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Articles taggés avec ‘primeurs’

Investir en bourse ou dans les primeurs?

Tuesday 21 October 2008

 Si l’époque des primeurs est passée, la crise financière bat son plein et certains petits épargnants regrettent sûrement de ne pas avoir liquidés leurs actions au printemps pour investir dans les primeurs. A cette occasion nous nous livrons à ce petit exercice de raisonnement : vaut-il mieux investir en bourse ou dans les primeurs?Je tiens tout de même à préciser en préambule que le vin est fait pour être bu et pas pour spéculer…

Selon vous, quel est le lien entre vous et le directeur financier d’une entreprise du CAC 40 ? Entre vous arpentant les allées du magasin de votre caviste préféré et un trader s’agitant à Wall Street ? Simplement, il s’agit de la manière dont vous gérez ce que vous avez. En l’occurrence, pour eux, de l’argent, des actions, des projets d’investissement. Pour vous, des bouteilles, et une cave.

Vin et finance de marché

Inconsciemment, votre cave obéit aux lois de la finance de marché, comme un fonds où vous auriez placé de l’argent. Grâce aux principes de base de la finance, d’ailleurs, on peut même déterminer si vous avez réalisé une bonne ou une mauvaise opération, d’un point de vue strictement pécuniaire : entre avoir acheté ce vin il y a 10 ans, l’avoir gardé en cave jusqu’aujourd’hui, et avoir investi la somme sur un livret A (ou autre) pendant ces mêmes 10 ans, et acheter la bouteille aujourd’hui dans le commerce, avez-vous fait le bon choix ?

Dans la même veine, avez-vous raison d’acheter en primeur ? Le caviste qui vous rembourse vos primeurs au prix d’achat parce qu’il a mal prévu son stock est-il en train de vous arnaquer financièrement ? Vaut-il mieux investir dans le vin, l’immobilier, ou les cours boursiers ? Réponses dans la suite de l’article !

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Les vins du millésime 2008 en grand danger

Tuesday 22 April 2008

Après avoir parlé des millésimes 2007 pendant quelques temps, voici un premier aperçu de ce que risque d’être 2008.

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La Loire : peu de chances de s’en sortir

2008 en Loire risque fort d’être une catastrophe pour certains vins. C’est une très mauvaise nouvelle pour les vignerons de la Loire, qui ont déjà connu plusieurs millésimes difficiles ces dernières années, même s’il leur reste encore une chance de voir ces dégâts minimisés.

Certains se rappelleront le millésime 1991, où il avait fortement gelé, tard dans l’année (seconde moitié du mois d’avril), ce qui avait totalement ruiné les vignes, en endommageant trop sévèrement les bourgeons qui venaient à peine de sortir. Pour 2008, le schéma risque d’être le même, mais le gel étant arrivé plus tôt, il reste une chance que la situation s’améliore, s’il y a un second débourrement, à savoir la sortie d’une seconde génération de bourgeons.

On se rappellera aussi que les millésimes 2006 et 2007 n’ont pas été particulièrement brillants, avec des récoltes plus faibles que les années précédentes. Lire le reste de cet article »

Bordeaux Primeurs 2007 : la rive gauche

Tuesday 15 April 2008

Sur la rive gauche, la rive des grands crus classés, des crus bourgeois, donc, grande hétérogénéité, et moins de belles réussites comme on aura pu en trouver sur la rive droite.

Margaux donne comme toujours de l’élégance, de la finesse, mais manque presque toujours d’ampleur, de concentration, avec des tanins un peu secs, ce qui fait que, globalement, les primeurs 2007 en Margaux sont moyennement réussis, et on sent un soin important apporté à la vinification.

En Moulis, on retrouve ce manque de souplesse dans les tanins, ce manque de concentration en bouche, pour un millésime moins qualitatif que les précédents.

Les primeurs 2007 de l’appellation Saint-Julien sont encore hétérogènes, entre des vins fins, nobles, avec de la profondeur et un joli boisé, et des vins qui manquent de puissance, un peu courts, à boire rapidement.

Pauillac est dans le même tons : tanins légèrement secs, manque de complexité, de profondeur. Certains vins sont réussis, toujours rien à voir avec 2005 ou même 2006, mais ces réussites sont relatives et font écho à des vins peu travaillés, qui permettent de se rendre compte que le terroir ne fait pas tout.

Les Saint-Estèphe 2007, finalement, sont souvent joliment boisés, avec de belles notes de fruits rouges et une maturité appréciable, mais certains domaines déçoivent avec des vins où le bois est trop fort, la concentration moyenne, et les tanins secs.

La conclusion c’est donc que, pour les primeurs 2007 plus que sur tout autre millésime, il va falloir se fier aux conseils des dégustateurs, la qualité des vins pouvant varier énormément d’une parcelle à l’autre selon le soin apporté par le vigneron à ses vignes et à la vinification.

Bordeaux Primeurs 2007 : la rive droite

Monday 14 April 2008

La rive droite du Bordelais (Saint-Emilion, Pomerol et Fronsac) donne en 2007 des vins globalement plus séduisants, plus charmeurs, que la rive gauche. On note de grandes différences entre des vins d’une même appellation, mais il en résulte que certains vins sont très réussis, bien plus que la grande majorité de ceux de la rive gauche.

A Saint-Emilion, comme un peu partout ailleurs, la qualité des primeurs 2007 est très hétérogène, entre de belles réussites, et des déceptions. Les vins les plus réussis sont fruités, gourmands, avec des tanins souples, et de la fraîcheur. Cependant, ils manquent encore de longueur, faute d’un millésime au temps favorable.

A Pomerol, on trouvera surtout des vins agréables, faciles à boire, sur le fruit, mais à boire assez rapidement, leur potentiel de garde n’étant pas très grand. Les meilleurs sont complexes, très élégants, avec des tanins fins à très fins.

A Fronsac, les choses sont un peu différentes, du fait du manque de notoriété et de reconnaissance actuel de l’appellation. Face à de tels problèmes, les producteurs réagissent en proposant une meilleure qualité, en apportant plus de soins à l’élaboration de leurs vins et en faisant plus d’efforts sur leur qualité. Ampleur, élégance, concentration et des tanins fermes caractériseront donc ces vins, avec de bonnes surprises, mais toujours dans le ton du millésime 2007, c’est-à-dire encore bien loin de 2005 ou 2006.

Bordeaux Primeurs 2007 : les blancs

Friday 11 April 2008

La météo en 2007 à Bordeaux, fortement pluvieuse en été, mais plus sèche en septembre et octobre, a bénéficié aux cépages blancs (sauvignon, sémillon…), qui ont révélé un grand potentiel lors de la semaine des présentations en primeurs.

Les vins blancs secs

Les sauvignons ont particulièrement profité de la météo de 2007, et offrent aujourd’hui une très belle fraîcheur. Déjà lors de la mise en cuve, des propriétaires les annonçaient “très aromatiques”. Le millésime semble donc plus que prometteur.

La bonne nouvelle, c’est que, les dernières années, les blancs bordelais ont été éclipsés par leurs homologues rouges, mais 2007 risque de redorer leur blason et d’amener le public à s’y intéresser à nouveau. En effet, on a pu souvent entendre des amateurs dédaigner ces vins, très secs, un peu pâles sur le plan gustatif, et leur préférer des blancs d’Alsace, de Loire, de Bourgogne, de la Vallée du Rhône, du Languedoc, de l’étranger… Le millésime 2007 sera donc une belle occasion de provoquer un regain d’intérêt pour ces vins, d’amener les amateurs à les redécouvrir dans de superbes conditions.

Les vins blancs liquoreux

Pour les liquoreux, 2007 peut d’ores et déjà être qualifié de millésime exceptionnel. Plus encore que d’autres châteaux, et surtout plus que d’autres années, le Sauternes du Château d’Yquem, en 2007, sera un très très grand vin, et risque fort de s’arracher sur le marché : on pressent même un 100/100. Pour ceux qui voudraient en profiter, et acquérir ce vin qui promet d’être inoubliable, mythique, il va falloir sortir le porte-monnaie.

Mais même si l’on n’a aucun doute sur la qualité du produit fini, d’ici plusieurs années, on est toujours en droit de se demander, avec de tels vins, si ce n’est pas un peu exagéré. D’aucuns diront que non, mais 400 euros, si ce n’est qu’une bouteille de vin pour certains, pour la plupart cela reste un investissement, une chose qu’ils ne pourront se payer qu’une fois, pour laquelle ils font des sacrifices sur d’autres postes budgétaires. La question, c’est de savoir si, quitte à dépenser cette somme en vins, préférez-vous le faire sur une seule bouteille, exceptionnelle, un vin au goût de paradis, ou acheter quelques caisses de vins fabuleux mais abordables.


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