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Articles taggés avec ‘vin’

S’intéresser au vin n’est pas tous les jours évident

Thursday 26 June 2008

On entend souvent aux étrangers reprocher à la France la complexité de sa filière vitivinicole. Après avoir vécu quelques années dans des régions viticoles, m’être familiarisée progressivement avec les appellations, les crus, etc., je pensais maîtriser les fondamentaux. Mais c’était sans suspecter la partie immergée de l’iceberg…

paperasse.jpg

La partie que je connais, c’est celle du consommateur : la hiérarchie entre les régions, les appellations, les crus. Je connais les principales régions viticoles de notre pays, et j’arrive généralement à placer une appellation dans une région. En gros, je sais lire une étiquette, en connaissance de cause. Et j’ai même une connaissance basique des cépages. Sans pour autant que mon savoir “pratique” (la dégustation, le savoir des sens) soit très étendu.

La partie immergée de l’iceberg

Bien entendu, je soupçonnais l’existence d’une partie immergée, avec des tonnes de décrets, de formulaires, de démarches administratives, d’intermédiaires, etc. Sans avoir la moindre idée de la taille et de la complexité dudit iceberg.

Je suppose que pour nos lecteurs professionnels du monde du vin, ces rouages n’ont déjà plus aucun secret, ou presque. Mais essayez d’imaginer : quelqu’un qui ne connaît que très vaguement l’INAO et son organisation, et qui se retrouve nez à nez avec la loi d’orientation agricole de janvier 2007, son ordonnance de décembre 2007, et le décret d’application de janvier 2008 (surtout le décret d’application, en l’occurrence). Lire le reste de cet article »

Nouveau site de vente de vin : le livreur de vins

Tuesday 24 June 2008

On a tous le numéro d’un livreur de pizzas/sushis/chinois/autre noté quelque part chez soi, que ce soit sur un prospectus qu’on a gardé ou carrément dans le répertoire de notre téléphone. Mais a-t-on le numéro d’un livreur de boissons, en cas de besoin ?

Pourquoi un livreur de boissons ? Parce que, souvent, les sodas proposés par le livreur de pizzas ne suffisent pas à satisfaire notre soif. Et surtout parce qu’une pénurie est vite arrivée, surtout sur Paris, où on n’a pas toujours les moyens d’avoir plusieurs bouteilles et autres apéritifs de côté “au cas où”.

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C’est là qu’Allo Apéro entre en jeu. En moins de 45 minutes, sur Paris et quelques villes de la très proche banlieue, on vous livre à domicile, moyennant quelques euros, des bouteilles d’à peu près tout ce dont vous pourriez avoir besoin, là, tout de suite.

Pour le vin exact que vous recherchez et les alcools un peu originaux, il fallait s’y prendre à l’avance mais le choix devrait permettre de pallier à tout manque. Et ils livrent toute la nuit, ce qui est une bonne nouvelle, étant donné que la vente d’alcool sur Paris, en magasin, est interdite après 21h. Lire le reste de cet article »

Journalistes et vignerons : le dialogue impossible?

Monday 23 June 2008

Entre critiques et vignerons la communication a parfois du mal à passer, c’est le moins qu’on puisse dire après avoir lu l’article de Christine Ontivero qui s’insurge contre le refus de certains domaines d’envoyer des échantillons aux journalistes. Il y a là un vrai débat : petit rappel des arguments et enjeux.

 

wine-tasting1.jpg

La position des journalistes et critiques

Christine Ontivero dénonce les vignerons qui ne répondent pas aux appels à échantillons (qui sont la norme, dans la filière), « soit par paresse, soit parce qu’ils sont convaincus que, de toutes façons, les journalistes parleront d’eux tellement ils sont au-dessus des autres ! ». Les échantillons sont pour les journalistes un moyen d’avoir un aperçu des produits afin de les commenter dans leurs articles ou guides sans avoir à se déplacer.

Pourtant, les producteurs préfèrent souvent laisser les journalistes venir déguster sur place « dans un contexte privilégié », les forçant ainsi à « rentrer dans leur jeu ». La solution, toujours selon l’auteur de l’article, serait donc de ne pas mentionner les producteurs qui n’envoient pas leurs échantillons de façon à les obliger à rentrer dans le rang.

La discussion se poursuit chez les journalistes et critiques, notamment avec François Mauss et Michel Smith.

Selon le Président du Grand Jury Européen, les magazines comme le Point qui publient une partie « Vins » deviennent de véritables concurrents face aux journaux spécialisés comme la RVF. Ces critiques viticoles professionnelles doivent ainsi impérativement traiter de l’information « à la mode » et n’ont pas d’autre choix que de parler par conséquent de ces viticulteurs stars. Or, ce sont justement ces viticulteurs stars qui sont dénigrés par Christine Ontivero dans son article.

Pour sa part, Michel Smith assure que « pour beaucoup, les “grands” vins ne sont que des étiquettes, et dans ce cas, on juge des noms, au point d’en oublier le vin ». Michel Smith nous fait comprendre que ces viticulteurs craignent que leurs produits soient comparés, car leur renommée est souvent supérieure à leur qualité…

Quelques nuances : ce que veulent les vignerons

Premièrement, il faut prendre en compte le fait que les producteurs n’aiment généralement pas envoyer des échantillons car ils ne contrôlent plus totalement la qualité et la façon dont est conditionné leur produit. Un échantillon peut, avec le transport, ne plus représenter le vin tel que le producteur le voudrait (même s’il se rapproche du coup de ce que le consommateur va au final acheter et déguster).

Deuxièmement, certains domaines ont certainement des stratégies de communication différentes. L’article de François Mauss met ce phénomène en avant : « un beau paragraphe dans le Monde, le Figaro, le Point, l’Express a plus de poids que deux pages dans la RVF ». Voilà peut-être ce que recherchent les producteurs fustigés dans l’article, quitte à délaisser les journalistes spécialisés pour jouer « plus gros ».

Troisièmement, je pense que dans certains cas, le vin est considéré comme un produit de luxe c’est à dire un produit qui incorpore une part de rêve et le plus souvent aussi d’histoire. Les grands couturiers n’envoient pas des échantillons de leurs créations, et les journalistes sont présents aux défilés. Comme le créateur, le producteur veut raconter son histoire, mettre sa mise en scène, faire défiler ses crus pour les montrer sous leur meilleur éclairage.

Toujours est-il que ça ne nous prémunit pas contre le comportement des vignerons stars décriés par Christine Ontivero qui se contentent de laisser les critiques choir toutes crues dans leur bec, et se dispensent de toute communication voire de sympathie.

Le vin du légionnaire

Thursday 19 June 2008

A Puyloubier, sur les pentes de la Montagne Sainte Victoire, si chère à Cézanne, il existe un domaine hors normes, où les vignerons sont… des légionnaires. Enfin, des anciens soldats, vétérans ou invalides, pour qui le retour à la vie de civil était trop dur, et à qui la Légion offre un hébergement, une prise en charge, et un travail.

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Et ce travail est pour le moins productif, puisque ce sont près de 40 hectares de vignes qui sont cultivés, et qui donnent chaque année 300 000 bouteilles de vin qui viennent garnir les tables des mess des casernes du monde entier.

Aujourd’hui, ces vins sont disponibles à la vente, sur le site de la Légion Étrangère, et les produits de ces ventes seront reversés à un fonds destiné au financement du domaine et de la prise en charge de ces anciens soldats.

Vous pouvez donc vous procurer, en ligne, du vin AOC à partir de 3,30€ la bouteille, ou, pour les plus généreux, des coffrets “Camerone” (16,50€) ou encore des bouteilles de la cuvée “Esprit de corps” (6 ou 7€). Au total, ce sont 10 vins ou coffrets qui sont proposés à la vente, mais il est aussi possible de faire directement un don à la Légion.

Si le vin peut symboliser ledit “esprit de corps”, la fraternité, le partage, on préférera tout de même voir couler le vin à flots, plutôt que le sang, qui reste, ne l’oublions pas, le cœur de métier des régiments de la Légion Étrangère française.

États-Unis : le marché bloqué par des contraintes administratives

Friday 13 June 2008

Le cauchemar du vigneron, à n’en pas douter, est sûrement la paperasse (si on excepte les catastrophes naturelles et la prohibition, évidemment). Des centaines de formulaires à remplir, les taxes, les douanes, les impôts, les appellations… On connaît tous ça, mais on est bien loin d’imaginer le calvaire des producteurs de vin aux États-Unis.

Carte Régulation des expéditions de vin aux Etats Unis


La régulation des expéditions

Aux États-Unis, le trait important du marché du vin est qu’il n’est pas possible d’envoyer de l’alcool où on le désire : les expéditions et livraisons sont régulées par les États, qui ont chacun leur propre politique. Sur 51 États, ils ne sont donc que 37 à permettre la livraison de vin sur leur territoire, depuis un vendeur situé dans un autre État.

Et la situation ne semble pas en voie d’amélioration, puisque l’Illinois, un des plus gros marchés pour le vin aux États-Unis, vient de fermer ses frontières : depuis le 1er juin, seuls les “producteurs de vin” sont autorisés à y expédier du vin, Lire le reste de cet article »