provenance et donc d’authentifier le cru. Intéressant donc.

Oui mais voilà, certains fraudeurs peuvent se procurer, via ebay ou tout simplement par le vol, des échantillons de bouteilles originaux et remplir de piquette le flacon “grand cru”. Conscients du risque, certains domaines se dotent d’un moule de bouteille original pour leurs vins les plus prestigieux. Contrefaire une étiquette, c’est une chose, contrefaire une bouteille en est une autre : coût estimé 350 000€.

Vous connaissez peut être le dicton anglais “every cloud has a silver lining”. Il semblerait que les vignerons aient trouvé le “silver lining” (le côté “positif” s’il en est) des essais nucléaires menés par l’homme dans les années 50 et de l’accident de la centrale de Tchernobyl. Un procédé utilise en effet le nucléaire (plus précisément le Césium 137, un élément radioactif artificiellement créé par ces événements) absorbé par les vignes pour déterminer la datation du vin. Une idée utile pour déterminer l’authenticité des vins. Cela dit, le problème reste posé pour les vins datant d’avant les années 50.

Une autre méthode utilisée par la Répression des fraudes permet de mettre en évidence la chaptalisation (ajout de sucre) ou encore l’origine géographique du vin. Le spectromètre à résonance nucléaire analyse d’une part la quantité de carbone et d’hydrogène contenu dans le vin, ce qui permet de savoir si le sucre provient du raisin ou s’il a été ajouté a posteriori. Dans un deuxième temps, l’analyse se fonde sur l’isotope oxygène 18 pour déterminer l’origine géographique du vin. Les caractéristiques de l’eau présente dans le vin dépendent en effet des conditions climatiques dans lesquelles les raisins ont été cultivés.

Pour les aficionados de gadgets originaux, l’institut de microélectronique de Barcelone a mis au point une “langue électronique” capable de détecter quatre cépages différents : le chardonnay, le malvoisie, l’airén et le macabeu. Cet outil transportable peut détecter l’ajout de 20% d’un autre cépage dans une bouteille. Elle serait également capable de reconnaître les millésimes 2005 et 2007. Une innovation qui fait sourire les œnologues mais qui pourrait bien séduire les éternels suspicieux.

Plus largement, de plus en plus de châteaux font en sorte de pouvoir suivre leurs bouteilles en numérotant les étiquettes ou en y faisant figurer un logo en filigrane. Ces techniques permettent au consommateur averti d’identifier le domaine d’origine de la bouteille et de distinguer le vrai du faux.

Les bienfaits d’un système mi-préventif, mi-répressif

Hologrammes, spray ADN, codes barres, cryptogrammes sont des outils génériques mais efficaces pour se protéger les attaques de contrefacteurs. Il s’agit certes davantage d’une politique de dissuasion que d’une réelle solution au problème mais ils ont l’avantage de rendre la contrefaçon plus coûteuse à réaliser. Face ce type de fraude la sensibilisation du consommateur, la surveillance des marchés, la formation des autorités de police, la coopération avec les pouvoirs publics et les actions en justice semblent les meilleurs moyens à retenir sur le long terme. Ils constituent un système mi-préventif, mi-répressif capable d’apporter des résultats au plus vite. Les domaines doivent profiter de la relation de confiance qu’ils entretiennent avec leur clientèle afin d’exposer la situation et véhiculer les rudiments du principe de précaution. La prochaine fois que vous ferez l’achat d’une bouteille et pour ne pas tomber dans la paranoïa, appliquez donc la méthode Reagan : “Trust, but verify”.

Rions un peu

Friday 12 December 2008

Nos amis vignerons américains sont parfois doués pour trouver des noms originaux pour leurs vins. Petite sélection qui prête à rire, mais qui peut aussi scandaliser les plus virulents défenseurs de nos chers vins français.On commence par un grand classique, les Goats do Roam (phonétiquement, les Côtes-du-Rhône), un vin originaire, comme son nom ne l’indique pas, d’Afrique du Sud :

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Bordeaux n’est pas en reste, et souffre quelque peu de la notoriété de ses Sauternes outre-Atlantique, avec ce Château d’Yquem – pardon, Château Y’Quem -, originaire de Californie, ainsi que le Haut-Sauternes, produit dans l’Ohio. Lire le reste de cet article »

L’étiquette : le vin en image

Monday 9 June 2008

Apprendre à lire une étiquette est le premier pas vers l’apprentissage du vin, de son monde, de sa culture. Mais quand on lit une étiquette, il n’y a pas que le fond qui compte, la forme nous influence aussi beaucoup, que nous en soyons conscients ou non.

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Une étude de marketing a à ce sujet mis à jour des liens entre le design d’une étiquette et ce que ce design va induire sur comment nous pensons que ce vin sera. La première conclusion est que l’étiquette en dit déjà très long, qu’importe le texte qu’on peut y lire, déjà parce que nous la voyons dans un moment où nous y sommes particulièrement réceptifs (nous sommes alors déjà engagés dans un processus de décision pour choisir notre bouteille).

Pour mener l’expérience, les chercheurs ont choisi 160 étiquettes et ont demandé à 125 experts en graphisme de les qualifier, les critères en ressortant étant massif-gras, contrasté, naturel, délicat et abstrait. Puis ces étiquettes ont été montrées à 268 consommateurs de l’état de l’Oregon, aux États-Unis, qui devaient répondre à 15 questions pour définir la personnalité du vin et de sa marque.

Il en ressort qu’un design naturel va pour un vin sincère, de qualité, sophistiqué, mais pas très attirant, et assez cher. Lire le reste de cet article »

Don’t drink, baby !

Tuesday 25 March 2008

Nous avons en France le joli logo qui rappelle gentiment à la gent féminine que l’alcool est déconseillé pendant la grossesse. Nous ne sommes pas les seuls, même si ce n’est pas une très grande source de consolation.

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Il y a bien sûr les États-Unis, champions du genre, avec des logos, des informations nutritionnelles diverses et variées, et ainsi de suite. Au grand dam des vignerons français qui exportent leur chère production outre-Atlantique. C’est dans de tels moment que l’on rend grâce aux contre-étiquettes, qui permettent aux vignerons de garder une étiquette qui soit agréable à voir et à lire.

Il y a maintenant la Nouvelle-Zélande et l’Australie, qui se joignent à ce merveilleux mouvement. Il sera désormais obligatoire d’indiquer sur les bouteilles que consommer de l’alcool, quand on est enceinte, est un comportement “à risques” pour le fœtus. Au cas où on aurait oublié. Mais leur logo est bien plus sympathique et bien moins équivoque que le logo Français.

La Suède, en revanche, semble tirer son épingle du jeu. En effet, les autorités nationales sont revenues récemment sur une directive qui déconseillait l’alcool aux femmes qui allaitent, en disant qu’un ou deux verres de vin, de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Mais la question suivante se pose : n’est-il pas dangereux de communiquer sur la possibilité de boire de l’alcool sans danger pour le nourrisson ? La limite n’étant pas très claire entre ce qui est risqué et ce qui ne l’est pas, ne vaut-il pas mieux faire l’apologie de l’abstinence, la transgression restant non-dangereuse ?

En tout cas, ce qu’on peut se dire, au vu de toutes ces initiatives, c’est que, si elles sont si nombreuses, c’est peut-être parce qu’elles sont nécessaires, et qu’elles ont un réel effet ? C’est-à-dire : il est possible que les gens n’aient effectivement pas conscience du danger de l’alcool pour un fœtus ou un nourrisson. Dans ce cas-là, c’est dès l’école qu’il aurait fallu s’y prendre, lors de l’éducation des jeunes femmes, mais mieux vaut tard que jamais… Et mieux vaut le dire sur chaque bouteille que risquer qu’on passe à côté de ce joli petit message sanitaire.


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